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Tecnicas Reunidas (Espagne) et Samsung Engineering (Corée du Sud) réaliseront une raffinerie pour la Sonatrach

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© DR | Siège de la société Sonatrach à Alger

La compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach a signé mercredi à Alger un contrat avec un groupement composé de Tecnicas Reunidas (Espagne) et Samsung Engineering (Corée du Sud) pour la réalisation d’une raffinerie de pétrole brut à Hassi Messaoud.

Ce contrat a été paraphé au siège de la compagnie nationale par le directeur central Engineering & Management de Sonatrach, Faiz Zane, le directeur général de Tecnicas Reunidas, Juan Llado, et celui de Samsung Engineering, Sang An Choi, en présence du PDG de Sonatrach, Kamel-Eddine Chikhi, ainsi que les ambassadeurs de l’Espagne et de la Corée du Sud, respectivement, Fernandes Moràn Calvo-Sotelo et Eunyong Lee.

Cette nouvelle raffinerie vise essentiellement à renforcer la production nationale de carburants et lubrifiants pour répondre à la demande interne sur le moyen et long termes et dégager des volumes à l’export.

Situé au niveau de Haoud El Hamra (30 km de Hassi Messaoud, wilaya d’Ouargla), ce projet porte sur la réalisation d’une raffinerie de pétrole brut à conversion profonde d’une capacité globale de 5 millions de tonnes/an.

La nouvelle raffinerie produira sept produits principaux aux spécifications européennes “Euro V” : le propane (127.000 tonnes/an), le butane (180.000 tonnes/an), l’essence NO 95 (352.000 tonnes/an), l’essence NO 91 (1.373.000 tonnes/an), le kérosène (228.000 tonnes/an), le gasoil (2.659.000 tonnes/an) et le bitume (134 000 tonnes/an).

D’un montant de 440.078.294.015 dinars (environ 3,7 milliards de dollars), le projet de la raffinerie comprendra la construction des unités Process, l’aire de stockage des charges et produits, la zone de torche, les utilités et les off-sites et les unités de traitement des effluents.

Le projet sera exécuté en EPC (ingénierie, approvisionnement et construction), dans un délai de 52 mois à partir de l’entrée en vigueur du contrat. Il sera réceptionné ainsi en mars 2024. En ajoutant les deux ans de garantie prévus dans le contrat, la réception finale se fera en mars 2026.

Le marché a été conclu suite à un appel d’offres lancé par Sonatrach en novembre 2017. Sur dix-huit (18) compagnies ayant retiré le cahier des charges relatif à cette offre, sept (7) ont soumissionné dont quatre (4) ont été retenues en octobre 2018.

Lors de la cérémonie de la signature, le PDG de Sonatrach a relevé l “importance stratégique” de cet ouvrage à la fois pour la compagnie nationale et pour l’économie Algérienne : “La conclusion de ce contrat confirme notre volonté de valoriser davantage les ressources d’hydrocarbures en produits raffinés pour satisfaire, d’une part, les besoins du marché national en la matière et d’autre part, contribuer au développement économique et social de l’Algérie et de renforcer son tissu industriel“.

M.Chikhi a souligné, par ailleurs, le rôle important de la nouvelle loi sur les hydrocarbures dans la réussite des projets de partenariat.

La nouvelle loi sur les hydrocarbures qui vient d’être publiée sur le journal officiel renforce le rôle de Sonatrach en tant qu’acteur économique national au service du développement du pays, et donne une plus grande visibilité aux investisseurs“, a-t-il indiqué.

Dans ce sens, “les compagnies internationales les plus performantes, trouveront toujours en Algérie et avec Sonatrach les conditions, les meilleures, pour nous accompagner dans la réalisation de nos projets les plus complexes, avec la volonté d’implémenter les techniques les plus avancées pour maximiser nos performances et optimiser nos coûts“, assure-t-il.

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Condor met au chômage 2000 salariés

Achour Nait Tahar

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©  DR | Les salariés de la société Condor dans l'usine de production
©  DR | Les salariés de la société Condor dans l'usine de production

40 % des effectifs de Condor Electronics, filiale du groupe Benhamadi et spécialisé dans l’électronique, l’électroménager et les multimédia seront mis au chômage technique, rapportent des médias citant une source de l’entreprise, ce mardi 28 janvier.

La même source affirme que cette procédure touchera quelques 2000 employés travaillant dans les différentes unités de l’entreprise, à l’instar des unités de montage des téléphones mobiles, téléviseurs, réfrigérateurs ainsi que les climatiseurs. Unités installées dans la zone industrielle de Bordj Bou Arréridj.

Cette mesure fait suite à l’épuisement du stock des kits pour montage et le retard enregistré dans la délivrance de la licence d’importation de ces kits. Rappelons au passage qu’il a été mis fin à la relation de travail de 2400 employés, liés à l’entreprise par des contrats à durée déterminée (CDD).

Face à la situation incertaine que vivent les travailleurs de Condor Electronics, un rassemblement a été organisé aujourd’hui par une centaine d’employés, issus des différentes unités de production, devant la direction des ressources humaines du groupe, sise à la zone industrielle de Bordj Bou Arréridj. Les protestataires ont exprimé leurs inquiétudes après la décision de mise au chômage et réclament des explications quant au sort qui sera réservé aux travailleurs après cette procédure, ainsi qu’à celui réservé au Groupe.

Un représentant du groupe Benhamadi a déclaré que des négociations ont été entamées entre la direction et les représentants des travailleurs, concernant les modalités de mise en application de la libération des travailleurs, et ce, conformément au code du travail. Il a précisé dans la foulée que Condor Electronics ne fermera pas ses portes et ne sera pas déficitaire, soulignant au passage que cette crise sera dépassée.

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Pour Tebboune, l’exploitation du gaz de Schiste est “nécéssaire”

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Alors que plusieurs experts ont jugé inopportun l’exploitation du Gaz de Schiste en Algérie tant sur le plan technique qu’environnemental, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lui, semble vouloir déconstruire cette approche estimant que le recours à cette énergie est une “nécessité”.

Lors de son entrevue tenue hier mercredi avec les responsables des médias publics et privés, Abdelmadjid Tebboune a déclaré d’emblée que “l’exploitation du gaz de schiste est nécessaire” voire même “indispensable” pour l’avenir de l’Algérie”

Il y a eu par le passé une réaction négative de la population de Aïn Salah, a indiqué le chef de l’Etat, soulignant que “l’exploitation du gaz de schiste a évolué. Aux USA actuellement, il y a des puits de gaz de schiste entre les villas”.

Evoquant les essais de l’exploitation du schiste, le chef de l’Etat a affirmé que ceux-ci se feront dans “le calme“.

« Si nous voulons élever le niveau de vie, cette richesse doit être exploitée », a-t-il soutenu. « L’exploitation du gaz de schiste nécessite un débat national. Une richesse que Dieu vous a donné, pourquoi vous en priver ? », a-t-il indiqué.

Et d’ajouter : « Aujourd’hui, nous consommons 43% de notre production de gaz et avec le nombre de logements réalisés et les projets d’approvisionnement de la population en gaz dans les zones montagneuses et rurales, notre consommation interne de gaz atteindra plus de 60% à court et moyen terme”.

« Nous sommes un pays producteur de gaz plus que de pétrole et cette réalité s’impose. Nous avons la deuxième ou la troisième réserve mondiale de gaz de schiste et nous n’exportons ni matières agricoles ni industrielles. La porte est ouverte à l’exploitation du gaz de schiste et nous ouvrirons le débat avec les milieux influents », a-t-il dit.

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Le pétrole en baisse, craintes d’une offre excédentaire

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Les prix du pétrole baissaient mercredi en cours d’échanges européens alors que l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), par la voix de son directeur exécutif à Davos, prévoit un surplus d’or noir pour la première moitié de 2020, selon le site prix du baril.

Ainsi, dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 64,12 dollars à Londres, en baisse de 0,73% par rapport à la clôture de mardi.

A New York, le baril américain de WTI pour mars, dont c’est le premier jour de cotation comme contrat de référence, perdait 0,82% à 57,90 dollars. A noter que la veille, le WTI et le Brent avaient, respectivement, perdu 0,3% et 0,9%.

Le directeur exécutif de l’AIE Fatih Birol s’est exprimé mardi à l’occasion du 50e Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse, et a fait état d’une “abondance de l’offre de pétrole” avec un surplus estimé à un million de barils par jour, ont noté plusieurs analystes cités par la même source.

Pointant un niveau de la demande toujours faible, Naeem Aslam, analyste chez Avatrade, considère que cette analyse condamne tout mouvement haussier malgré les craintes qui pèsent sur les perturbations des exportations en Libye.

Un ralentissement de la production de pétrole aux États-Unis d’ici février plus important que ce que prévoit l’AIE devient désormais le meilleur espoir” pour un soutien des cours de l’or noir, selon Jasper Lawler, de LCG.

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