Bouteflika Vidéo de Layla Hadda contre Bouteflika: l’Algérie demande à l’UE de se démarquer

La vidéo de l’ancienne correspondante de l’ENTV, Layla Haddad, met le sommet du pouvoir en Algérie en ébullition. Tout le département des affaires étrangères se met en branle pour défendre « l’honneur du chef de l’Etat ».

En effet, après la réaction de l’ambassade d’Algérie à Bruxelles (Belgique) qui a dénoncé, vendredi soir, la diffusion de la vidéo en question à partir du siège du Parlement européen, c’est au tour du secrétaire général du ministère des affaires étrangères (MAE) de réagir à son tour. Le secrétaire général du MAE, Noureddine Ayadi a convoqué, aujourd’hui, l’ambassadeur de l’Union européenne à Alger, John O’Rourk.

Cette convocation, indique un communiqué du ministère, a été faite suite à la diffusion à Bruxelles d’une vidéo «attentatoire aux symboles de l’Etat algérien ».

Le secrétaire général du MAE a, selon la même source, « relevé avec indignation et réprobation que l’enregistrement par la dénommée Mme Lefèvre née Haddad, ressortissante belge d’origine algérienne, a été réalisé dans des installations officielles du Parlement européen utilisant ainsi et détournant abusivement des symboles de l’Union européenne pour porter gravement atteinte à l’honneur et à la dignité des institutions de la République algérienne ».

Selon la même source, le SG du ministère exprime « le vœu que l’Union européenne se démarque publiquement de cette manœuvre et demandé que des actions concrètes soient prises contre les agissements irresponsables de la contrevenante ». « L’ambassadeur d’Algérie à Bruxelles a déjà eu à effectuer sur instruction du ministère des Affaires étrangères, des démarches urgentes auprès des institutions compétentes de l’Union européenne », explique-t-on dans le même communiqué.

Pour rappel, la journaliste Layla Haddad a diffusé, jeudi dernier, une vidéo dans laquelle elle invite le Président Bouteflika à arrêter le « massacre » qui ne fait que ternir, encore davantage, l’image de l’Algérie.

« Un objet entre les mains de votre frère »

«Monsieur Bouteflika, j’étais une enfant lorsque vous avez livré, en 1974, votre mémorable discours devant l’Assemblée des Nations Unies. 44 ans passés, et vous voilà assis sur une chaise roulante, le regard hagard et la bouche béante. Monsieur Bouteflika, parler est comprendre sont devenus pour vous un exercice très difficile, voire impossible à mesure que votre maladie avance », affirme-t-elle.

Utilisant des mots durs et crus, la journaliste dénonce surtout l’usurpation de la fonction présidentielle par le frère cadet du chef de l’Etat, Saïd Bouteflika. « (…) les barons du régime, dont fait partie votre propre frère, se sont arrogés le droit de disposer de vous. Ne les laisser plus vous soustraire à votre humanité. Si minimes soient encore vos moments de conscience, vous ne devez plus tolérer d’être traité comme un objet », explique-t-elle.

 

Mégabannière (728x90)