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Politique

Le Procès en appel du journaliste Khaled Drareni le 8 septembre à la Cour d’Alger

Yasmine Marouf-Araibi

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Le procès en appel du journaliste Khaled Drareni condamné, le 10 août, à trois ans de prison ferme et 50,000 DA d’amende, est programmé pour le 08 septembre à la Cour d’Alger, a-t-on appris auprès de ses avocats.

Poursuivi pour “incitation à attroupement non armé” et “atteinte à l’unité nationale”, Khaled Drareni a écopé le 10 août de trois ans de prison ferme et 50,000 DA d’amende. Lors du procès qui s’est déroulé le 03 août au tribunal de Sidi M’hamed, le procureur avait requis une lourde peine de quatre ans de prison ferme assortie de 100,000 DA d’amende. Le procureur a également requis quatre ans de privation des droits civiques.

Si les mêmes peines ont été requises à l’encontre des deux co-accusés de Khaled Drareni à savoir les deux militants Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, le jugement rendu le 10 août a été plus clément envers eux. En effet, les deux militants, remis en liberté provisoire le 02 juillet dernier, ont écopé de deux ans de prison dont quatre mois ferme. Ayant été placés en détention préventive depuis le 10 mars jusqu’au jour de leur libération provisoire, les deux militants ne sont pas retournés en prison. Les deux seront également jugés en appel le 08 septembre.

07 mars

Cette date marque le début de l’affaire de Khaled Drareni. C’est quand il couvrait, ce jour là, une manifestation du mouvement populaire à Alger centre que le journaliste a été arrêté. Il a été placé en garde-à-vue pendant trois jours et présenté trois fois, consécutivement, devant le juge près le tribunal de Sidi M’hamed qui lui colle et à ses co-accusés, arrêtés le même jour que lui, les deux chefs d’inculpation pour lesquels ils seront poursuivis puis condamnés à savoir : ” atteinte à l’unité nationale” et “incitation à attroupement non armé”.

Le 10 mars, alors que ses co-accusés sont placés sous mandat de dépôt, Khaled Drareni est libéré sous contrôle judiciaire. Mais sa liberté sera vite re-confisquée la fin mars quand le juge près le tribunal de Sidi M’hamed décide d’annuler la mesure du contrôle judiciaire et ordonne son placement sous mandat de dépôt.

“Khaled Drareni journaliste libre”

Faisant de sa condamnation un combat pour la liberté de la presse, les campagnes de solidarité avec Khaled Drareni se multiplient de jour en jour. En plus de celles lancées après son arrestation, plusieurs campagnes ont été lancés sur les réseaux sociaux mais aussi concrétisées sur le terrain où des sit-in ont eu lieu et ce malgré la pandémie de coronavirus. Le journaliste est devenu le symbole de combat pour une presse libre et indépendante en Algérie.

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