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Politique

Syndicalisme en Algérie: « le Hirak pourrait provoquer une révolution au niveau du champ syndical »

Melissa NAIT ALI

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© DR | Siège UGTA à Alger
© DR | Siège UGTA à Alger

La configuration syndicale pourrait changer en Algérie. Le mouvement populaire en cours devra aussi inverser la hiérarchie et provoquer de profonds changements au niveau du champ syndical du pays.

C’est du moins ce que prévoie une étude intitulée « Le Syndicats en Algérie, histoire, état des lieux et scénarios », coordonnée par le sociologue, Nacer Djabi. Présenté lors d’une rencontre, organisée aujourd’hui à Alger par la fondation Friedrich Ebert, le document d’une trentaine de pages n’écarte pas la possibilité de voir le champ syndical national se débarrasser de l’hégémonie de l’UGTA, seul partenaire social qui prend part aux dialogues tripartite.

« Face à cette pression populaire et syndicale, le gouvernement algérien a commencé à faire certaines concession sur les questions de reconnaissance des syndicats autonomes (…) De ce fait, on pourrait s’attendre à l’avenir à une reconnaissance officielle de la confédération des syndicats autonomes (CSA) », expliquent les auteurs de cette étude dans la partie perspectives.

Cependant, précise-t-on, tout dépend de l’évolution politique du pays. « L’évolution du champ syndical demeure tributaire de l’évolution politique globale, une évolution qui reste ouverte à tous les scénarios », lit-on dans cette première étude sur le monde syndical en Algérie.

Les chercheurs reconnaissent, en revanche, qu’il est « vraiment difficile de prévoir l’avenir du mouvement syndical dans l’Algérie d’aujourd’hui ». « La centrale syndicale se trouve aujourd’hui dans une situation de léthargie pratiquement totale. Et ceci à cause de la lourdeur bureaucratique de ses structures verticales et horizontales, à savoir la Direction syndicale, les fédérations et les unions de wilayas », indique-t-on.

En dépit de sa force et ses grandes potentialités, souligne l’étude, l’UGTA reste otage de sa bureaucratie syndicale, étroitement liée aux intérêts du pouvoir politico-économique aux niveaux local et central. « En dépit de l’existence de secteurs très militants au sein de l’UGTA et leur velléité d’autonomie, les perspectives d’autonomisation de la centrale demeure un vœux pieux », précise-t-on, indiquant que « les différentes tentatives de démocratisation de ce syndicats se sont soldées par l’élimination des porte-voix des contestations ».

Et de préciser: « Si les conditions politiques du pays avant la révolte populaire du 22 février 2019 laissaient présager que le régime n’aurait jamais reconnu le CSA, la situation politique actuelle pourrait représenter, pour elle, une opportunité de reconnaissance légale ».

Les syndicats autonomes, indique-t-on, pourraient aussi bénéficier de cette nouvelle donne politique pour s’imposer à l’avenir en tant que véritable partenaire social. « L’évolution en cours laisse supposer que des recompositions verront le jour dans le champ syndical, que ce soit du côté des syndicats autonomes, du côté de l’UGTA ou des pouvoirs publics », prévoit l’étude.

Politique

Tebboune préside jeudi une séance de travail consacrée à l’examen de l’évolution de la situation sanitaire

Achour Nait Tahar

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© DR | Le président de la République Abdelmadjid Tebboune
© DR | Abdelmadjid Tebboune, président de la république

Le président de la république, Abdelmadjid Tebboune présidera, demain jeudi une séance de travail consacrée à l’étude l’évolution de la situation sanitaire du pays à la lumière de la hausse de nombre d’infections au covid-19, indique un communiqué de la présidence de la république.

“Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, présidera, demain jeudi 9 juillet 2020, une séance de travail consacrée à l’examen de l’évolution de la situation sanitaire dans le pays, à la lumière de l’augmentation du nombre de cas confirmés de la Covid-19 dans certaines wilayas, en raison du non respect des gestes barrières et des pratiques bureaucratiques quant à la gestion de cette pandémie, d’où l’impératif de prendre des mesures pratiques et urgentes face à cette situation”, lit-on dans le communiqué.

Seront présent à cette réunion, le Premier ministre, les chefs des organes de sécurité, les membres du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus (Covid-19) et les Walis d’Alger, d’Oran, de Biskra, de Sétif et d’Ouargla, conclut la même source.

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Politique

Il a dénoncé la situation sanitaire à Biskra : Farès Charefeddine Choukri libéré, son procès renvoyé au 12 juillet

Yasmine Marouf-Araibi

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Le sociologue et écrivain, Farès Charefeddine Choukri, ayant dénoncé la situation sanitaire à l’hôpital Hakim Saadane à la wilaya de Biskra, a été libéré ce vendredi avec renvoi de son procès au 12 juillet, annonce le comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Il y a quelques jours, Farès Charefeddine Choukri a dénoncé, à travers une longue vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, le manque d’oxygène, le manque d’eau et aussi le traitement réservé au patients atteints du coronavirus à l’hôpital Hakim Saadane à Biskra.

Il a été arrêté lundi et présenté ce mercredi devant le procureur du tribunal de Biskra, selon le comité national pour la libération des détenus (CNLD). Il est poursuivi pour “incitation à attroupement”.

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Politique

Affaire Tahkout : Le procureur requiert 15 ans de prison ferme contre Sellal et Ouyahia et 16 ans contre Tahkout

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | les deux anciens chefs du gouvernement, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal

Le Procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed a requis, ce mercredi, 15 ans de prison ferme à l’encontre des deux anciens Premiers ministres Sellal et Ouyahia et 16 ans contre Mahieddine Tahkout dans le cadre d’une affaire de corruption, rapporte l’agence de presse APS.

Le représentant du ministère public a également requis des amendes de 8 millions de DA pour chacun des accusés avec confiscation de leurs biens, ajoute la même source.

10 ans de prison ferme et 2 millions de DA d’amende ont été requis contre les trois ex-ministres, Abdelghani Zaalane, Youcef Yousfi et Amar Ghoul.

20 ans de prison ferme et 2 millions de DA d’amende ont été requis contre l’ancien ministre de l’Industrie, Abdesslam Bouchouareb avec confiscation des biens. En fuite à l’étranger, un mandat d’arrêt a également été émis à son encontre.

Bilel Tahkout, fils de Mahieddine Thakout, risque, quant à lui, jusqu’à 10 ans de prison ferme et 8 millions de DA d’amende avec confiscation des produits du crime.

Le frère de Mahieddine Tahkout, Hamid risque 8 ans de prison ferme et une amende de 5 millions de DA, tandis que son autre frère, Nacer, risque et trois ans de prison ferme.

Rachid Tahkout rsique, quant à lui, jusqu’à 12 ans de prison ferme assortis d’une amende de 8 millions de DA avec confiscation des produits du crime.

En détention depuis juin 2019, Mahieddine Tahkout est poursuivi, dans cette affaire, pour obtention de privilèges de la part de cadres de l’Office national des œuvres universitaires (ONOU) et du ministère des Transports dans l’affaire des œuvres universitaires, selon l’agence de presse officielle.

Il aussi accusé d’avoir obtenu des privilèges de la part des cadres du ministère de l’Industrie et de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI) dans l’affaire de la société CIMA-MOTORS, selon la même source.

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