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Société

Un millier d’Algériens « abandonnés » à Istanbul depuis une semaine

Meriem Nait Lounis

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© DR | Des algériens bloqués en Turquie
© DR | Des algériens bloqués depuis une semaine à l'aéroport international Istanbul

Un millier d’algériens sont bloqués à l’aéroport international d’Istanbul en Turquie depuis 7 jours, suite à l’annulation par le gouvernement algérien de leurs vols retours, à cause de la pandémie Covid-19. Sans aucune assistance et face à la menace de contamination au Covid-19, ces algériens sont livrés à eux même.

Plusieurs passagers témoignent de la gravité de la situation à laquelle font face les passagers. « La majorité sont dans la zone d’embarquement mais une autre partie est toujours à l’extérieur » témoigne un passager.

Les vidéos parvenues à notre rédaction montrent bien la détresse des familles dont des enfants et des personnes âgées. Les voyageurs algériens ne sont pas convaincus par la visite du consul algérien qui s’est déplacé sur les lieux. « Il nous a dit qu’il attend les consignes du gouvernement algérien » nous confie un des passagers qui s’inquiète des de la suite des échanges.

« Il nous a demandé si on accepte le confinement ici à Istanbul au lieu d’accélérer les choses afin de rentrer chez nous. Ici le nombre de personnes contaminées et de décès ne cesse d’augmenter, alors pourquoi nous garder ici ? » s’interroge la même source.

Alors que tous les magasins sont fermés, sans lieu de repos, les algériens ont improvisé une manifestation à l’enceinte de l’aéroport turc, chose qui a consterné les agents de police qui ont usé de la force pour calmer les algériens, pourtant restés pacifiques.

« Tout est fermé, il n’y a pas où s’acheter à manger et même les distributeurs sont vides » affirment plusieurs témoins. « Nous sommes environ mille personnes dans la zone internationale sans compter ceux qui sont à l’extérieur, alors qu’Il fait très froid le soir ».

Plus grave, la police turque à barricadé la zone dans laquelle se trouvent les algériens dont plusieurs personnes âgées et malades qui se sont évanouies à cause de ces conditions « inhumaines », pour reprendre les termes des passagers.

Si les passagers de trois vols de la compagnie Air Algérie, et un vol de Turkish Airlines pointent tous du doigt la compagnie nationale, qui selon eux refuse de les rapatrier, la réalité est tout autre.

Nous avons essayé de contacter l’ambassade d’Algérie en Turquie, mais à chaque tentative, « les personnes habilitées pour répondre à nos questions sont absentes » nous répond-t-on.

Alors que les gouvernements du monde entier prennent tous des mesures exceptionnelles dans le but d’assurer la sécurité et la protection de leurs concitoyens de cette pandémie, les autorités algériennes laissent plus de 1000 ressortissants seuls et sans aucune assistance dans un aéroport « étrangers. « Je pense que certains vont mourir de soif et non pas du coronavirus » regrette un des passagers.

Les passagers regrettent ce mépris qu’ils subissent et assurent qu’ils sont prêts à “dormir dans un gymnase ou une cité universitaire en Algérie, que de rester humiliés et jetés par terre dans un pays étranger”.

Société

En vacances depuis mars, les élèves du cycle primaire rejoignent les bancs de l’école

Yasmine Marouf-Araibi

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Plus de cinq millions d’élèves du cycle primaire rejoindront ce mercredi leurs établissements scolaires après plus de sept mois de vacances forcées en raison de la pandémie de coronavirus.

En effet, selon les données communiquées par le ministère de l’Education nationale, plus de 5.289.666 élèves inscrits au cycle primaire, répartis sur 19.703 établissements scolaires à travers le territoire national rejoindront les bancs de l’école ce mercredi.

Le coup d’envoi de la rentrée scolaire pour l’année 2020-2021 sera donné par le Premier ministre Abdelaziz Djerad qui s’est déplacé pour l’occasion à la wilaya de Batna à la tête d’une délégation ministérielle.

Cette rentrée qui intervient alors que le nombre de contaminations par le coronavirus connait un rebond inquiète les parents d’élèves qui ont appelé à reporter encore une fois la date de la reprise.

Cependant le ministre de l’Education Mohamed Ouadjaout a rassuré qu’un protocole sanitaire a été adopté en collaboration avec le comité scientifique du ministère de la Santé. Il s’agit, en plus de la distanciation sociale et la désinfection des lieux, de répartir les élèves en groupes, de travailler par alternance et de réduire proportionnellement le volume horaire pour chaque matière

De son coté, le ministre de la Santé nationale, Abderrahmane Benbouzid a affirmé lors de ses différentes sorties médiatiques que la rentrée scolaire doit avoir lieu même si la situation épidémiologique ne s’améliore pas. “Nous devons co-exister avec le virus”, avait-t-il dit.

Aussi fermés depuis le 12 mars dernier, les établissements du cycle moyen et secondaire rouvriront leurs portes aux élèves le 4 novembre prochain.

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Société

Coronavirus: 223 nouveaux cas et 8 décès supplémentaires

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR |

223 nouveaux cas de coronavirus et 8 décès supplémentaires ont été enregistrés au cours des dernières 24h en Algérie, a informé le comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie de coronavirus.

131 nouveaux cas de guérison ont été enregistrés au cours des dernières 24h. Le Bilan national s’élève ainsi à 54829 cas, 1873 décès et 38346 guérisons, précise le comité.

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Société

Suppression de jurés dans les tribunaux criminels : L’objection des avocats

Melissa NAIT ALI

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Plusieurs dizaines d’avocats ont organisé, aujourd’hui 25 février, un rassemblement devant le tribunal Abane Ramdane à Alger. Ils demandent le respect des lois et la Constitution et dénoncent le 5ème mandat du chef de l’Etat.
© INTERLIGNES | Manifestation des avocat Alger


L’Union des ordres des avocats (UNOA) rejette une série de dispositions contenues dans le projet de réforme des tribunaux criminels proposé par le ministère de la justice. Soumis à débat en vue de son enrichissement, le texte essuie déjà des critiques acerbes de la part des robes noires.


En effet, dans un communiqué rendu public ce mardi, l’UNOA mis l’accent sur, notamment, trois points essentiels contraires, à ses yeux, au principe du procès équitable. Selon le communiqué, les avocats s’opposent catégoriquement à la suppression de l’instance des jurés dans les tribunaux criminels.

« L’ensemble des barreaux s’oppose à la suppression de cette instance, car elle n’est pas conforme au disposition de l’article 164 de la Constitution. De plus l’instance des jurés est une garantie fondamentale d’une justice équitable et un acquis pour la Algériens depuis l’indépendance », lit-on dans ce communiqué.

L’article 164 de la Constitution, rappelons-le, stipule que « la justice est rendue par des magistrats. Ils peuvent être assistés par des assesseurs populaires, dans les conditions fixées par la loi ».

En outre, l’Union appelle à un meilleurs choix des jurés parmi les magistrats les plus compétents qui devraient être soumis à une période de formation spéciale. L’instance des jurées est composée généralement de trois magistrats qui statuent ensemble lors des verdicts.

L’UNOA exigent également que la Cour d’appel criminelle se tient dans une région limitrophe comme c’est le cas en France et non pas dans la même wilaya où est situé le tribunal de première instance, afin d’éviter toute interférence dans le déroulement des procès.

Les robes noires demandent également la suppression de l’article 271 du code de procédure pénale qui permet le jugement des affaires criminelles sans la présence des avocats. Cet article, selon le même communiqué, permet à l’accuse de se faire défendre par un de ses proches ou des amis. « Pourtant, les complications procédurales et objective des tribunaux criminels exigent la présence des avocats », explique l’UNOA dans son communiqué.

De plus, l’Union réclame la suppression de la procédure de la citation directe, devenue, selon la même source, une sérieuse entrave au bon fonctionnement de la justice criminelle qui engendre une hausse du nombre de détention provisoire.

Poursuivant, les avocats demandent le retour aux procès groupés quand il s’agit de délit, dont les peines ne dépassant pas les 5 ans d’emprisonnement. « Cette procédure a prouvé son efficacité par le passé dans la protection des droits et des libertés ainsi le respect de procès équitables », ajoute l’Union des ordres des avocats.

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