Suivez-nous

Politique

Hirak : la cour d’Alger rejette la demande de libération de 22 manifestants

Feriel Bouaziz

Publié

le

© Interlignes, photo archive| Arrestation des étudiants lors des manifestations contre le pouvoir et la désignation de Bensalah à la tête de l'Etat
© INTERLIGNES | Arrestation de manifestants qui portent le drapeau Amazigh à Alger.

La chambre d’accusation près la Cour d’Alger, a décidé ce mercredi 21 avril de confirmer l’ordonnance du juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed qui a ordonné le maintient des 22 manifestants en détention préventive.

Les manifestants arrêtés lors de la marche du samedi 03 avril sont actuellement en grève de faim après le placement à la maison d’arrêt d’El Harrach. L’état de santé des détenus grévistes “se détériore de plus en plus”, selon l’avocat Dahmane Lasker, membre du collectif de défense des détenus.

Le détenu “Bachir Agoumadz, la soixantaine, le plus âgé des grévistes est dans une situation plus critique. Lui et Mohamed Selmane souffrent d’hypoglycémie et chute de tension nous confie l’avocat qui a précisé que “ce dernier a même perdu connaissance hier soir”.

Même durant ce mois de jeûne, les détenus qui ont enclenché une grève de la faim “rompent leur jeune avec de l’eau seulement. Mais ils sont déterminés à poursuivre leur grève même si nous les avons exhortés à arrêter”.

Pour rappel, les 22 manifestants arrêtés lors de la marche du samedi 3 avril à Alger, ont entamé une grève de la faim le 6 avril dernier, le lendemain de leur placement sous mandat de dépôt par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed.

Il s’agit d’Abdelhak Ben Rahmani dit Merouane, Talhi Saïd dit Zinou, Slimane Hocine, Abdelli Zouhir Abdeldjalil, Ahmed Betrouni, Walid Oudjit, Agoumadz Bachir, Menkhel Mohamed Lamine, Salah Abdelhakim, Malek Abdelhalim, Adel Bensaada, Ahmed Ouakli, Omar Lerari, Lotfi Bouguerra, Benameur Belkacem Rachid, Ali Senouci, Fatehi Diyaoui, Ahmed Lakhdari, Lounes Boutankikt, Zakaria Metidji, Taazibt Abdelkayoum, Aimad Guendoul et Mohamed Selmane.

Ils sont poursuivis, d'”attroupement non armée”, “atteinte à l’unité nationale” et d'”outrage à corps constitué”.

Lire la suite
Publicité
Commentaires
INTER-LIGNES

GRATUIT
VOIR