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Politique

Yennayer est déclaré jour férié: Tamazight; de nouveaux acquis, mais…

Le gouvernement vient d’annoncer que la journée de Yennayer est désormais chômée payée à compter du 12 janvier 2018.

Ali Ajennadh

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Yennayer. Manifestation pour revendiquer Tamazight langue officielle

Après des semaines de mobilisation, le pouvoir a fini par infléchir. Le Conseil des ministres, réuni mercredi et à la surprise générale, a répondu favorablement à toutes les revendications portées par les manifestants de la Kabylie, de ces derniers jours. Il ne s’agit certes pas d’actions concrètes, mais les intentions exprimées par le chef de l’Etat sont presque conformes à toutes les revendications portées par la rue. En plus de la très symbolique fête de Yennayer érigée en fête légale, dont la journée est chômée pour l’ensemble des salariés, les autorités ont abordé la lancinante question de l’académie de la Langue Amazighe et la généralisation de l’enseignement de Tamazight.

Tout n’est pas fait. Mais le pouvoir a pour une fois répondu très vite à des revendications pourtant portées à de longues dates. Il a donc fallu des troubles, des manifestations, pour que Yennayer soit déclaré « jour férié ». Il a fallu, également, que la rue gronde pour que le pouvoir daigne «accélérer» le processus législatif menant vers l’élaboration de l’académie de la Langue Amazighe. Quant à la généralisation de l’enseignement de la Langue Amazighe, les autorités ont l’habitude de montrer de telles dispositions. Sur le terrain, et malgré une réelle avancée ces dernières années, le processus est très lent et semé d’embûches.

Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Mais la réalité nous a souvent montré qu’entre les discours et la réalité, il y a souvent un fossé difficile à combler. Car, rien qu’au sujet de la généralisation de l’enseignement de la Langue Amazighe, il est légitime de se poser la question sur les réelles volontés du pouvoir surtout que pour l’instant, l’enseignement de cette langue n’est pas obligatoire. Un statut qui pousse des milliers d’Algériens à refuser d’intégrer cette matière dans leurs agendas. Et les exemples de ces ratés, que les militants de la cause identitaire qualifient de manque de volonté, ne manquent pas !

Cela démontre qu’il faudra attendre des actions concrètes pour savoir si les autorités ont réellement la volonté de promouvoir la Langue Amazighe ou il ne s’agit que d’une volonté de calmer les esprits…

Politique

Le directeur de campagne de Benflis à Tizi Ouzou démissionne

Saadi Hanouti, directeur de campagne à Tizi Ouzou pour le compte de Ali Benflis, candidat à la prochaine présidentielle du 12 décembre, vient de démissionner de son poste de directeur de campagne.

Bouzid ICHALALENE

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Ali Benflis, président du parti Talaie El Houriat

Ainsi, Saadi Hanouti a décidé de quitter son poste de directeur de campagne « suite aux appels exprimés vivement par les citoyens de la wilaya de Tizi Ouzou » lit-on dans un communiqué rendu public par sa famille et le comité de son village sis à Bouzeguène.

Ces dernier jours, Saadi a subi beaucoup de pressions par la population de cette wilaya qui lui a demandé son retrait.

La direction de campagne du candidat dit « n’avoir rien reçu de la part de Saadi Hanouti« .

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Politique

ABEF, la note qui risque de provoquer des pénuries et une flambée des prix

Avec toutes les lois et décrets régissant le commerce extérieur, alourdissant cette activité et occasionnant des surcoûts inutiles aux produits importés, une nouvelle mesure entrera en vigueur le 31 décembre 2019. Cette mesure est à ajouter au chapelet de lois de la LFC 2020 adoptées par l’APN.

Kenza Ait Bachir

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Le Président de l'association des producteurs algériens des boissons (APAB), Ali Hamani a affirmé, en marge de la Conférence de presse tenue mardi,  19 février au siège de la NCA Rouiba, à Rouiba, que l'export demeure un moyen impératif pour l'entreprise afin d'assurer sa pérennité.  
© DR | Photo port d'Alger (archives)

Dans un courrier, daté du 30 septembre dernier et adressé aux banques, l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers (ABEF) informe de nouvelles dispositions mises en place pour la gestion du commerce extérieur, c’est-à-dire les importations. Le courrier, portant références 479/DGC/2019, concernait les importations en CKD/SKD de téléphones mobiles ainsi que les produits électroménagers dans un premier temps, puis devrait être élargi à toutes les importations au plus tard le 31 Décembre 2019.

Les nouvelles dispositions émises par l’ABEF ont trait, principalement, au payement des importations « Le paiement de ces importations devra se faire exclusivement par différé de paiement avec un délai obligatoire compris entre neuf (9) mois au minimum et une année (360 jours) au maximum » est-il annoncé dans le courrier.

Nouvelles dispositions ou tour de vis ?

L’étau se resserre un peu plus sur les importateurs, vu qu’auparavant la réglementation des changes pour la gestion du Comex (commerce extérieur) permettait aux opérateurs économiques d’inclure le prix du fret dans la facture, en payant en CFR (Coût et Fret). « Les importations doivent se faire exclusivement sur la base de l’Incoterm FOB », indique la note de l’ABEF qui poursuit « Aussi, il est à noter que la mesure concernant l’utilisation de l’Incoterm FOB devra être généralisée sur l’ensemble de nos importations au plus tard le 31 Décembre 2019 ». C’est-à-dire que seuls les montants déclarés pour les produits acquis seront payés et transférés en devises. Le coût du transport, maritime ou aérien, sera payé en dinars algériens aux compagnies de transport.

Pour le commun des mortels, cette décision est somme toute anodine. Seulement, les quatre ou cinq grosses compagnies maritimes internationales qui relient l’Algérie au reste du monde risquent de se désintéresser définitivement du marché algérien vu qu’ils ont déjà des difficultés à transférer, comme le leur permet la loi, une partie des gains réalisés localement. A l’avenir, qu’en sera-t-il des masses d’argent que va engendrer une telle mesure ?

D’aucuns parlent de l’abandon pur et simple de l’activité par ces géants du fret si des mesures concrètes ne sont pas prises pour leur faciliter le transfert en devises des dividendes. Prenant les devants face à un tel risque, l’ABEF recommande « Que les opérateurs œuvrant dans cette activité doivent avoir recours en priorité à la capacité nationale de transport maritime, chaque fois qu’un tel choix est possible ». Est-ce à dire que la CNAN et ses filiales pourront pallier à l’absence des grosses écuries du transport maritime ? Il n’est pas certain qu’une entreprise ne possédant que quelques navires vieillissants puisse assumer les volumes annuels à l’import.

Depuis quelques jours, les établissements bancaires prennent attache avec leurs clients pour les informer des nouvelles dispositions. Pris de court, certains opérateurs ont dû surseoir à leurs achats étrangers. De nouvelles pénuries se profilent-elles pour 2020 ?

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Politique

Mohcine Belabbas charge Gaid Salah et appelle à « intensifier » la mobilisation

Le président du RCD, Mohcine Belabbès, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour attaquer de front les véritables détenteurs du pouvoir notamment le chef de corps d’armée Ahmed Gaid Salah. Dans un communiqué rendu public, ce mardi, il indique que le dernier discours du général de corps d’armée n’est pas « rassurant » et appelle à intensifier la mobilisation pour faire front à ceux qui veulent « fermer les portes aux aspirations populaires ».

Kenza Ait Bachir

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Le pouvoir de fait est dans la « dérive » et il patauge dans « l’irresponsabilité périlleuse » pour le pays, « le manque de discernement flagrant » et « l’incompétence avérée ». Tel est le diagnostic politique fait par le président du RCD, Mohcine Belabbas, suite au nouveau discours prononcé ce mardi par le chef d’état major depuis Ouargla.

Pour Mohcine Belabbas, « spéculer et bavarder des soutiens à l’armée comme si elle était en compétition politique, alors que la campagne de répression et d’arrestation des citoyens qui manifestent pacifiquement s’accentue, ne rassure guère », assène-t-il en assurant que « c’est le mépris envers le peuple et le cynisme des dirigeants qui sont à la base de nos problèmes », poursuit le chef de file « progressiste »

Convaincu qu’il faut « mettre l’Algérie et son intérêt suprême au-dessus de toute considération personnelle, de clans ou de maintien au pouvoir« , le chef du RCD appelle à « intensifier la mobilisation pour faire barrage à ceux qui s’échinent, à travers le squat des centres de décisions, à fermer les portes aux aspirations populaires, au progrès et à la prospérité« .  « Il n’y a pas d’autres solutions viables et durables« , conclut-il

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