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Politique

Une foule nombreuse accompagne Bouregaa à sa dernière demeure

Yasmine Marouf-Araibi

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Une foule nombreuse a accompagné le moudjahid Lakhder Bouregaa, décédé mercredi soir des suites du coronavirus, à sa dernière demeure au cimetière de Sidi Yahia à Hydra, Alger.

Décédé hier soir à l’hôpital de la sûreté nationale les Glycines à El Biar, le corps du défunt a été d’abord transporté à sa maison à Parado à Hydra où une foule nombreuse l’attendait dont les anciens détenus Karim Tabbou, Fodil Boumala et Samir Benlarbi.

Transporté à bord d’une ambulance de la protection civile, le cercueil a ensuite été acheminé au cimetière de Sidi Yahia où le défunt a réclamé à être enterré. Un grand nombre de citoyens a marché pour l’accompagner à sa dernière demeure.

Alors que l’ambulance essayait de se frayer un chemin parmi la foule, celle-ci scandait des slogans du mouvement populaire, Hirak, dont “Bouregaa repose toi, nous continuerons le combat”. Des chants patriotiques datant de la guerre de libération nationale ont également été chantés en choeur pour commémorer le parcours du commandant de la wilaya 4 historique.

Après une trentaine de minutes de marche, le cortège humain est arrivé au cimetière. A la vue des personnels de l’armée national populaire venus à l’enterrement de Lakhder Bouregaa, les présents ont scandé des slogans hostiles aux militaires dont “les généraux à la poubelle, l’Algérie sera indépendante”, pointant ainsi “l’hypocrisie du système”. La foule a également fustigé la télévision publique qui l’accusait l’an dernier d’usurpation d’identité avant de vanter son parcours ce jeudi.

«Ya sahafa ya chiyatine ! ntouma sbabna yel medhlouline» ( presse ! bande de brosseurs ! Vous êtes la source de notre malheur, bande de lâches !), scandait la foule.

Décédé une année à peine après sa libération de prison, les partisans du mouvement populaire ont reproché au pouvoir de l’avoir fait passé les derniers mois de sa vie en prison.

En effet, Lakhder Bouregaa a été incarcéré dans le cadre du hirak en juin 2019 pour “atteinte au moral des troupes de l’armée” et “atteinte à corps constitué”. Il a été remis en liberté provisoire le 02 janvier 2020.

Le moudjahid a été condamné en mai dernier à 100,000 DA d’amende, le procureur général près le tribunal de Bir Mourad Rais avait requis un an de prison ferme et 20 000 DA d’amende.

Ainsi, peu après 15h30h le dernier voeu du défunt a été exaucé. Après la prière d’Al Asr, il a été enterré là où il le souhaitait. La plaque sur sa tombe indiquait, “Moudjahid Lakhder Bouregaa né le 13-03-1933, mort le 04-11-2020”.








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