Un marin tunisien tué sur la côte algérienne: Abdelkader Hedjar convoqué par le MAE tunisien

L’ambassadeur d’Algérie à Tunis, Abdelkader Hadjar, a été convoqué au ministère tunisien des affaires étrangères du ce pays pour apporter des éclaircissements sur les tirs des gardes côtes algériens sur une embarcation de pêche tunisienne qui ont fait un mort. C’est ce qu’a annoncé Tunisie Agence Presse (TAP), hier vendredi, en citant un communiqué du ministère tunisien des affaires étrangères. 

Crédit photo: DR | Abdelkader Hedjar en compagnie de Abdelkader Messahel

L’ambassadeur d’Algérie à Tunis, Abdelkader Hadjar, a été convoqué au ministère tunisien des affaires étrangères de ce pays pour apporter des éclaircissements sur les tirs des gardes côtes algériens sur une embarcation de pêche tunisienne qui ont fait un mort. C’est ce qu’a annoncé Tunisie Agence Presse (TAP), hier vendredi, en citant un communiqué du ministère tunisien des affaires étrangères. 

Jeudi 31 janvier, les médias tunisiens annonçaient que des gardes côtes algériens auraient ouvert le feu au large des côtes algéro-tunisiennes sur une embarcation de pêche de Tabarka (Gouvernorat de Djendouba). Les balles ont atteint un jeune patron de pêche de 33 ans, Maher Ben Mongi Briki, qui a été grièvement blessé avant de succomber à ses blessures dans l’ambulance qui le transportait à l’hôpital de Tabarka (Tunisie) d’où il est originaire.

Selon une déclaration à la presse tunisienne, Houssem Jbabli, porte-parole de la Garde nationale tunisienne repris par l’AFP, « un bateau de pêche de Tabarka avec à son bord trois pêcheurs a essuyé des tirs de la part de la gendarmerie maritime algérienne alors qu’ils se trouvaient dans les eaux territoriales de l’Algérie. Les trois personnes à bord du bateau ont refusé d’obtempérer à la sommation des garde-côtes algériens leur demandant de s’arrêter».

L’agence TAP a encore précisé que  «l’ambassadeur algérien a exprimé ses regrets pour ce drame et a présenté ses sincères condoléances à la famille du marin pêcheur, soulignant qu’il effectuera les contacts nécessaires avec les autorités de son pays afin de clarifier les détails de cet incident ».

Pour l’instant, les autorités algériennes n’ont fait aucune déclaration sur ce qui est considéré par les autorités tunisiennes comme  « accident ». On croit savoir aussi que les consignes de sécurité auraient été renforcées dans la Marine algérienne après une nouvelle découverte de 300 kg de cocaïne sur une plage de Skikda le 25 janvier.

Un accident semblable à celui de jeudi s’est produit en 1994 lorsque les gendarmes maritimes tunisiens ont ouvert le feu sur un chalutier faisant un mort, Kahlaoui Nasri, un patron de pêche d’El Kala. C’est ce que nous a appris la Chambre de la pêche et de l’aquaculture d’El Tarf qui se dit profondément touchée par la mort du jeune pêcheur de Tabarka.

Il arrive assez fréquemment que les gardes côtes algériens arraisonnent des embarcations de pêche tunisiennes qui pénètrent illégalement dans les eaux territoriales algériennes. Cela se termine généralement par des amendes et la restitution du bateau et des engins de pêche saisis.