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Tunisie: importante manifestation des partisans d’Ennahdha

Feriel Bouaziz

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© DR | Yassine Gaidi, Tunis le 27 Fevrier 2021
© DR | Yassine Gaidi, Tunis le 27 Février 2021

Des partisans du mouvement politique tunisien islamiste et conservateur Ennahdha, ont envahi les rues de Tunis le samedi 27 février. Venus de plusieurs villes, ces derniers ont plaidé pour une “unité nationale“, “le respect de la Constitution” ainsi qu’un “dialogue et une stabilité politique“, rapporte l’agence Tunis Afrique Presse.

Les manifestants venus par milliers, se sont réunis à l’avenue mohamed V, où le coup d’envoi a été donné pour se diriger ensuite vers l’avenue Habib Bourguiba au centre-ville de Tunis.

Également présent dans la manifestation, Rached Ghannouchi, chef du parti islamiste Ennahdha a déclaré que la Tunisie, “vit, actuellement, sous la cadence d’une guerre verbale (…) force sera de se méfier des dérapages“, alerte-t-il.

Appelant au dialogue, M. Ghannouchi insiste sur le fait que le pays a plus que jamais ,”besoin de réformes”. N’écartant pas néanmoins la possibilité que les sommets de l’exécutif puissent trouver un terrain d’entente pour le dialogue et la discussion.

Selon le chef du parti, “la prochaine étape verra la mise en place de la Cour constitutionnelle outre l’amendement de la loi électorale ((…)“, confie-t-il. Et d’ajouter qu’il est important pour le peuple tunisien de faire preuve de patience pour acquérir “la démocratie tunisienne“.

“Le dialogue représente la seule et unique solution”

De son coté, le porte-parole d’Ennahdha, Fathi Ayadi a déclaré que le but principal de cette manifestation n’est nul autre que d'”inviter tous les partis politiques à un dialogue permettant de trouver des solutions à la situation difficile que connaît le pays sur les plans politique, économique et social“, estimant que “le dialogue représente la seule et unique solution“.

Il est important de noter que le président Tunisien, Kaïs Saïed, a rejeté fin janvier un remaniement ministériel annoncé par le chef du gouvernement, Hichem Mechichi, et ce, pour “raison de soupçons de corruption et de conflits d’intérêts” et le non respect des “procédures prévues par la Constitution“.

 

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