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Politique

Système semi-présidentiel et retrait du sigle FLN… : les propositions de Jil Jadid pour la révision de la Constitution

Melissa NAIT ALI

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© DR | Sofiane Djilali, président de Jil Jadid
© DR | Sofiane Djilali, président de Jil Jadid


Le parti Jil Jadid rend publique ses propositions pour la révision de la constitution qui sera soumise à un référendum populaire, le 1er novembre prochain. Le parti présidé par Sofiane Djilali a élaboré, en effet, un long document portant ses propositions pour enclencher « un véritable changement du système en Algérie ».


Ces propositions, selon le document envoyé à notre rédaction, porte sur l’instauration d’un régime semi-présidentiel, la création d’une haute Cour de justice, d’une Cour Constitutionnelle, la consécration de l’indépendance de justice et…le retrait du sigle FLN de la scène politique.

Pour Jil Jadid, « l’Algérie, de par son histoire ancienne, ses structures anthropologiques et surtout de par son passé récent, ne pourrait fonctionner selon un modèle parlementaire. Non pas que les Algériens seraient moins démocrates, mais tout simplement parce que le parlementarisme n’émane pas de notre culture ».

« (…) Il est donc inutile de bouleverser le schéma auquel s’est habitué le peuple Algérien. Le régime semi présidentiel est celui qui semble le mieux adapté à son tempérament. Il est naturel pour lui qu’un homme puisse représenter la nation. Notre culture nous prédispose à déléguer notre confiance à un homme qui représente le peuple », estime cette formation.

Cependant, précise Jil Jadid, « il faut introduire des contre-pouvoirs sérieux à l’institution présidentielle et libérer par ailleurs des marges de pouvoir au profit d’autres institutions ». « Il serait imprudent de laisser le loisir à un homme, quel qu’il soit, d’user de tous les pouvoirs qui lui sont conférés par l’actuelle Constitution amendée en 2016 », précise-t-on dans ce document.

Vice-président : « en déphasage avec les semi-présidentialisme»

Abordant l’équilibre des pouvoirs exécutifs, Jil Djadid se dit favorable à un retour au poste du chef du gouvernement. Mais il s’exprime contre l’idée de la création de celui du vice-président, contenue dans la mouture proposée par la commission d’Ahmed Laraba.

« Le poste de Vice-Président semble, par contre, en déphasage avec l’esprit du semi-présidentialisme », estiment les auteurs de ce document, précisant que « le Président de la République, élu par le peuple, doit être le garant du fonctionnement normal des institutions de la République ».

« Il doit pouvoir engager les réformes de fond et sur le long terme et conduire la politique extérieure. Il doit être la clef de voûte du système institutionnel et le Chef de l’exécutif au sens large. De par cette charge, il lui devient difficile de gérer un gouvernement au quotidien. Il doit, à l’évidence, se faire seconder d’un véritable Chef de gouvernement, lui-même responsable face au parlement (donc choisi par le Président de la République avec l’aval de la majorité parlementaire – vote de confiance) », ajoute-t-on dans le même texte.

Pour cette formation, « une rupture psychologique doit être opérée avec le retrait définitif du sigle du FLN de la scène politique ». « Ce sigle appartient à la nation et à la mémoire collective. Il est cité tant dans le préambule de la Constitution que dans l’hymne national. Ce serait le geste le plus fort pour annoncer une République nouvelle », explique aussi le parti.e

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