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Société

VIDEOS. Grave précédent: les forces anti-émeutes interviennent au tribunal d’Oran

La crise qui secoue le secteur de la justice a atteint le point de non retour. Un précédent grave s’est produit ce matin au tribunal d’Oran. Les autorités, en particulier le ministère de la justice, décide de recourir à la force pour mettre à exécution le mouvement dans le corps des magistrats, fortement contesté par cette corporation.

Melissa NAIT ALI

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Crédit photo: DR

En effet, les forces anti-émeute, boucliers et matraques à la main, est intervenus à l’intérieur de ce tribunal pour, semble-t-il, déloger les juges concernés par ce mouvement. C’est ce qu’on peut constater sur plusieurs enregistrements diffusés sur les réseaux sociaux.

Sur ces vidéos on voit bien plusieurs agents de forces anti-émeutes à l’intérieur du tribunal face à des magistrats qui dénoncent cette intervention en scandant des slogans réclamant l’indépendance de la justice. “Adala hourra démocratia (pour une juste indépendante et démocratique”, lancent les magistrats face aux forces de l’ordre.

Ces derniers dénoncent aussi la complicité de certains magistrats qui ont accepté, finalement, d’exécuter les décisions du ministre de la justice, Belkacem Zeghmati. Selon les premières informations, c’est le procureur général de ce tribunal qui a réquisitionné la force publique pour ouvrir tous les bureaux des magistrats mutés pour permettre l’installation de leurs remplaçants.

Outre Oran, le tribunal de Sidi M’hamed, comme on le voit sur une autre vidéo, a connu la même opération. Dans cette structure, c’est le bureau du procureur général, muté lui aussi, qui a était ouvert de force par les services de sécurité procédant même au changement des serrures.

En tout cas, ces faits sont très graves. Ils risquent d’exacerber le conflit opposant le ministre aux syndicats des magistrats qui maintiennent leur mouvement de grève qui paralysé, depuis huit jours, tous les tribunaux du pays. Selon le syndicat national des magistrats (SNM), 98% des juges sont en grève. L’organisation que préside, Issaad Mabrouk affirme que les revendications des magistrats « ne sont pas corporatistes », mais porte sur la mise en place d’une véritable justice libre et indépendante.

 

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