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Société

Violences faites aux femmes : le constat accablant de l’AFEPEC

Melissa NAIT ALI

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le

© DR | violences faites aux femmes

L’association féministe pour l’épanouissement de la personne et l’exercice de la citoyenneté (AFEPEC) a établi un constat accablant sur la situation des femmes en Algérie. Dans un communiqué rendu public, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, l’organisation réitère ses revendications pour mettre un terme à cette situation.


Elle réclame notamment la mise en place « d’une loi cadre de lutte effective contre les violences faites aux femmes », la « levée des réserves à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations envers les femmes (CEDAW) » et l’élaboration « des lois civiles égalitaires ».

Et pour cause, précise l’AFEPEC, les « inégalités sociales entre les femmes et les hommes se sont accrues ». « Les violences qui sont identifiées comme prévalantes et les plus graves ont pris de l’ampleur. Elles continuent à s’exercer dans l’espace privé et l’espace public avec de graves conséquences sur les femmes, sur leurs enfants et sur la société toute entière », souligne l’association dans son communiqué.

Rappelant que 39 féminicides ont été commis au courant de l’année en cours, l’association précise que la situation est aggravée par « l’Omerta qui prévaut généralement pour ces assassinats que favorise la domination masculine toute puissante dans notre société ».

Même si la criminalisation des violences conjugales intégrée en 2015 au code pénal ont constitué un progrès, lit-on dans le même communiqué, « des clauses telles que celle du pardon, les rendent presque caduques ».

« Ces dispositions n’ont été accompagnées d’aucun texte ni mesure d’application concrète permettant la protection effective des femmes victimes de ces violences et de leurs enfants », rappelle l’AFEPEC.

Ainsi, l’organisation réclame la mise en place d’une loi cadre de lutte effective contre ces violences et de la levée des réserves émises par l’Algérie à la Convention africaine sur l’élimination de toutes les formes de discriminations envers les femmes (CEDAW), en raison de l’islam religion d’Etat.

« Ces deux mesures peuvent se concrétiser si la revendication de lois civiles égalitaires est portée par tous les démocrates de notre pays », plaide l’AFEPEC, qui rappelle aussi la revendication de lois civiles égalitaires. « Aucune issue n’est envisageable sans la citoyenneté pleine et entière des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes. « Les démocrates doivent porter ces valeurs démocratiques incontournables et non négociables », ajoute l’organisation.

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