Tamanrasset: Scandale de trop pour Ould Abbes

Crédit Photo: DR | Djamel Ould Abbes, actuel président du parti FLN.

La fille du patron de l'ex parti unique Djamel Ould Abbes, Djamila, à la tête d’un établissement relevant du secteur de solidarité nationale à Tamanrasset éclaboussée par un scandale de taille à Tamanrasset.
De nouveau éclaboussé par un scandale de taille, le patron de l’ex parti unique, Djamel Ould Abbes se trouve derechef sur une corde raide. L’affaire, éclatée suite à une lettre anonyme adressée à l’actuel premier ministre, concerne l’installation de l’une de ses filles (Ould Abbes) à la tête d’un établissement relevant du secteur de solidarité nationale à Tamanrasset. De connivence avec le directeur local de l’action sociale, la directrice en question n’a pas rejoint ce centre depuis sept mois alors qu’elle bénéfice de tous les avantages financier accordés à cette wilaya du Sud. Les rédacteurs de la correspondance, dont nous détenons une copie, évoquent plusieurs irrégularités liées à la gestion approximative de cet établissement « livré à la mafia de l’administration » en l’absence de sa première responsable qui s’est permise, tenez-vous bien, de détacher une employée pour la servir à son domicile conjugal à d’Alger bien qu’elle soit rémunérée par l’établissement de Tamanrasset.
TRAFIC
La lettre parle aussi de la corruption et du trafic de documents administratifs liés à l’octroi des marchés publics sous la table. Ce n’est pas tout, puisque l’établissement sensé être un centre de rééducation destiné à la prise en charge des délinquants emploie des personnes toxicomanes n’ayant pas fait signe de vie depuis des mois mais qui continuent de percevoir mensuellement leur salaire. Le plus grave c’est que ces déplacements se produisent sous le regard complice du Directeur de l’Action sociale de la wilaya qui n’arrive toujours pas à réagir ou à prendre une quelconques décision de crainte de se faire éjecter de son poste. Les rédacteurs de la missive n’y sont pas allés avec le doc de la cuillère puisqu’ils accusent ouvertement le DAS (Directeur de l’action sociale) et les inspecteurs centraux qui n’ont pas, eux aussi, osé dénoncer cette réalité lors des précédentes commissions pour des raisons évidentes.
CATIMINI
Se disant représentants de la société civile, ils exigent une commission d’enquête dans tous les établissements spécialisés de cette wilaya afin de faire la lumière sur beaucoup d’affaires scabreuses que le DAS veut étouffer en catimini. Nous avons essayé de prendre attache avec les responsables mis en cause, cependant, toutes nos tentatives se sont avérées vaines.

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