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Tebboune réunira, mercredi, partis et syndicats autour de «la réforme des subventions»: une rencontre dans une ambiance de «rassemblement» !

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En visite officielle en Turquie, le président Abdelmadjid Tebboune qui rencontrait dimanche soir des membres de la diaspora, a annoncé «la tenue prochainement d’une rencontre inclusive avec les partis politiques». Une rencontre considérée comme la suite de celles qu’il a eues avec les chefs de partis et personnalités dans le cadre de l’initiative -non déclarée officiellement- de «rassemblement».

Entre temps, la présidence de la République a invité la classe politique et les syndicats «à une rencontre autour de la question de la réforme du système de subventions sociales», a-t-on appris de sources fiables.

Les services de la présidence ont procédé par contact direct en début de semaine, «c’est-à-dire par téléphone», priant les concernés à se rapprocher du palais El-Mouradia «pour recevoir l’invitation». La rencontre qui se déroulera, ce 18 mai 2022, au Club des pins, sera présidée par Abdelmadjid Tebboune.

S’agit-il de la même rencontre ? À première vue, bien évidement, non, puisque l’initiative de Tebboune se veut une démarche «pour la construction d’un front interne» devant les défis auxquels fait face l’Algérie sur divers plans. Tandis que le rendez-vous de ce mercredi revêt, normalement, un aspect technique qu’est la révision de la politique de subvention de l’Etat et sa réorientation aux plus nécessiteux.  

Le 23 avril dernier, lors de sa traditionnelle rencontre avec des représentants de médias nationaux, Tebboune a annoncé la constitution vers fin mai d’une commission nationale chargée de la révision des subventions publiques de façon à les orienter aux véritables bénéficiaires. La commission regroupera «des représentants de l’APN, du Conseil de la nation, des syndicats, des partis politiques ainsi que toutes les forces vives du pays qui émettront leurs avis sur cette question de manière organisée», avait-il expliqué.

Simple coïncidence ou timing choisi ?

Pourtant, le timing choisi prête à amalgame. Au sein des partis de l’opposition invités, la méfiance s’installe. «Il est difficile de faire l’impasse sur la rencontre d’autant que le sujet revêt une importance capitale. Toutefois, le contexte politique et l’initiative en cours du pouvoir qui cherche le rassemblement n’est pas innocent», admet un cadre d’un parti d’opposition. Idem pour les syndicats autonomes de différents secteurs dont certains ont décidé de «boycotter la rencontre».  

En effet, «il y a comme un piège», nous dit un syndicaliste. Selon lui, «le pouvoir chercherait à travers la rencontre de Club des Pins à vendre l’image de rassemblement annoncée en grande pompe via une dépêche de l’APS». Le 3 mai dernier, l’agence officielle a qualifié le Président Tebboune de «rassembleur» dont la main «est tendue en permanence à tous, sauf à ceux qui ont franchi les lignes rouges et qui ont largué les amarres avec leur patrie».

Jusque-là, seuls les chefs des partis de la majorité présidentielle (FLN, RND, El Binaâ, El-Moustakbal) en plus de ceux de Jil Jadid et du MSP, ont fait le déplacement à la présidence pour des audiences avec Tebboune. Il est, pour le moins, inconvenant de parler de rassemblement après ces quelques audiences avec des acteurs politiques acquis à la ligne et à la feuille de route tracée en haut lieu.

D’une pierre deux coups !

Par contre, une rencontre plus large regroupant des partis, particulièrement de l’opposition, des syndicats autonomes de différents secteurs, des acteurs du monde économique et des organisations, serait idéale. Elle reflèterait bien l’image d’un pouvoir qui «tend la main à tous».  

Et même si l’ordre du jour de la rencontre de mercredi est purement technique, il n’en demeure pas moins que des massages politiques seront diffusés à travers le ou les discours. Le pouvoir ferait alors d’une pierre, deux coups.

Reste à savoir quels partis de l’opposition et syndicats autonomes accepteront d’assister à cette rencontre, dans ce timing précis ? Certains, en tout cas, ont déjà tranché pour «le boycott». Le pouvoir risque de se retrouver entouré uniquement des partis de l’allégeance et des syndicats et organisations satellites…

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