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Politique

Tout en clouant au pilori le pouvoir : le RCD et le FFS appellent le Hirak à chercher d’autres formes de lutte

Melissa NAIT ALI

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© DR | le RCD et le FFS suspendent leurs participation momentanément au hirak

Le RCD et le FFS vient de lancer un appel à d’autre formes de lutte qui remplaceront les marches hebdomadaires devenues risquées pour les manifestants en raison du coronavirus. Ces deux formations d’opposition chargent aussi le régime en place incapable de prendre des mesures en vue de faire face à la pandémie, mais cherche à affaiblir le mouvement populaire.

« En tout état de cause, le pouvoir qui a délabré et sinistré le système de santé par des politiques d’austérité, la corruption et l’exclusion des compétences, est intrinsèquement disqualifié pour mobiliser les énergies du pays pour faire face à la pandémie du coronavirus. Comme inscrit dans son ADN, il a d’abord commencé à décréter des mesures avec l’arrière-pensée de gêner la mobilisation dans le Hirak au lieu et place de l’élaboration d’un plan d’ensemble pour mettre en synergie tous les moyens et les mesures afin de prémunir le pays du pire », écrit le RCD dans un communiqué rendu public, aujourd’hui.

La formation de Mohcine Belabbas tient pour preuve « irréfutable la suspension tardive des liaisons aériennes et portuaires avec des pays comme la France, l’Espagne ou l’Italie alors que tous les cas avérés de l’infection sont importés de ces pays d’Europe ».

Ce faisant, ce parti estime que « que l’heure n’est ni aux calculs politiciens ni à des tergiversations ». Il exhorte ainsi «les citoyens et les forces vives du pays à mettre en avant et à privilégier toutes les solidarités horizontales constitutives de notre histoire millénaire et dont le mouvement révolutionnaire de Février tire la substance et réhabilite ».

Annonçant la suspension de sa participation « à toutes les activités qui peuvent être un vecteur de propagation du COVID 19 jusqu’à l’amélioration de la situation sanitaire », le RCD tient aussi responsables les plus hautes autorités qui se sont imposées au pays pour leur carence dans la mobilisation de tous moyens du pays au service de l’intérêt général.

« Il met en garde contre la politique de poursuite de la répression et des emprisonnements de manifestations et d’activistes dans le but hypothétique d’affaiblir la contestation d’un régime honni et condamné par l’histoire », lit-on dans le même communiqué.

Le RCD, selon le même communiqué, « appelle et prend l’engagement de rechercher d’autres moyens de lutte pacifique avec tous les acteurs politiques, syndicaux, associatifs et les activistes engagés dans le combat pour la réappropriation de la souveraineté du peuple algérien ».

« Dans ce cadre, les appels à vider les rues du pays une fois par semaine ou d’autres actions qui assurent la visibilité de la poursuite de la mobilisation contre la feuille de route du régime sont des pistes autour desquelles il faudra hâter le consensus », lit-on dans le même sens.

Dans un communiqué signé par Hakim Belahcel, qui vient de prendre ses distances avec Ali Laskri, le FFS pointe aussi du doit le système « incapable de surmonter ce nouveau défi sanitaire ».

« Devant la gravité de cette situation, le devoir de lucidité, de vérité et de pédagogie qui caractérise le FFS lui impose de recommander non pas de suspendre mais de transformer cette formidable révolution populaire (…) en une nouvelle prouesse collective et patriotique face au péril sanitaire qui nous guette », lit-on dans ce communiqué.

Le FFS appelle aussi, selon le même communiqué, « au sens élevé des responsabilités du mouvement populaire pour poursuivre la révolution sous d’autres formes afin de préserver la santé du peuple algérien menacée lors des regroupements de masse par la contagion du coronavirus ».

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