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Politique

Tebboune accorde une interview à l’Opinion, évoque Hirak, détenus d’opinion et amendement constitutionnel

Yasmine Marouf-Araibi

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Quelques jours après avoir accordé une entrevue au quotidien américain The New York Times, Abdelmadjid Tebboune s’entretient de nouveau avec la presse étrangère. Cette fois-ci le Chef de l’Etat algérien a répondu aux questions de l’Opinion, un quotidien français.

Dans ce long entretien Abdelmadjid Tebboune évoque, entre autres, le Hirak, l’amendement constitutionnel et l’emprisonnement des journalistes et militants.

Dans un premier temps, Abdelmadjid Tebboune rappelle que le Hirak qu’il qualifie de “béni”, a mis fin à “une comédie de préparation d’une élection pour un cinquième mandat, sachant que le président Bouteflika était devenu impotent”. Il souligne que le mouvement “pacifique” et “civilisé” était protégé par “l’armée et les services de sécurité”.

Pour le chef de l’Etat, les “premières élections propres et transparentes” était une réponse aux revendications du mouvement qui s’est pourtant poursuivi même après son élection à la tête du pays en décembre dernier avant d’être suspendu en raison de la pandémie en mars.

“Le plus difficile fut de regagner la confiance de ce peuple désabusé par des années de gestion folklorique qui tenait de la république bananière. Il fallait montrer que le changement était radical au niveau de la gestion locale, régionale, nationale”, a-t-il dit.

Amendement constitutionnel

Abdelmadjid Tebboune a également évoqué l’amendement constitutionnel soumis au référendum populaire le 1er novembre prochain. Pour lui, cette révision est le “reflet réel de la demande populaire de changement”.

“Nous avons procédé à des changements dans tous les corps de l’Etat et nous nous sommes attelés à fournir les efforts pour que l’avant-projet de Constitution soit le reflet réel de la demande populaire de changement, comme je m’y étais engagé durant la campagne”, a-t-il déclaré à l’Opinion.

“La paix et la sérénité sont revenues. Nous sommes sur le bon chemin du retour de la confiance des Algériens envers leur Etat et leurs responsables et, à leur tête, leur président de la République”, a-t-il ajouté.

“Chacun voit les choses à sa manière”

Sur l’emprisonnement des militants du mouvement populaire et des journalistes, Abdelmadjid réplique que celles-ci ne sont “pas faites sur la base des idées, des slogans ou le fait d’être opposant… Aucun journaliste n’a été arrêté pour le fait d’être journaliste. … Seulement, le fait d’être journaliste ne donne aucune immunité”.

« Il n y’aura pas de répression mais de la protection de l’ordre public », a-t-il poursuivi ajoutant que « quand il y a violation du droit du citoyen à la sérénité et à la vie paisible, l’Etat doit intervenir ».

Questionné sur les ONG qui dénoncent ces répressions, Abdelmadjid Tebboune dit: “Nous avons dépassé depuis longtemps la période de l’unanimité et de l’unanimisme”.

“Il y aura toujours des voix discordantes. Chacun voit les choses à sa manière. Une République qui cherche à entamer une vraie démocratisation de la vie publique tient compte de l’avis de la majorité tout en respectant les avis minoritaires. Il y a des ONG qui sont stigmatisées pour leur accointance, leur manière de voir les choses, leur négativisme. D’autres sont très respectables”, a-t-il ajouté.  



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