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Politique

Un citoyen agressé par un policer à Maghnia: Une enquête a été ouverte

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR |

Une enquête judiciaire a été ouverte après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant un agent de police agresser un citoyen à Maghnia, wilaya de Tlemcen, annonce l’agence de presse officielle (APS).

Selon l’APS, le procureur de la République près la cour de Maghnia a instruit les services concernés “pour diligenter une enquête afin de vérifier la véracité du contenu de la vidéo publiée et délimiter les responsabilités”, et ce, conformément à l’article 11 alinéa 3 du Code des procédures pénale.

Le communiqué du Procureur de la République, communiqué à l’APS, explique que le centre postier de la ville de Maghnia a été envahi par de nombreux citoyens provoquant une grande anarchie et obligeant les services de l’ordre public à y intervenir pour organiser la queue.

“Sur place”, ajoute-t-on, “un citoyen a été victime d’une agression physique de la part d’un agent de l’ordre”. l’incident a été filmé et publié sur une page facebook.

Depuis plusieurs jours, alors que l’Algérie fait face à une recrudescence des cas de contaminations, les bureaux de postes font face à un manque de liquidité provoquant de longues files d’attente contraires aux recommandations sanitaires.

Politique

Levée de l’immunité parlementaire: Mohcine Belabbas refuse de se présenter devant la commission des affaires juridiques de l’APN

Melissa NAIT ALI

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© DR | Le président du RCD, Mohcine Belabass


La procédure de levée de l’immunité parlementaire du président du RCD, Mohcine Belabbas, est comme attendu accélérée. La Commission des affaires juridique de l’APN, destinataire jeudi dernier de la requête du ministère de la justice, a convoqué officiellement l’homme politique à se présenter, mercredi 30 septembre à l’Assemblée.


La décision a été confirmée aujourd’hui par la commission présidée par le député du FLN, Abdelhamid Si Affif. Mais le président du RCD a déjà tranché la question. Il ne répondra pas à la convocation.
« Je suppose qu’ils vont me convoquer rapidement, car il y a une volonté de précipiter les choses. Mais je n’irai pas à l’APN, car nous avons gelé nos activités à l’Assemblée depuis février 2019 », a-t-il déclaré, lundi soir, sur le plateau de Berbère TV.

Mohcine Belabbas commente également cette procédure et dénonce un « acharnement contre sa personne et contre son parti ». « Implicitement, j’ai renoncé à mon immunité. De plus, dans un mois, la Constitution sera adoptée et ce texte prévoit une levée automatique de l’immunité parlementaire dans ce genre de cas », a-t-il rappelé.


Ce faisant, le premier responsable du RCD appelle le juge d’instruction à le convoquer directement. « Le juge doit me convoquer, car il y a une volonté de salir mon image et l’image du parti que je dirige. Il y a eu une grave violation du secret de l’instruction », a-t-il dénoncé.


Selon lui, le « RCD dérange les tenants du pouvoir en raison de sa présence dans le Hirak et de la vague d’adhésion des jeunes du mouvement qui ont même pris des responsabilités au sein du parti ».

Le bureau de l’APN, rappelons-le, avait reçu, jeudi, une demande de levée de l’immunité parlementaire de deux députés. Outre Mohcine Belabbas, la justice réclame aussi la tête de l’ancien ministre et député du FLN, Abdelkader Ouali.

Le président du RCD avait été convoqué, en été dernier, par la brigade de la gendarmerie de Gué de Constantine, à Alger, dans le cadre de l’enquête sur le décès d’un ressortissant marocain sur son propre chantier.

Il affirme avoir accepté de répondre volontairement aux questions des gendarmes chargés de l’enquête. Pour de nombreux observateurs de la scène nationale, il y a une volonté de réduire au silence Mohcine Belabbas par ceux qui ont fourni les détails de cette affaire à la chaîne privée El Hayat.

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Politique

La PPLAAF demande la libération de Noureddine Tounsi et répond aux accusations d’espionnage

Yasmine Marouf-Araibi

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La plateforme de Protection des Lanceurs d’Alerte en Afrique (PPLAAF) a répondu mardi aux accusations d’espionnage qui lui ont été collées par la Justice algérienne après l’arrestation du lanceur d’alerte Noureddine Tounsi et a appelé à sa libération.

“Les autorités algériennes devraient immédiatement libérer le lanceur d’alerte Noureddine Tounsi, arrêté le 21 septembre 2020 à Oran puis mis en examen et placé en détention provisoire le lendemain”, a appelé mercredi la Plateforme de Protection des Lanceurs d’Alerte en Afrique (PPLAAF).

“Noureddine Tounsi est le lanceur d’alerte à l’origine de révélations sur des faits de corruption au sein de l’Entreprise Portuaire d’Oran (EPO). Les révélations de M. Tounsi datent de 2017 et avaient été largement relayées par la presse locale. Après avoir alerté en vain sa hiérarchie, il avait décidé de les rendre public”, précise la plateforme.

Selon la PPLAAF, Noureddine Tounsi, qui a été mis en examen le 23 septembre 2020 par un juge d’instruction, “serait notamment soupçonné d’intelligence avec des agents d’une puissance étrangère et divulgation de secret d’entreprise”.

En effet, d’après la plateforme, Noureddine Tounsi “aurait notamment été accusé d’espionnage au prétexte qu’il aurait partagé des informations” avec elle.

Face à ces accusations, la PPLAAF répond et explique qu’elle “est en relation avec Noureddine Tounsi depuis la fin de l’année 2017. A cette époque, la presse locale avait déjà publié l’ensemble de ses révélations”.

“Depuis, PPLAAF s’est contentée de l’appuyer dans sa défense judiciaire, alors qu’il était visé par un nombre impressionnant de procédures concomitantes”, explique-elle.

« PPLAAF est une ONG indépendante, qui aide juridiquement celles et ceux qui veulent révéler des activités illégales ou contraires à l’intérêt général africain, pour y mettre un terme », a déclaré Henri Thulliez, directeur de PPLAAF.

Pour la plateforme, “tout est bon pour réduire au silence les vigies de la démocratie. C’est très regrettable ». Elle évoque dans ce sens le cas de Khaled Drareni, journaliste et correspondant de Reporters sans frontières en Algérie, condamné en septembre à deux ans de prison ferme.

« Après la condamnation du journaliste Khaled Drareni pour « incitation à attroupement non armé et atteinte à l’unité nationale » et « à l’intégrité du territoire national », voilà que les autorités algériennes se distinguent en cherchant à emprisonner un lanceur d’alerte pour « espionnage » », a déclaré William Bourdon, président de PPLAAF.

« Après que les autorités algériennes ont accusé Reporters sans frontières de « déstabiliser » le pays, elles accusent PPLAAF et un courageux lanceur d’alerte d’espionnage“, condamne la plateforme.

Pour rappel, Noureddine Tounsi a été arrêté en juin 2018 avec le journaliste Said Boudour, puis libéré le 4 juin 2018. Il a ensuite été arrêté à nouveau été arrêté le 21 septembre 2020 et placè en détention. Selon la PPLAAF, son avocat a introduit une demande de remise en liberté provisoire le dimanche 27 septembre.

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Politique

Béjaia: Une marche en solidarité avec Khaled Tazaghart

Yasmine Marouf-Araibi

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Une marche a été organisée ce mardi à Tazmalt, wilaya de Béjaia, en solidarité avec l’ex-député, Khaled Tazaghart qui a été condamné dimanche à un an de prison ferme avec mandat de dépôt.

Plusieurs dizaines de personnes, munis de pancartes et portrait du militant incarcéré, ont envahis les rues de Tazmalt ce mardi matin pour réclamer sa libération “immédiate” et “inconditionnelle”.

La manifestation a été retransmise en direct par Berbère Télévision. Sur les banderoles et pancartes portées par les manifestants ont peut lire “libérez le militant infatigable”, “libérez les détenus”. Les revendicateurs portaient également les photos du journaliste Khaled Drareni, du militant Brahim Laalami et de l’activiste Mohamed Tadjadit, entre autres détenus.

Concernant les slogans, on peut entendre, “libérez les otages”, “Etat civil, non militaire” et “nous sommes les enfants d’Amirouche, nous ne faisons pas marche arrière”.

La manifestation s’est déroulée dans le calme. Aucun incident ni interpellation n’ont été signalés.

Pour rappel, le député démissionnaire Khaled Tazaghart a été condamné ce dimanche à un an de prison ferme avec mandat de dépôt.

Arrêté le samedi 26 septembre, Khaled Tazaghart est poursuivi pour “incitation à attroupement”, “publications pouvant porter trouble à l’ordre public” et “violation des mesures du confinement sanitaire”.

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