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Politique

Violence à l’égard des manifestants à Alger : à quoi joue le pouvoir ?

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© INTERLIGNES | Répression lors de la manifestation des étudiants à Alger (archives)
© INTERLIGNES | Répression lors de la manifestation des étudiants à Alger

La violente répression qui s’est abattu, aujourd’hui, sur les participants au 3e samedi de la mobilisation populaire à Alger suscite des interrogations. Pourquoi cette réaction des forces de l’ordre ? Qui a donné l’ordre de réprimer cette marche ? A quoi joue le pouvoir ?

Ces interrogations sont légitimes, d’autant que rien ne justifie le recours à la répression contre des manifestants pacifiques. Des personnalités influentes du Hirak et des défenseurs des droits de l’homme s’interrogent, en effet, sur l’objectif de cette réaction injustifiée.

« La répression et l’arrestation des manifestants pacifiques aujourd’hui à Alger prouve que le régime en place refuse d’écouter les revendications populaire et de les satisfaire », déplore l’avocat Mostafa Bouchachi, dans un post sur page Facebook.

Dans le même sens, le sociologue Nacer Djabi qui a toujours été présents dans les marches, estime que « l’implication de l’institution sécuritaire dans la répression des citoyens qui revendiquent leurs droits légitimes n’est pas la solution ». « Celle-ci consiste à écouter rapidement les demandes des citoyens et les accepter par les tenants du pouvoir avant que ça soit trop tard », écrit-il également sur sa page Facebook.

Pour le vice-président de la LADDH, Saïd Salhi, cette réaction prouve que « le régime a perdu son sang froid ». « Le régime qui a misé sur l’échec et l’essoufflement du mouvement populaire perd son sans froid après les marches de samedi qui s’ajoutent à celles de vendredi et de Mardi », souligne-t-il.

Réagissant à cette répression, des internautes dénoncent aussi une volonté de pousser à la violence pour mâter définitivement ce mouvement populaire qui refuse toujours de se soumettre au fait accompli.  

Chasse à l’homme à Alger

Aujourd’hui, rappelons-le, les forces de la police se sont acharnées contre les participants à la 3e marche de samedi. Les manifestants ont buté sur un impressionnant dispositif policier qui ne leur a laissé aucune chance de se rassembler.

Tout a commencé, rappelons-le, vers 13h00. Dès leur arrivée à la place Audin, les premiers groupes de protestataires ont été chassés sans ménagements. En civil et en uniforme, les policiers ont procédé à l’interpellation de plusieurs dizaines de personnes, dont des journalistes et des acteurs du Hirak à l’image de Samir Belarbi.

Pour empêcher tout rassemblement de manifestants, les forces de l’ordre ont usé et abusé de leurs matraques. Des jeunes, des femmes et des personnes âgées sont matraqués. Il y a eu une véritable chasse à l’homme dans les rues d’Alger-Centre. Les policiers ont poursuivi, selon des témoins et comme on peut le constater sur des vidéos postées sur les réseaux sociaux, les manifestants jusque dans les petites ruelles pour les matraquer.

On dénombre d’ailleurs de nombreux blessés parmi les manifestants pacifiques. Des dizaines de personnes, selon les mêmes témoins, sont embarqués dans fourgons cellulaires en conduits vers les commissariats d’Alger.

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