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Vente de psychotrope, lois et et insécurité: un syndicat des pharmaciens tire la sonnette d’alarme

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Encore une fois, le phénomène des agressions contre les pharmaciens par des délinquants à la recherche de psychotrope, refait surface, avec un acte d’agression enregistré le 18 juillet dernier, dans une pharmacie, à Sidi Bel Abbès.

Selon le Syndicat national des pharmaciens algériens agréés (SNPAA), l’agression «à l’arme blanche a eu lieu dans la pharmacie en face du boulevard du Millénaire». Fort heureusement, les services de sécurité sont intervenus à temps pour éviter le pire.

Suite à ce énième acte ignoble, le syndicat a interpellé les autorités à assurer la sécurité des pharmaciens, particulièrement durant les gardes de nuit, et invité le ministère de la Santé à ouvrir les portes du dialogue pour la révision des lois régissant le contrôle et la commercialisation des psychotropes.

Face à la multiplication des agressions contre les pharmaciens dans l’exercice de leur noble mission, le SNPAA «dénonce vigoureusement» ce qu’ils subissent «comme danger qui menace leur intégrité physique et psychologique», écrit le syndicat dans un communiqué rendu public.  

Rappelant avoir critiqué le Décret exécutif 19-379 du 31 décembre 2019 fixant les modalités de contrôle administratif, technique et de sécurité des substances et médicaments ayant des propriétés psychotropes, le syndicat regrette que sa voix ait restée «inaudible».

Pharmaciens en danger

Trois ans après l’adoption de ce texte, a-t-il assuré la prétendue sécurité aux pharmaciens ? «La réponse est non», constate amèrement le SNPAA. Il n’y a pas que ce texte qui est remis en cause. Mais aussi la Loi n° 04-18 du 25 décembre 2004 relative à la prévention et à la répression de l’usage et du trafic illicites de stupéfiants et de substances psychotropes. Le syndicat récuse «criminalisation» de l’activité pharmaceutique en vertu de l’article 16 dudit texte.

Toutes ces dispositions «compliquées» en plus du phénomène des agressions, «affectent négativement la prise en charge de la santé mentale», admet le syndicat qui dit avoir rédigé des correspondances à maintes reprises, qui «n’ont pas eu de suite».

Des lois obsolètes

Déplorant par ailleurs, «la fermeture» des portes de dialogue par le ministère de la Santé, le SNPAA s’inquiète de la persistance de « l’insécurité » au niveau des pharmacies notamment durant la nuit. C’est pourquoi, il appelle le ministère «à assumer ses responsabilités à travers des actes concrets» et réitère un certain nombre de revendications dont «la protection des pharmaciens libéraux, durant les gardes, comme c’est le cas pour le personnel de la santé».

Responsabilité

Aussi, le syndicat plaide aussi pour « le gel » de l’arrêté du 20 août 2014 fixant les modalités d’organisation de la garde au niveau des officines de pharmacie, et l’ouverture de discussion «avec sa participation» autour d’un nouveau texte. Enfin, le SNPAA appelle «à la révision» en profondeur du Décret 19-379 en prenant en considération «(ses) propositions».

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