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Torture de Walid Nekkiche: le dossier renvoyé au tribunal militaire

Yasmine Marouf-Araibi

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L’enquête sur les actes de torture dont l’étudiant et ancien détenu Walid Nekkiche affirme en avoir été victime a été confiée au tribunal militaire, a rapporté mardi le site d’information Tariq News.

C’est le parquet général près la Cour d’Alger qui a ordonné dimanche au procureur de la République près le tribunal de Bir Mourad Rais d’instruire une enquête préliminaire sur les révélations faites par Walid Nekkiche lors de son procès. Le détenu avait affirmé avoir subi des actes “de torture et des agressions sexuelles”.

Ayant subi ces sévices les locaux des services de sécurité à Ben Aknoun, l’enquête relève donc des compétences du tribunal militaire.

 Les révélations du jeune étudiant, qui a été maintenu en détention pendant 14 mois pour à la fin être condamné à six mois de prison ferme, ont indigné l’opinion publique, la poussant à réclamer, auprès des autorités compétentes, une enquête sur ses aveux.

« Walid Nekiche a subi des préjudices moraux et corporels inacceptables de la part des services de sécurité. Ils ont abusé de la loi, piétiné toute morale et arraché des supposés « aveux » par l’usage de violence extrême, en violation de l’article 15 de la convention internationale ratifiée par l’Algérie », s’étaient indigné le Comité National pour la Libération des Détenus (CNLD) et la Coordination Nationale des Universitaires Algériens pour le Changement (CNUAC), dans une déclaration conjointe rendue publique le samedi 06 février.

Arrêté le 26 novembre 2019, Walid Nekkiche n’a été jugé que le 1er février au tribunal criminel de Dar el Beida. Le Procureur de la République avait requis la réclusion criminelle à perpétuité contre Nekkiche et son co-accusé Bensaad Kamel.

Walid Nekkiche a été jugé sur la base des accusations suivantes: “participation à un complot pour inciter les citoyens ou les habitants pour prendre les armes contre l’autorité de l’état et organisation d’une manière secrète de communication à distance dans le but de porter atteinte à la sécurité nationale”, “atteinte à la sécurité et l’unité nationale” et “distribution et possession de tracts pour porter atteinte à l’intérêt du pays”.

Cependant, l’étudiant a été condamné uniquement pour l’accusation de “distribution et possession de tracts dans le but de porter atteinte à l’intérêt national”. Il a été acquitté des autres accusations et a quitté la prison au lendemain de son procès. Bensaad Kamel a lui été acquitté de toutes les accusations.

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