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Politique

Sous l’ombre de Tahar Djaout, les journalistes apportent leur soutien à Khaled Drareni

Meriem Nait Lounis

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Deux semaines après sa condamnation à trois ans de prison ferme et 50.000 DA d’amende, les campagnes de solidarité avec Khaled Drareni se poursuivent. Après ceux ayant pris place sur les réseaux sociaux, une action s’est concrétisée aujourd’hui devant la maison de la presse « Tahar Djaout » à Alger.

Le lieu du rassemblement symbolise le combat pour la liberté de la presse qui est mené depuis plusieurs années en Algérie. Non seulement il regroupe les sièges de plusieurs médias mais aussi porte le nom d’un journaliste assassiné durant la décennie noire.

« Si tu te tais tu meurs et si tu parles tu meurs, alors dit et meurs », Tahar Djaout.

Ainsi, à partir de midi, des journalistes, citoyens et militants ont commencé à affluer sur le lieu du rendez-vous. Pancarte dans une main tandis que l’autre arborait le signe de victoire en référence à la réaction de Khaled Drareni quand il a entendu son verdict.

Une fois sur place, les sympathisants ont commencé à scander des slogans en faveur de la liberté de la presse, entre autres “Libérez la presse”, “Libérez Khaled Drareni”. Parmi eux, Lamine Megnine, fondateur du site d’information “tariqnews”, qui s’est retiré un instant de la foule pour dénoncer au micro d’interlignes, les restrictions imposées à la presse algérienne. « Nous allons militer pour libérer nos confrères emprisonnés et aussi une presse libre et indépendante », a-t-il affirmé.

Même si le sit-in était dédié initialement à Khaled Drareni, les journalistes présents se sont également solidarisés avec leur confrère Abdlekrim Zghileche, poursuivi pour «atteinte à la personne du président » et «  publications pouvant porter atteinte à l’unité nationale ».Il a été condamné ce lundi à 2 ans de prison ferme.

Les protestataires ont également plaidé une justice « indépendante » à travers le slogan « presse libre et justice indépendante ». « le travail de journaliste est protégé par la constitution, si la justice emprisonne un journaliste pour avoir fait son travail c’est qu’elle ne respecte pas la constitution » regrette le journaliste Abdelmadjid Benkaci.

Pendant plus d’une heure, les militants ont dénoncé « la lourde peine qu’a frappé Khaled Drareni » avant que le rassemblement ne prenne fin sous une note de détermination à l’instar de Zoheir Aberkan qui espère voir d’autres initiatives de ce genre. ” ’Jespère de tout mon cœur que ce n’est que le début d’une série d’actions et de mobilisation pour Khaled et tous les détenus d’opinion” et ajoute  “ce que nous venons de faire aujourd’hui est très peu par rapport à ce que mérite Khaled, quand je dis Khaled , je dis aussi tous les détenus d’opinion. Ils représentent l’arbitraire de la justice”.

Pour rappel, Khaled Drareni a été arrêté le 7 mars lors ce qu’il couverait une manifestation du Hirak. Placé sous contrôle judiciaire, jusqu’à sa mise en détention provisoire en fin mars, le journaliste a été accusé « d’atteinte à l’unité nationale » et « d’incitation à attroupement non armé ».

Politique

Conseil national du RCD : « Une stratégie pour semer la peur et la terreur »

Melissa NAIT ALI

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©DR | Siège de l'RCD à Alger centre
© DR | Siège de l'RCD à Alger centre


Le conseil national du rassemblement pour la culture est la démocratie (RCD) réagit aux derniers épisodes des attaques ciblant la formation. L’interdiction de sa réunion prévue dans un hôtel de la capitale et la demande de la levée de l’immunité parlementaire de son président, Mohcine Belabbas, font partie, selon les résolutions de cette instance du RCD, de « la stratégie du pire ».


«Il s’agit dans cette opération de neutraliser le RCD pour ouvrir la voie à une hypothétique reconfiguration autoritaire de la scène nationale », estime cette instance, qui a décidé, selon un communiqué rendu public aujourd’hui, de « laisser ouverte la présente session de sa direction ».

Elle appelle, dans la foulée, « à l’unité et à la mobilisation dans l’action pacifique pour ouvrir la voie à la reprise du Hirak dans la perspective de la construction du rapport de force en faveur de la transition démocratique ».

Le Conseil national du RCD, lit-on dans le même document, estime que la politique qui « consiste à reclientéliser des acteurs du passé et à recruter de nouveaux clients issus des mêmes matrices et marginalisés à la fin du règne de Bouteflika est vouée à l’échec ».

« Elle porte les germes de l’aggravation de la corruption. La répression et l’instauration d’un état d’urgence contre toutes les libertés sont le signe que cette politique ne peut être menée sans l’instrumentalisation des services de sécurité et de la justice pour faire taire toute voix discordante en semant la peur et la terreur », affirme la même source.

Pour le RCD, « l’impasse politique de la façade civile imposée par les tenants du système peut ouvrir la voie à tous les dérapages graves ». « En effet quand une équipe gouvernementale ne mesure pas la portée d’endosser l’interdiction d’une réunion d’un parti légal dont les militants siègent au parlement et dirigent de nombreuses assemblées élues, les interrogations sont légitimes », indique-t-on.

Et d’ajouter : « Le peuple algérien a un aperçu sur les dégâts occasionnés par une gestion nocturne arrosée, l’histoire nous révélera, bientôt, au miracle de quelle sauce des journalistes deviennent des khbardjia et d’authentiques patriotes sont transformés en parias de la ‘’nouvelle Algérie’’ ».

Selon le parti de Mohcine Belabbas, l’insurrection citoyenne, pacifique de Février 2019 n’est pas une « demande de reformes ». « Elle met au centre l’accomplissement de la révolution démocratique avec une charge sociale et de justice qui font écho au contenu de la révolution libératrice de Novembre et de la Soummam », souligne la même source, rappelant que « seul un processus constituant conduit par le biais d’instances issues d’un large consensus est à même de jeter les bases de la construction de l’Etat démocratique revendiqué et tant espéré ».

L’avènement d’un tel consensus ou compromis démocratique suppose, au préalable, précise le RCD, l’exercice effectif de toutes les libertés individuelles et collectives dont le droit de réunion, de rassemblement et de manifestions.

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Politique

Révision de la Constitution : le FFS refuse de « cautionner une énième violence constitutionnelle »

Melissa NAIT ALI

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© DR | Réunion du conseil national du FFS


Le front des forces socialiste qualifie le référendum du 1er novembre prochain sur la révision constitutionnel « de violence ». Il refuse de cautionner la démarche qui vise, selon un communiqué rendu public à l’issue de la réunion du conseil national du parti, à « sécuriser le pouvoir et assurer sa le renouvellement du système ».

« Le FFS ne cautionnera pas le scrutin du 1er novembre qui constitue une énième violence constitutionnelle et un coup de force de trop contre la volonté populaire », lit-on dans le communiqué du parti.

Selon le conseil national du FFS, « la démarche actuelle du pouvoir ne répond pas aux aspirations légitimes de millions d’Algériennes et d’Algériens, qui depuis plus d’une année expriment pacifiquement et avec détermination leur désir de se réapproprier leur droit à disposer librement et démocratiquement de leur avenir ».

« L’absence d’une réelle volonté politique à opérer les changements nécessaires à l’émergence d’une alternative démocratique dans le pays se manifeste à travers une démarche et un agenda politique unilatéral que le pouvoir veut imposer à la société », dénonce le parti.

Pour le FFS, « le projet de la révision constitutionnelle, qui s’inscrit dans cette logique, a pour finalité de sécuriser le pouvoir et d’assurer le renouvellement et la pérennité du système plutôt que de sanctuariser et sécuriser la Nation en la dotant d’un socle constitutionnel incontesté et incontestable ».

Cette démarche, ajoute la même source, « est appuyée par des institutions aux ordres, des médias comme outil de propagande, une administration centrale et locale renouvelée pour la circonstance, un appareil judiciaire et policier pour briser toute opposition ainsi que des groupuscules politiques et une pseudo société civile préfabriquées pour servir d’outils de propagande ou de relais de soutien ».

Selon le FFS, l’élaboration de la loi fondamentale « est un acte éminemment politique qui doit être l’émanation de la volonté populaire dans le cadre d’un processus politique constituant en mesure de susciter l’adhésion et la participation de toutes les forces vives de la nation ». Et réduire la constitution « à une compilation de règles juridiques c’est faire rater au peuple Algériens, encore une fois, l’opportunité d’instaurer un véritable changement et l’édification d’un Etat de droit ».

Ce faisant, le FFS réitère son attachement « à un processus constituant qui aboutirait à la revendication historique du FFS pour l’élection d’une Assemblée nationale constituante comme préalable au règlement de la crise de légitimité et sortir définitivement des incohérences politiques et juridiques et rendre irréversible la démocratie ». Le conseil national du FFS réagit indirectement à l’interdiction de la réunion du conseil national du RCD et dénonce une atteinte aux acquis des Algériens.

« Sur un autre registre, le Conseil national du FFS s’élève avec force contre les entraves à l’exercice politique et le droit de réunion et d’organisation, des acquis arrachés grâces à de hautes luttes que nul ne peut remettre en cause aujourd’hui », déplorent les auteurs du communiqué.

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Politique

Les avocats ne décolèrent pas : « Zeghmati Dégage ! »

Melissa NAIT ALI

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Plusieurs dizaines d’avocats ont organisé, aujourd’hui 25 février, un rassemblement devant le tribunal Abane Ramdane à Alger. Ils demandent le respect des lois et la Constitution et dénoncent le 5ème mandat du chef de l’Etat.


Les avocats ne décolèrent pas. Après l’incident qui s’est produit jeudi dernier à la Cour d’Alger où le bâtonnier, Abdelmadjid Silini a été victime d’un malaise suite à une échange vif avec le juge en charge du dossier Mourad Oulmi, les robes noires sont revenues à la charge, aujourd’hui, pour dénoncer « la justice des ordres » et réclamer le départ du ministre, Belkacem Zeghmati, ministre de la justice.

« Barakat, Barakat men 3adalat Eta3limat (la justice des ordres doit cesser) » et Zeghmati dégage ! », scandent des avocats rassemblés, ce matin, à l’intérieur de la Cour d’Alger. Les protestataires exigent l’instauration d’une justice réellement indépendante.

Le conseil du bâtonnat, rappelons-le, a ténu, hier vendredi, une session extraordinaire pour réagir à « l’humiliation » de Me Abdelmadjid Silini. Une série de décisions ont été prises, dont le boycott des audiences au niveau de la Cour d’Alger et de toutes les structures affiliées pour une durée d’une semaine à partir du 27 septembre en cours.

Les avocats sont également invités à tenir, demain dimanche, à un rassemblement au niveau de la Cour d’Alger. Le conseil du bâtonnat décide aussi d’envoyer une lettre de protestation au président de la 1ère chambre criminelle de la Cour.

Pour rappel, le collectif de défense du patron du groupe Sovac, Mourad Oulmi, dont Abdelmadjid Silini avait demandé le report du procès en appel de leur client pour ce Samedi. Le juge avait refusé en affirmant que le « service technique chargé de gérer la visioconférence sera au repos hebdomadaire ».

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