VIDEO | Nouvelle démonstration de force des étudiants à Alger

Comme chaque mardi, des milliers d’étudiants sont descendus dans les rues de la capitale pour maintenir la pression sur « le système et revendiquer une nouvelle fois, le départ de tout le système politique en place. Même après l’annonce de la démission de Tayeb Belaiz deson poste de président du conseil constitutionnel, ces dernier ne décolèrent pas.

 

Venus de toutes les universités d’Alger, un important dispositif sécuritaire a été mis en place afin de dissuader les étudiants de marcher et de rester statiques devant la Fac centrale. Les étudiants ne sont guère impressionnés. Après un blocage de près d’une heure, les étudiants ont réussi à forcer le cordon sécuritaire et atteindre l’esplanade de la grande poste, qui était interdite d’accès jusqu’aujourd’hui.

Devant la persévérance des milliers, les agents de police n’avaient pas un autre choix que de se retirer et laisser les étudiants tenir leur manifestation qui s’est déroulé tout au long de la journée. Scandant « Système dégage », « On ne veut ni Bedoui, ni Belaiz et ni Bensalah », les protestataires ont réclamé l’annulation de l’échéance présidentielle « imposée par les résidus de Bouteflika » et demandent « une période de transition et une assemblée constituante pour sortir de la crise, ainsi que l’installation d’une commission indépendante de gestion des élections » nous confie un des étudiants.

Après l’annonce de la démission de Tayeb Belaiz de son poste, les étudiants ont procédé à l’effacement de son nom sur une pancarte qui contient la liste des personnalité à « dégager » et scandent « bye bye Bensalah ». « C’est encore une victoire, mais le chemin reste encore long. On demande le départ des restes de Bouteflika. Gaid Salah doit rester neutre dans son rôle militaire, et qu’il ne se mêle pas des affaires politiques » confie Yasmine, étudiante à l’institut supérieur de Musique à Alger.

Avant de se disperser, les étudiants se sont entendus à venir en masse à la marche du vendredi pour maintenir la pression. « Nous allons maintenir le bouchon, jusqu’à ce que les tenants du système lâchent du lest. Par la suite, on se mettra au débat pour bâtir une nouvelle république démocratique et populaire au sens propre du terme, et non juste un slogan sur les documents administratifs » nous déclare un étudiant de Ecole Nationale supérieure des Travaux Publics (ENSTP).