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Une pétition pour réclamer la libération de Zaki Hannache

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A peine 24 heures après son arrestation, une pétition est lancée pour réclamer la libération de Zaki Hannache. Le lanceur d’alerte et défenseur des droits de l’Homme, a été interpellé vendredi par les services de sécurité, à Alger, puis placé en garde à vue en attendant sa présentation devant le procureur de la République.

Des organisations de défense des droits de l’homme, des collectifs citoyens, des chefs de partis, des avocats, des journalistes et des citoyens ont lancé, ce samedi 19 février, une pétition, pour réclamer la libération immédiate de Zakaria Hannache.

« À quelques jours du troisième anniversaire du hirak, l’arrestation de Zaki Hannache est une énième dérive du système autoritaire au pouvoir », écrivent les signataires qui rappellent que Zaki Hannache « a été placé en garde à vue au commissariat Rue docteur Saadane ex-Trolard (Alger) en attendant sa présentation devant le parquet ».

L’activiste « est un modèle d’engagement pacifique au sein du hirak populaire », ajoutent-ils, précisant que « depuis plus de deux ans, il fait un travail exceptionnel de veille sur la situation des détenus d’opinion, les violations des droits humains et la répression des militants et citoyens engagés au sein du hirak ».

Un modèle d’engagement politique

Parmi les signataires dont la liste reste ouverte, on y trouve les avocats Mustapha Bouchachi, Abdelghani Badi, Noureddine Benissad, Yamina Allili, Nabila Smaïl, l’activiste Fodil Boumala, le Sociologue Nacer Djabi, le président du RCD Mohcine Belabbas, l’ancien Premier-secrétaire du FFS, Ahmed Djedaï, les députés démissionnaires Ramdane Tazibt (PT) et Khaled tazaghart, des journalistes et des militants associatifs. Parmi les organisations figurent la LADDH, SOS Disparus, Dzayer 2.0, Riposte international, le Réseau algérien contre la répression et pour la libération des détenus d’opinion et IBTYKAR.

Les initiateurs de la pétition rappellent que Zaki n’est pas seulement engagé à vérifier et à relayer les informations. « Il est un soutien moral à plusieurs familles de détenus ». « En arrêtant ce jeune militant qui a fait ses écoles au sein du mouvement populaire, le système au pouvoir veut occulter la question des détenus d’opinions et affaiblir le travail de veille effectué par les défenseurs des droits humains », accusent les signataires.

« Le pouvoir veut occulter la question des détenus d’opinions »

Tout en rappelant qu’à ce jour, « plus de 300 personnes sont arbitrairement détenues », ils décrivent « un climat de terreur (qui) pèse sur les militants et les citoyens investis dans le hirak dont les droits et les libertés les plus fondamentales sont menacés ».

« Plusieurs d’entre eux sont emprisonnés ou subissent des pressions policières et judiciaires lourdes », constate-t-on, malgré que l’Algérie garantisse ces droits et libertés dans la Constitution et ait ratifié des conventions internationales qui les protègent.

Tout exprimant un « soutien indéfectible à Zaki Hannache, aux détenus d’opinion et à tous ceux qui subissent les affres de la répression », les signataires condamnent fermement « la dérive répressive », appellent « à y mettre fin dans les plus brefs délais » et exigent « la libération immédiate et la réhabilitation pleine et entière des détenus d’opinion ».

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