Connect with us

Accueil

Tizi-Ouzou: à Boghni, l’indignation populaire contre le journal Ennahar

Published

on

© | DR. Centre ville de Boghni, 40km au Sud-ouest de Tizi-Ouzou

Boghni, région martyre, accueillante… et sa population, sont en colère contre le journal arabophone Ennahar. Un article paru le 10 juillet dernier, dans l’édition électronique du média, traitant d’un fait divers objet de procès devant la justice, a glissé des qualificatifs pour le moins inappropriés contre cette région, située à une quarantaine de km au Sud-ouest du chef-lieu de Tizi-Ouzou.

Dans ledit compte rendu, la journaliste s’est laissée emporter, qualifiant Boghni de région «connue pour être une plaque tournante de tous les interdits et de toutes les pratiques illicites», voire même de «lieu de propagation du trafic d’armes, de stupéfiants et de la prostitution».

«Faux» ! Dénoncent les citoyens de cette région de Kabylie, ses élus et d’autres acteurs de la société civile. Dans une mise au point, publiée mardi 12 juillet et adressée au journal Ennahar, l’Assemblée populaire communale (APC) de Boghni, conteste ces accusations contre une région «connue par son passé révolutionnaire et par l’hospitalité et le sens de I’honneur de ses gens». «Ce positionnement étonnant et abject de votre correspondante, ne peut être laissé sous silence», écrit le maire, Belkacem Amroune.

Boghni de l’hospitalité

Dénonçant un «grave antécédent», d’autant plus que l’article en question sorti de son contexte a été diffusé sur les réseaux sociaux, le P/APC évoque une «indignation» des citoyens de sa commune. Ces derniers «s’interrogent sur cette généralisation de faits répréhensibles par la justice sur une population qui vit d’une manière paisible et en harmonie et qui n’est concernée ni de près ni de loin (par ces) qualificatifs».

L’APC de Boghni qui se réserve le droit de «saisir la justice», appelle le journal à «prendre les mesures qu’imposent ‘éthique et la loi à l’encontre de (sa) correspondante».

De leur côté, les élus de la liste indépendante Asirem (Espoir) de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) de Tizi-Ouzou, ont dénoncé «une insulte envers la population de Boghni et une énième provocation envers la wilaya de Tizi-Ouzou et la Kabylie».

Provocation ?

«Ledit article aurait été des plus normaux si la journaleuse, fidèle à la ligne haineuse et anti kabyle de son journal, n’avait pas sournoisement rajoute en arabe « une région connue pour la prolifération des licites et des interdits», écrivent les élus d’Asirem.

En réponse au journal, ils affirment : «Qu’Ennahar et son employée sachent que les boghninois sont altiers, dignes et probes. La région est belle, paisible et hospitalière».

Considérant  qu’il s’agit d’une «atteinte à l’honneur et à la dignité de la région visée et de toute la wilaya», le groupe Asirem dénonce avec la plus grande fermeté «un article outrancier» et des pratiques «perfides».

Il faut dire que même dans le milieu médiatique, l’article d’Ennahar a soulevé une indignation. Des professionnels de la presse se sont interrogés sur le rôle de l’Autorité de régulation de la presse écrite (ARPE), lorsqu’il y a dérapage.   

Continue Reading
Advertisement
Comments
INTER-LIGNES

GRATUIT
VOIR