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Politique

Un mandat d’arrêt international émis à l’encontre de quatre activistes accusés de « terrorisme »

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© DR | Tribunal de Bir Mourad Rais
© DR | Tribunal de Bir Mourad Rais, Alger

Le procurer de la République près le tribunal de Bir Mourad Rais a émis dimanche 21 mars 2021, un mandat d’arrêt international à l’encontre de quatre accusés, à savoir Mohamed Larbi Zitout, ancien diplomate algérien, le blogueur, Boukhors Amir (Amir DZ), Aboud Hichem et Mohamed Abdellah. Ils sont poursuivis pour « atteinte à l’ordre public, la sécurité et la stabilité de l’Etat« . Il a également été requis le placement sous mandat de dépôt de l’accusé Mansouri Ahmed.

Selon un communiqué du parquet relayé par l’agence officielle APS, et « conformément aux dispositions de l’article 11 du Code de procédure pénale, le procureur de la République près le tribunal de Bir Mourad Rais porte à la connaissance de l’opinion publique les faits d’une grave affaire pénale d’atteinte à l’ordre public, à la sécurité et la stabilité du pays, une affaire en cours de traitement judiciaire après de profondes investigations menées pendant plusieurs mois ayant permis d’identifier ses commanditaires, parmi eux des activistes sur la toile« .

Le procurer de la République informe également qu' »il s’agit de l’affaire du dénommé (M.A) qui utilisait des documents falsifiés pour retirer des pièces d’identité, des documents de voyages. Il a également créé des sociétés qui lui ont permis de bâtir un réseau de financement d’activités subversives à travers le mouvement Rachad. Parmi les commanditaires figure le nom du dénommé Zitout Mohamed Larbi au sujet duquel les investigations ont prouvé plusieurs rencontres avec le dénommé (M.A) dans des pays voisins« .

L’accusé aurait « reçu des sommes importantes utilisées sous le couvert des sociétés pour le financement des activités secrètes du Mouvement Rachad, notamment la location de biens pour abriter les réunions dudit mouvement« , souligne la même source.

Notons que le dénommé (M.A) est « membre d’un parti dissous au début des années 90« , il a rejoint « les groupes terroristes et a été condamné en 1994 à la peine capitale avant de bénéficier des dispositions de la Concorde civile« .

L’activité commerciale de ce dernier est, selon la même source, « l’importation et l’exportation de pièces détachées des imprimantes et d’achat et de vente de véhicules« . Une société qui fut créée et financée par « les fonds versés par Zitout Mohamed Larbi à travers un pays du voisinage d’un montant global de plus de 50.000 USD, une somme qui a été introduite sur le territoire national par des trafiquants activant au niveau des zones frontalières« .

La majorité des bénéfices gagnées ont par la suite été « transférés vers les comptes personnels de Zitout Mohamed Larbi par d’autres intermédiaires, dont certains de nationalité étrangère » et avec qui il a pris attache par le biais des réseaux sociaux.

À travers de nombreuses recherches, il s’est avéré que le mis en cause avait « réellement des contacts avec ses personnes afin de mettre sur pied des plans d’atteinte à l’ordre public notamment l’exploitation du Hirak que vit le pays dans l’objectif de le faire sortir de son caractère pacifique« .

Mansouri Ahmed a été arrêté le 28 février dernier et placé ensuite sous mandat de dépôt ou « il a reconnu tous les faits« , précise le parquet. Il est poursuivi pour « appartenance à un groupe terroriste visant la sécurité et l’unité nationales« , « financement d’un groupe terroriste », « faux et usage de faux », « usage d’un nom d’un tiers dans des circonstances » et « blanchiment d’argent dans le cadre d’une bande criminelle organisée ».

Dans ce dossier, Mohamed Larbi Zitout, est poursuivi pour « gestion et financement d’un groupe terroriste ciblant la sécurité de l’Etat et l’unité nationale », « faux et usage de faux » et « blanchiment d’argent dans le cadre d’une bande criminelle ».

Quant aux autres accusés, Aboud Hicham, Boukhors Amir et Mohamed Abdellah, ils sont également poursuivis pour,« adhésion à un groupe terroriste ciblant la sécurité de l’Etat et l’unité nationale », « financement d’un groupe terroriste ciblant la sécurité de l’Etat » et « blanchiment d’argent dans le cadre d’une bande criminelle ».

En sus, Mohamed Larbi Zitout, Hichem Abboud et Amir Boukhors dit « Amir DZ », sont connus pour leur grande influence sur la scène politique nationale à travers leurs directs largement diffusés sur les réseaux sociaux. Leur supposé appartenance au mouvement islamiste « Rachad » dérange tant les autorités algériennes qu’une partie des manifestants qui battent le pavé chaque mardi et vendredi depuis deux ans.

Rappelons que, l’avant-projet de loi présenté par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati à la date du 3 mars dernier, portant déchéance de la nationalité algérienne, d’origine ou bien acquise des algériens résidents à l’étranger et qui ,“sera applicable à tout Algérien qui commet, en dehors du territoire national, des actes portant volontairement de graves préjudices aux intérêts de l’Etat ou qui portent atteinte à l’unité nationale“ a suscité une large polémique et une levée de bouclier du corps judiciaire porte vise certainement les mêmes personnes.

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