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Politique

Hirak : 23 manifestants placés en détention préventive

Bouzid ICHALALENE

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© Interlignes, photo archive| Arrestation des étudiants lors des manifestations contre le pouvoir et la désignation de Bensalah à la tête de l'Etat
© INTERLIGNES | Arrestation de manifestants qui portent le drapeau Amazigh à Alger.

Les juge d’instruction près le tribunal Bab El Oued ( Bainem), Sidi M’hamed et Chlef viennent de placer 23 manifestants arrêtés lors de la marche du samedi 3 avril, en détention préventive avons-nous appris auprès des avocats sur place.

Selon l’avocate Fetta Sadat présente au tribunal de Beb El Oued “10 manifestants sur les 11 présentés ont été placés en détention préventive”. Ils sont poursuivis pour “atteinte à l’intégrité du territoire national”, “incitation à un attroupement non armé” et “attroupement non armé”. Quant au 11e manifestant, “Beddar Mohamed Amine, âgé de 17 ans, il a été libéré suite à sa présentation devant le juge des mineurs” précise l’avocate.

15 autres manifestants en garde à vue depuis samedi dernier ont été aussi présentés devant le juge d’instruction près le tribunal Sidi M’hamed à Alger. Selon l’avocate Halima Benabderrahmane, trois manifestant ont été libérés seulement. Il s’agit de Bourahla Mohamed Amine, Dendoune Aimad et Samir Boudjemaa. L’un d’eux est“un homme âgé qui n’avait rien à voir avec la manifestation” avait-il déclaré au juge d’instruction qui l’avait libéré. Les 12 autres manifestants ont été tous placés en détention préventive.

Au tribunal de Chlef, l’activiste Ali Mokrane a été placé en détention préventive avec report du procès jusqu’au 12 avril. Selon les avocats, il est poursuivi pour “atteinte à corps constitué et “atteinte au président de la république”.

Au total, 23 manifestants arrêtés lors des marches du samedi 3 avril sont placés aujourd’hui 5 avril en détention provisoire. Cette décision a provoqué l’indignation et la consternation des activistes du Hirak qui ont tenu des rassemblements devant les deux tribunaux concernés à Alger lors des présentations.

Pour rappel, le président de la République Abdelmadjid Tebboune avait annoncé le 18 février dernier une grâce présidentielle suite à laquelle, une partie des manifestants en détention ont été libérés. Par la suite, il avait aussi déclaré lors d’une entrevue avec la presse que “les marches populaires ne le dérangent pas”.

Pour rappel, le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme des Nations unies a exigé, le 5 mars, des autorités algériennes de cesser immédiatement les violences à l’encontre des manifestants pacifiques et mettre un terme également aux détentions arbitraires. “La libération immédiate et sans condition de toutes les personnes arrêtées ou détenues arbitrairement pour leur soutien présumé au Hirak” , et “abandonner toutes les charges retenues contre elles“, a-t-il poursuivi.

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