Connect with us

Politique

Tribunal de Biskra : L’étudiant Mohamed Amine Benalia condamné à 18 mois de prison ferme

Avatar

Published

on

L’étudiant Mohamed Amine Benalia, un militant du mouvement de protestation populaire qui agite le pays depuis le 22 février, a été condamné par le tribunal de Biskra à 18 mois de prison ferme assortis d’une amende de 100 000 DA, annonce ce dimanche le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).


Cet étudiant en droit poursuivi par l’unité de la cybercriminalité de Biskra pour ses publications sur les réseaux sociaux, a été déclaré coupable “d’outrage au président de la république, d’atteinte à corps constitué et d’atteinte à l’unité nationale à travers des publications sur les réseaux sociaux“, ajoute le CNLD.

Le 8 janvier dernier, l’étudiant a décidé d’entamer une grève de la faim pour contester cette détention arbitraire. Affaibli, Mohamed Amine Benalia a été transféré à l’hôpital de Biskra.

A noter que cette peine de dix-huit mois de prison ferme à l’encontre d’un jeune militant du Hirak est l’une des plus lourdes infligées depuis le début du mouvement populaire. Le 20 décembre dernier, un autre détenu d’opinion, Mohamed Tadjadit, a été condamné, lui aussi, à une peine de 18 mois de prison ferme par le tribunal d’Alger pour “atteinte à l’intérêt national”.

Politique

Profitant de la trêve sanitaire du Hirak : Le pouvoir accentue la persécution des militants et activistes politiques

Melissa NAIT ALI

Published

on

© DR | Rassemblement devant le tribunal Sidi M'hammed en soutien aux militants arrêtés durant les manifestations
© INTERLIGNES | Rassemblement de soutien aux détenus d'opinion devant le tribunal Sidi M'hamed à Alger


Le pouvoir ne change pas de nature. En matière de répression, il n’hésite pas à sortir sa grosse artillerie. Face au Hirak qu’il qualifie de « béni », il met en branle sa triptyque : arrestation-condamnation-emprisonnement.


Ayant tenté, sans succès, de mâter le mouvement populaire depuis plusieurs mois, il semble vouloir profiter de cette trêve sanitaire pour tenter de neutraliser les militants et les activistes politiques.

Et cela à travers leurs condamnations à de lourdes peines d’emprisonnement ou en les harcelant via les services de sécurité. Depuis la suspension du Hirak pour éviter une éventuelle propagation du coronavirus, les tenants du pouvoir ont multiplié les assauts contre les militants les plus actifs.

Pour cela, ils actionnent d’abord la justice. Des juges, notamment à Alger, n’hésitent pas, on ne sait pour quel raison de prononcer des peines d’emprisonnements contre des acteurs politiques, des militants associatifs et des journalistes.

Aujourd’hui, le président de l’Association RAJ, Abdelwahab Fersaoui, a été condamné, par le tribunal de Sidi M’hamed à une année de prison ferme. Le verdict prononcé, en début de matinée d’aujourd’hui, a choqué tous les militants et acteurs politiques d’opposition.

« C’est un autre coup, difficile à supporter. Quand on se rappelle de tous les rêves, les espoirs suscités, partagés pour une Algérie démocratique, des droits humains, le chemin est encore plus long et rude. Le pouvoir a opté pour le pourrissement », condamne, Saïd Salhi, vice-président de la ligue algérienne pour la Défense des droits de l’homme (LADDH).

Et d’ajouter : « Aujourd’hui en ces temps du Corona, nous assistons à la contre révolution. Le pouvoir profite de la trêve observée par le Hirak. Il se venge des militants, des Hirakistes qui ont portés haut et fort les aspirations et les voix du peuple pour le changement du système ».

Avant-hier, le tribunal de Bir Mourad Raïs avait condamné le journaliste Sofiane Merrakchi à 8 mois de prison ferme. Quelques jours auparavant, c’était le juge près la Cour d’Alger qui a surpris tout le monde en augmentant, contre toute attente, la peine du porte-parole de l’UDS, Karim Tabbou.

Dans un simulacre de procès, l’ancien député a été condamné à une année de prison ferme à la veille de sa sortie de prison, prévue pour le 26 mars dernier. D’autres formes d’harcèlement pèsent sur d’autres activistes du Hirak qui continuent de recevoir, depuis quelques jours, des convocations à se présenter chez la police. C’était le cas à Bouira et à Biskra.

« Cette répression, qui vise à saper le moral des militants, du peuple, le provoquer, ne fera que renforcer cette conviction de l’impératif du changement du système, toujours pacifiquement. Le Hirak retrouvera toutes ses forces dans cet arbitraire, ce déni qui se poursuit contre les meilleurs enfants du pays, les meilleurs d’entre nous. Le Hirak n’abandonnera jamais ses militants, il se poursuivra », affirme Saïd Salhi.

Continue Reading

Politique

Condamnation d’Abdelouahab Fersaoui : Amnesty international réagit

Yasmine Marouf-Araibi

Published

on

© DR |Amnesty international réagit à la condamnation d'Abdelouahab Fersaoui

L’organisation non gouvernementale Amnesty international a réagi ce lundi 06 avril à la condamnation du président du RAJ, Abdelouahab Fersaoui, à une année de prison ferme par le tribunal de Sidi M’hamed.

“Condamner un militant à une année de prison ferme pour avoir exprimé son opinion pacifiquement sur Facebook en pleine crise sanitaire est inadmissible et scandaleux”, s’est indigné Hassina Oussedik, directrice d’Amnesty international Algérie.

“Aujourd’hui, plus que jamais, il est urgent de libérer immédiatement et sans condition tous les détenus d’opinion et de mettre fin au harcèlement judiciaire des militants pacifiques“, a-t-elle souligné

“Abdelouhab Fersaoui doit être libéré et les charges retenues contre lui doivent être abandonnées, il n’a fait qu’exercer son droit à la liberté d’expression, garanti par la Constitution et les normes internationales des droits humains” a exigé l’organisation.

En outre, Amnesty international a dénoncé la volonté du pouvoir algérien à maintenir les détenus d’opinion et politiques ainsi que les journalistes en prison “à un moment où la pandémie du Covid-19 incite les gouvernements du monde entier à envisager des libérations anticipées de prisonniers”.

“Ces dernières semaines, nous constatons que des militants pacifiques en lien avec le mouvement du Hirak sont particulièrement ciblés, alors que le président Tebboune s’était engagé, lors de son discours d’investiture, à répondre aux revendications du mouvement de protestation” a dénoncé Amnesty international.


Continue Reading

Politique

Tribunal de Koléa : Le procès de Karim Tabbou renvoyé au 27 avril

Yasmine Marouf-Araibi

Published

on

© DR | Karim Tabbou

Le procès de Karim Tabbou prévu ce lundi au tribunal de Koléa a été renvoyé au 27 avril, a rapporté le Comité national pour la libération des détenus ( CNLD).

Il s’agit de la première affaire du militant qui remonte à sa première arrestation le 11 septembre dernier.  Dans cette affaire Karim Tabbou est poursuivi pour “atteinte au moral de l’armée”.

Le procès a été renvoyé une première fois au 06 avril, le 23 mars dernier, à la demande du collectif de la défense.

Karim Tabbou a été libéré le 25 septembre dernier par le tribunal de Kolea. Il a été de nouveau arrêté une journée après soit le 26 septembre et présenté devant le tribunal de Sidi M’hamed. C’est là qu’un deuxième procès s’est profilé contre le militant. Dans cette nouvelle affaire Karim Tabbou est poursuivi pour “atteinte au moral de l’Armée” et à “l’unité nationale”, et “incitation à la violence”.

Le 24 mars dernier, la Cour d’Alger a condamné le militant à une année de prison ferme alors qu’il était condamné en première instance , par le tribunal de Sidi M’hamed, à six mois de prison ferme. Une peine qu’il était à deux jours près de purger. Alors qu’il devait quitter la prison le jeudi 26 mars, Karim Tabbou s’est vu condamné à six mois supplémentaires.

Continue Reading

Tendances

INTER-LIGNES

GRATUIT
VOIR