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Un appel contre sa dissolution a été déposé au Conseil d’Etat: RAJ, l’espoir de renaître

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Dissoute il y a sept mois, l’ssociation Rassemblement-action-jeunesse (RAJ), espère se relancer et retrouver l’activité militante pour une « Algérie prospère ». Ses avocats ont déposé au courant de la semaine dernière, « un appel auprès du Conseil d’Etat, contre le jugement de dissolution rendu par le tribunal administratif d’Alger », a indiqué, mercredi, l’association dans un communiqué.

RAJ precise que la requête d’appel a également été « notifiée » au ministère de l’Intérieur et des collectivités locales.

Cette démarche, bien quelle soit purement réglementaire, exprime cet « espoir que la haute juridiction administrative rendra justice à l’association RAJ, à ses militants et militantes ainsi qu’à la liberté d’association (…) en annulant la décision de dissolution », souligne l’association.

Considérée comme l’un des acquis des événements d’octobre 88, l’association qui regroupe des centaines de jeunes de divers horizons a été très actives lors du mouvement populaire Hirak de février 2019. Des conférences, des tables rondes et des rencontres de proximité ont été initiées par RAJ. Elle a même été partie prenante de plusieurs initiatives de sortie de crise, proposées par différentes composantes de la société, pour une transition démocratique du système.

Mais tout cela n’arrangeait pas le pouvoir en place qui, dans sa logique d’étouffer tous les espaces d’expression libre et de voix discordantes, a intenté une action en justice contre une association en action sur le terrain.

Le 13 ocrobre 2021 tomba la sentence. Le tribunal administratif d’Alger prononcé la dissolution de RAJ après 28 ans d’existence, de militantisme et de luttes démocratiques. Derrière cette décision, le ministère de l’Intérieur qui avait déposé une requête pour motif que « les activités de l’organisation étaient contraires aux dispositions de la législation algérienne relatives aux associations ».

Un vend d’indignation et de dénonciation a suivi ce verdict. Partis politiques, personnalités et militants avaient évoqué « une atteinte » à la liberté d’association. Même des ONG internationales n’ont pas cessé de dénoncer « l’arbitraire ».

« La décision de dissoudre le Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) est une nouvelle dévastatrice pour les droits humains en Algérie. Elle illustre également, de manière alarmante, la détermination des autorités à durcir la répression des activités militantes indépendantes et à réprimer l’exercice des droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique. Fermer des organisations de la société civile, c’est apporter l’une des restrictions les plus sévères qui soient au droit à la liberté d’association », avait écrit, ce jour là, Amnesty international.

Durant 29 ans d’existence, l’association dit avoir fait preuve « de lutte pacifiques sans relâche, de responsabilité, d’engagement et de dévouement en faveur de la jeunesse, de la citoyenneté, de la liberté, de la démocratie et de l’unité ».

Une annulation de la décision du tribunal administratif portant sa dissolution « redonnera droit au RAJ et aux siens-es de continuer, génération après génération, à militer pour une Algerie prospère », affirme-t-elle. Et elle « ne sera que justice », conclut RAJ.

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