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Economie

Un navire de la CNAN-Nord saisi à titre conservatoire à Anvers

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© DR | Le navire Constantine, appartenant à la CNAN-Nord

Le Constantine, un navire de fret maritime propriété de la compagnie algérienne CNAN-Nord est bloqué au port d’Anvers en Belgique depuis le 22 décembre dernier. La filiale du Groupe algérien de transport maritime (GATMA) a omis d’honorer une facture d’un fournisseur de lubrifiants. Ce dernier a saisi la justice belge qui a ordonné la saisie à titre conservatoire du bateau.

Mr Smail Larbi Ghomri, Directeur général du groupe GATMA a justifié dans une déclaration à l’APS que c’est « une pratique courante pour tous types de compagnies maritimes à travers le monde qui doivent s’acquitter d’une créance auprès d’un port étranger ou un fournisseur dans les limites des modalités de paiement ».

Seulement, cette situation de blocage des bateaux dans les ports étrangers « arrive un peu trop souvent aux navires des deux compagnies du Groupe (Cnan-Nord et Cnan-Med, Ndlr) », selon un professionnel du secteur maritime en Algérie. Les deux compagnies « sont criblées de dettes, tant localement qu’à l’étranger », nous confie-t-il.

Les compagnies issues de la filialisation de la CNAN n’arrivent pas à trouver le cap malgré toute l’aide dont elles bénéficient de l’Etat. Tout récemment, en septembre 2019, une note de l’Association des banques et des établissements financiers, instruisait les banques d’interdire le payement du fret maritime en devises. Les opérateurs économiques ont été priés de donner la priorité aux compagnies nationales pour le chargement de leurs marchandises.

Avec tout le potentiel de fret constitué par les importations, le Groupe GATMA n’hérite que d’une infime partie des dividendes à tirer du transport des millions de tonnes de marchandises entrant annuellement en Algérie. A l’inverse, les multiples compagnies maritimes internationales installées chez nous connaissent une croissance exponentielle. La floraison des Freight Forwarder internationaux qui proposent leurs services aux opérateurs économiques locaux est le meilleur indice que le marché du transport maritime est promis à un bel avenir en Algérie.

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Economie

Energie-coronavirus : le prix du pétrole de l’Opep à son plus haut niveau depuis le début de la crise sanitaire

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© DR |

Le panier de l’Opep, constitué de prix de référence de 13 pétroles bruts, s’est établi à plus de 42 dollars, son plus haut niveau depuis le début de la crise du Covid-19, selon les données publiés jeudi par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole.

Ce panier de référence de l’Opep (ORB), qui comprend le pétrole algérien (le Sahara Blend), avait a atteint mercredi, 42, 66 dollars, contre 38,22 dollars le baril mardi dernier, précise la même source sur son site web. Il s’agit de son importante hausse mensuelle depuis la crise de la pandémie du Coronavirus qui a eu de graves conséquences sur la demande de l’or noir et les prix qui avaient chutés à 16 dollars.

La première augmentation mensuelle de l’ORB , depuis décembre 2019 a été enregistrée en mai dernier ,avec le début de l’application de l’accord de baisse de production des pays de l’OPEP + signataires de la déclaration de coopération.

Sur une base mensuelle, l’ORB avait augmenté de 7,51 dollars à 25,17 dollars/b, en hausse de 42,5%, avait indiqué l’Opep dans son dernier rapport mensuel.

Cette hausse reflétait des gains dans les principaux repères, car l’offre mondiale de pétrole a diminué et la demande de pétrole brut a commencé à s’améliorer progressivement au milieu de l’assouplissement des contraintes liées au COVID-19, avait expliqué également l’Organisation.

Pour ce début de mois du juillet, la progression du prix moyen de pétrole brut de l’Opep intervient dans le moment ou les 23 pays de l’Opep+ entament la seconde phase de baisse de production pour soutenir les prix de l’or noir.

Pour ce mois de juillet, ces pays sont tenus d’appliquer une baisse de leur production de l’ordre de 9,6 mb/ j durant le juillet 2020, selon les décisions prises lors des réunions de l’Opep et l’Opep + ,tenues le 6 juin dernier.

Mardi, le secrétaire général de l’Organisation du pétrole (Opep), Mohamed Barkindo a salué les décisions historiques prises lors des récentes réunions ministérielles de l’OPEP et des pays non membres de l’OPEP tenues en avril et juin, qui, a-t-il dit, apportent un ‘’soutien indispensable au processus d’équilibrage des marchés et à l’économie mondiale’’.

“Il y a de la lumière à l’horizon alors que certaines des plus grandes économies du monde ont commencé à supprimer progressivement leurs fermetures nationales, ce qui a provoqué une poussée très bienvenue de la demande de pétrole”, a-t-il ajouté.





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Sonatrach-ENI : signature de plusieurs accords de coopération principalement dans le secteur gazier

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© DR | Sonatrach

 La Compagnie nationale des Hydrocarbures Sonatrach et le groupe italien ENI ont signé mercredi à Alger plusieurs accords de coopération dans le secteur du gaz et un mémorandum d’entente portant sur les possibilités d’investissement dans l’exploration et la production d’hydrocarbures.

En présence du ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar et des P-dg des deux compagnies respectivement MM. Toufik Hakkar et Claudio Descalzi, les deux parties ont signé un mémorandum d’entente (MoU) pour identifier les possibilités d’investir conjointement dans l’exploration et la production d’hydrocarbures en Algérie dans le cadre de la nouvelle Loi sur les hydrocarbures.

Le MoU couvre aussi l’examen des opportunités d’exploration et de production à l’international.

Il a été également procédé à la signature de trois (03) accords gaz portant sur la commercialisation par Sonatrach, pour le compte des parties, du gaz sec issu des périmètres Ourhoud II, Sif Fatima II et Zemlet El Arbi, d’un volume annuel de près de 1,5 milliards m3, et ce jusqu’en 2049.

De plus, un avenant du contrat de vente de gaz signé entre Sonatrach et ENI, fixant les conditions commerciales pour l’année gazière 2020-2021. Ledit contrat, datant de 1977, a été renouvelé en mai 2019 pour l’approvisionnement du marché italien pour une durée de huit (8) années fermes jusqu’en 2027, plus deux années optionnelles supplémentaires.

Lors d’un point de presse en marge de cette cérémonie de signature, le ministre de l’Energie a salué la poursuite des relations de partenariat entre les deux groupes énergétiques rappelant qu’ENI possède plus de 12 contrats de coopération avec Sonatrach dans l’exploration et l’exploitation.

“C’est (ENI, Ndlr) un partenaire historique et de premier plan pour l’Algérie dans le secteur de l’énergie”, a réaffirmé M. Attar, soulignant l’intérêt de développer la coopération entre les deux parties dans les secteurs de l’amont, de l’aval et en matière de commercialisation dans un intérêt commun.

Pour le P-dg de Sonatrach, le MoU permettra de renforcer les relations entre les deux parties dans les domaines de l’exploration et de l’exploitation en Algérie.

“Il y a beaucoup d’opportunités que nous devons examiner ensemble. Il s’agira également d’évaluer les opportunités à l’international et de développer les projets d’énergie solaire au niveau des gisements de l’association Sonatrach-ENI”, a indiqué M. Hakkar.

Pour M. Descalzi, malgré la conjoncture internationale du secteur énergétique qui a nécessité la baisse des investissements de la compagnie italienne de près de 35 %, “ENI a décidé de continuer et de rester avec un budget intégral en Algérie”.

“Cela montre que nous travaillons bien avec nos associés en terme de temps, de procédures”, a estimé le représentant italien.

Selon un communiqué de Sonatrach, “cette rencontre confirme la volonté des deux parties de développer leur partenariat dans divers segments de l’industrie pétrolière et gazière ainsi que dans le domaine des énergies renouvelables”.

Des études pour la réalisation de nouveaux projets de centrales photovoltaïques à l’instar de celui réalisé au niveau du site de production de BRN, seront incessamment entamées, selon le même document.

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Pétrole: le Brent à plus de 41 dollars

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© DR |

Les prix du pétrole reculaient mardi devant les inquiétudes des investisseurs face à la crise du coronavirus et la perspective d’un retour sur le marché de la production libyenne.

Mardi matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août, dont c’est le dernier jour de cotation, valait 41,10 dollars à Londres, en baisse de 1,46% par rapport à la clôture de lundi.

A New York, le baril américain de WTI pour le même mois perdait 1,54%, à 39,09 dollars.

Les prix du brut “plafonnent du fait des préoccupations croissantes sur le contrôle actuel de l’épidémie de Covid-19 et d’une possible deuxième vague”, a estimé Tamas Varga, analyste.

La pandémie de Covid-19, qui vient de franchir deux seuils symboliques – plus d’un demi-million de morts et dix millions de cas – “est loin d’être finie” et “s’accélère” même, a averti lundi l’Organisation mondiale de la santé, appelant le monde à se mobiliser sans attendre un vaccin.

“Le prix actuel du pétrole est une sorte de “no man’s land” intéressant”, a jugé Louise Dixon, analyste, permettant aux investisseurs “d’attendre de nouvelles données, notamment côté demande”.

Ces derniers sont attentifs à la situation en Libye, assurent plusieurs analystes, alors que le pays revient au cœur des discussions diplomatiques.

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