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Vaccin d’AstraZeneca: l’Afrique du Sud retarde temporairement les injections, l’OMS appelle à moins de “pessimisme”

Yasmine Marouf-Araibi

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Alors que son efficacité chez les personnes âgées de plus de 65 ans a déjà été remise en cause, l’efficacité du vaccin d’AstraZeneca contre le nouveau variant sud-africain est jugé “limitée”. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a, elle, mis en garde contre “un excès de pessimisme” envers le vaccin développé par Oxford et AstraZeneca.

L’Afrique du Sud devait débuter dans les jours à venir la vaccination contre le covid-19 à l’aide du vaccin d’AstraZeneca et Oxford. Cependant suite à une étude locale qui estime que son efficacité est “limitée” contre le nouveau variant sud africain, le pays a retardé temporairement sa campagne.

Cette décision, prise suite à une étude, non encore publiée, de l’université du Witwatersrand à Johannesbourg, inquiète plusieurs pays qui ont misé sur ce vaccin en raison de son bas prix et sa méthode de conservation qui est plus facile comparée à celle de ses concurrents: Pfizer/BioNTech et Moderna.

Selon les premiers résultats de cette étude, ce vaccin est efficace à seulement 22% contre les formes modérées du variant sud-africain. De son coté, le laboratoire AstraZeneca a défendu son produit, estimant qu’il “protégera quand même contre les formes graves de la maladie”, a souligné un porte-parole du groupe pharmaceutique à l’AFP. L’efficacité du vaccin chez les plus de 65 ans a déjà été remise en cause.

“Il est trop tôt pour rejeter le vaccin”

Réunis lundi, les experts de l’OMS et de son système covax, qui œuvre pour un accès “mondial et équitable” aux antidotes, ont mis en garde contre un “excès de pessimisme” contre le vaccin d’AstraZeneca.

Pour Richard Hatchett, responsable au sein du Covax dont AstraZeneca représente la majorité des doses du dispositif de redistribution, ce vaccin est “une partie importante de la réponse mondiale à la pandémie actuelle”. Il estime qu’il est “trop tôt pour rejeter le vaccin”.

“Il est absolument crucial d’utiliser les outils que nous avons aussi efficacement que possible”, a-t-il insisté lundi lors d’une conférence de presse de l’OMS, rapporte l’AFP.

“La tâche première des vaccins actuellement c’est de réduire le nombre des hospitalisations et des morts. Et il me semble qu’à l’heure actuelle les données nous montrent que c’est ce que font tous les vaccins”, a estimé pour a part, Michael Ryan, directeur chargé des questions d’urgence sanitaire à l’OMS.

Développé grâce à une technologie plus traditionnelle qui le rend moins coûteux et plus facile à stocker que les vaccins des concurrents utilisant un ARN messager, le vaccin d’AstraZenenca a été homologué par plusieurs pays. Il représente aussi la majorité des doses du dispositif de redistribution du système Covax que l’Algérie a intégré.

Pour rappel, l’Algérie a reçu le 1er février 50,000 doses du vaccin d’AstraZeneca et a commencé à inoculer sa population avec hier lundi. La campagne de vaccin nationale a elle débuté le 30 janvier à l’aide du vaccin russe Spoutnik V.



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