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Politique

VIDEO | Bengrina pourchassé par les citoyens à Aflou (Laghouat)

Le candidat à la présidentielle du 12 décembre prochain, Abdelkader Bengrina, a vécu une journée cauchemardesque aujourd’hui 22 novembre à El Bayedh puis à Aflou dans la wilaya de Laghouat.

Bouzid ICHALALENE

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Le candidat à la présidentielle, Abdelkader Bengrina, Chassé à Aflou ce 22 novembre 2019

Après sa tentative de marcher dans la ville de El Bayedh dans la matinée, une journée du Hirak, les services de sécurité « ont demandé à ce dernier de quitter les lieux, dans la précipitation, car un important groupe était venu le chasser » nous a confié un journaliste qui couvre ses déplacements.

صور أخرى لمتظاهرين يحاصرون الفندق الذي تواجد فيه المترشح عبدالقادر بن قرينة في آفلو ولاية الأغوط

صور أخرى لمتظاهرين يحاصرون الفندق الذي تواجد فيه المترشح عبدالقادر بن قرينة في آفلو ولاية الأغوط (صور خاصة بالحدث)

Opublikowany przez ‎Al Hadath Algeria الحدث الجزائري‎ Piątek, 22 listopada 2019

Après avoir été sauvé de justesse à El Beyedh, le candidat « Badissi Novemberi » comme il s’est décrit durant son meeting à Aflou, Abdelkader Bengrina a échappé au lynchage juste après son meeting qui n’a duré qu’une quinzaine de minutes.

Alors qu’il était dans la salle de conférences d’un hôtel au Centre-ville, plusieurs centaines de manifestants ont pris d’assaut l’endroit pour le chasser. « Nous avons été caillassés et pourchassés. Nous avons fui de justesse un lynchage certain car les manifestants qui ont demandé le départ du candidat ont perdu rapidement patience », nous raconte un des journalistes partis couvrir son meeting.

Selon la même source, les services de sécurité pris de court par la réaction des manifestants ont eu beaucoup de mal à sécuriser le cortège, précise la même source.

صور حصرية.. الأمن يخرج المرشح الرئاسي "بن قرينة" من فندق حاصره في متظاهرون بـ"أفلو"

صور حصرية.. الأمن يخرج المرشح الرئاسي "بن قرينة" من فندق حاصره في متظاهرون بـ"أفلو"

Opublikowany przez ‎Al Hadath Algeria الحدث الجزائري‎ Piątek, 22 listopada 2019

Le candidat s’est attaqué à l’Union européenne durant son meeting, en assurant que la cession extraordinaire annoncée sera organisée puisqu «ils (l’Union européenne, Ndlr) ont peur que je devienne président car ils savent pertinemment que je suis Badissi Novembari » a-t-il déclaré.

La consternation des manifestants a laissé la place, rapidement, à la colère qui est montée de plusieurs après qu’ils aient entendu que le candidat a déclaré que « pas plus de 10% de la population rejette la présidentielle ».

Après l’incident, Abdelkader Bengrina et tout son staff sont partis loin de la ville pour déjeuner, puis prendre la route vers Laghouat.

Les candidats continuent à faire campagne, alors que des millions d’Algériens sortent dans les quatre coins du pays pour “avorter” ce scrutin. Aujourd’hui dans les marche du Hirak, les manifestants ont dénoncé les compagnes d’arrestations qui vise manifestants qui s’opposent à cette élection en se demandant si “c’est une campagne électorale ou campagne d’arrestations”.

Politique

Profitant de la trêve sanitaire du Hirak : Le pouvoir accentue la persécution des militants et activistes politiques

Melissa NAIT ALI

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© DR | Rassemblement devant le tribunal Sidi M'hammed en soutien aux militants arrêtés durant les manifestations
© INTERLIGNES | Rassemblement de soutien aux détenus d'opinion devant le tribunal Sidi M'hamed à Alger


Le pouvoir ne change pas de nature. En matière de répression, il n’hésite pas à sortir sa grosse artillerie. Face au Hirak qu’il qualifie de « béni », il met en branle sa triptyque : arrestation-condamnation-emprisonnement.


Ayant tenté, sans succès, de mâter le mouvement populaire depuis plusieurs mois, il semble vouloir profiter de cette trêve sanitaire pour tenter de neutraliser les militants et les activistes politiques.

Et cela à travers leurs condamnations à de lourdes peines d’emprisonnement ou en les harcelant via les services de sécurité. Depuis la suspension du Hirak pour éviter une éventuelle propagation du coronavirus, les tenants du pouvoir ont multiplié les assauts contre les militants les plus actifs.

Pour cela, ils actionnent d’abord la justice. Des juges, notamment à Alger, n’hésitent pas, on ne sait pour quel raison de prononcer des peines d’emprisonnements contre des acteurs politiques, des militants associatifs et des journalistes.

Aujourd’hui, le président de l’Association RAJ, Abdelwahab Fersaoui, a été condamné, par le tribunal de Sidi M’hamed à une année de prison ferme. Le verdict prononcé, en début de matinée d’aujourd’hui, a choqué tous les militants et acteurs politiques d’opposition.

« C’est un autre coup, difficile à supporter. Quand on se rappelle de tous les rêves, les espoirs suscités, partagés pour une Algérie démocratique, des droits humains, le chemin est encore plus long et rude. Le pouvoir a opté pour le pourrissement », condamne, Saïd Salhi, vice-président de la ligue algérienne pour la Défense des droits de l’homme (LADDH).

Et d’ajouter : « Aujourd’hui en ces temps du Corona, nous assistons à la contre révolution. Le pouvoir profite de la trêve observée par le Hirak. Il se venge des militants, des Hirakistes qui ont portés haut et fort les aspirations et les voix du peuple pour le changement du système ».

Avant-hier, le tribunal de Bir Mourad Raïs avait condamné le journaliste Sofiane Merrakchi à 8 mois de prison ferme. Quelques jours auparavant, c’était le juge près la Cour d’Alger qui a surpris tout le monde en augmentant, contre toute attente, la peine du porte-parole de l’UDS, Karim Tabbou.

Dans un simulacre de procès, l’ancien député a été condamné à une année de prison ferme à la veille de sa sortie de prison, prévue pour le 26 mars dernier. D’autres formes d’harcèlement pèsent sur d’autres activistes du Hirak qui continuent de recevoir, depuis quelques jours, des convocations à se présenter chez la police. C’était le cas à Bouira et à Biskra.

« Cette répression, qui vise à saper le moral des militants, du peuple, le provoquer, ne fera que renforcer cette conviction de l’impératif du changement du système, toujours pacifiquement. Le Hirak retrouvera toutes ses forces dans cet arbitraire, ce déni qui se poursuit contre les meilleurs enfants du pays, les meilleurs d’entre nous. Le Hirak n’abandonnera jamais ses militants, il se poursuivra », affirme Saïd Salhi.

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Politique

Condamnation d’Abdelouahab Fersaoui : Amnesty international réagit

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR |Amnesty international réagit à la condamnation d'Abdelouahab Fersaoui

L’organisation non gouvernementale Amnesty international a réagi ce lundi 06 avril à la condamnation du président du RAJ, Abdelouahab Fersaoui, à une année de prison ferme par le tribunal de Sidi M’hamed.

“Condamner un militant à une année de prison ferme pour avoir exprimé son opinion pacifiquement sur Facebook en pleine crise sanitaire est inadmissible et scandaleux”, s’est indigné Hassina Oussedik, directrice d’Amnesty international Algérie.

“Aujourd’hui, plus que jamais, il est urgent de libérer immédiatement et sans condition tous les détenus d’opinion et de mettre fin au harcèlement judiciaire des militants pacifiques“, a-t-elle souligné

“Abdelouhab Fersaoui doit être libéré et les charges retenues contre lui doivent être abandonnées, il n’a fait qu’exercer son droit à la liberté d’expression, garanti par la Constitution et les normes internationales des droits humains” a exigé l’organisation.

En outre, Amnesty international a dénoncé la volonté du pouvoir algérien à maintenir les détenus d’opinion et politiques ainsi que les journalistes en prison “à un moment où la pandémie du Covid-19 incite les gouvernements du monde entier à envisager des libérations anticipées de prisonniers”.

“Ces dernières semaines, nous constatons que des militants pacifiques en lien avec le mouvement du Hirak sont particulièrement ciblés, alors que le président Tebboune s’était engagé, lors de son discours d’investiture, à répondre aux revendications du mouvement de protestation” a dénoncé Amnesty international.


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Politique

Tribunal de Koléa : Le procès de Karim Tabbou renvoyé au 27 avril

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | Karim Tabbou

Le procès de Karim Tabbou prévu ce lundi au tribunal de Koléa a été renvoyé au 27 avril, a rapporté le Comité national pour la libération des détenus ( CNLD).

Il s’agit de la première affaire du militant qui remonte à sa première arrestation le 11 septembre dernier.  Dans cette affaire Karim Tabbou est poursuivi pour “atteinte au moral de l’armée”.

Le procès a été renvoyé une première fois au 06 avril, le 23 mars dernier, à la demande du collectif de la défense.

Karim Tabbou a été libéré le 25 septembre dernier par le tribunal de Kolea. Il a été de nouveau arrêté une journée après soit le 26 septembre et présenté devant le tribunal de Sidi M’hamed. C’est là qu’un deuxième procès s’est profilé contre le militant. Dans cette nouvelle affaire Karim Tabbou est poursuivi pour “atteinte au moral de l’Armée” et à “l’unité nationale”, et “incitation à la violence”.

Le 24 mars dernier, la Cour d’Alger a condamné le militant à une année de prison ferme alors qu’il était condamné en première instance , par le tribunal de Sidi M’hamed, à six mois de prison ferme. Une peine qu’il était à deux jours près de purger. Alors qu’il devait quitter la prison le jeudi 26 mars, Karim Tabbou s’est vu condamné à six mois supplémentaires.

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