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Politique

Tribunal militaire: Tartag refuse de se présenter, les avocats formulent une demande de report

Le tribunal militaire de Blida a ouvert, ce lundi, un procès qualifié “sans précédent dans l’histoire de la justice algérienne”. Il doit examiner les charges de complot qui pèsent contre Saïd Bouteflika, le frère de l’ancien président, Mohamed Mediène et Athmane Tartag, anciens responsables des services de sécurité, Louisa Hanoune, chef du parti des Travailleurs.

Bouzid ICHALALENE

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Accusés “atteinte à l’autorité de l’armée” et “complot contre l’autorité de l’Etat”, les quatre mis en cause encourent de très fortes peines, selon les articles 284 du code de justice militaire et 77 et 78 du code pénal. Mais le procès ne se déroule pas comme prévu, et pour cause: Athmane Tartag, ancien responsable des services de sécurité serait absent du procès. Selon l’un des avocats présents sur place, “Bachir Tartag a refusé d’y assister”, sans pour autant expliquer les raisons de cette décision.

Pour ce qui est général Toufik, ses avocats ont demandé un ajournement du procès. L’ancien chef du renseignement est, selon ces derniers, malade et son état de santé se serait dégradé. Farouk Ksentini, avocat du général Toufik, a souligné, ce matin, que “la défense a demandé le report du procès, mais aussi, le transfert de l’affaire à la justice civile”.

Par ailleurs, le collectif d’avocats de la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune plaident pour sa remise en liberté. Sa défense explique que le jour de la réunion organisée le 27 février dernier, Mme Hanoune était encore députée, donc, protégée par l’article 126 de la Constitution qui stipule qu’un député ne peut faire l’objet d’une poursuite. Ensuite, en tant que chef de parti politique, elle se doit de donner sa lecture et son analyse de la situation politique du pays, notamment discuter la chute de l’ancien président, Abdelaziz Bouteflika et l’option de la transition politique. Elle est, pour ses avocats, dans son rôle de vouloir changer le régime politique actuel, et ne doit pas être mêlée à l’affaire de “complot” pour laquelle Said, Tartag et Toufik sont impliqués.

Cependant, le procès ne sera finalement pas reporté, comme demandé par les avocats des prévenus. Dans une dépêche diffusée cet après-midi, l’agence officielle (APS) a indiqué que le procès est en cours et qu’un “communiqué final sera rendu public par la juridiction militaire” à son issue.

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