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Suspension de la Russie du CDH de l’ONU: Pourquoi l’Algérie a voté contre

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L’Algérie a voté, jeudi, contre la résolution sur la suspension de la Russie du Conseil des droits de l’homme des nations unies, lors de la session extraordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU. La résolution a été adoptée par 93 voix pour. 24 pays ont voté contre, 58 autres se sont abstenus, tandis que 18 n’ont pas participé au vote.

Dans son allocution prononcée devant l’Assemblée générale, le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations Unies, l’ambassadeur Nadir Larbaoui a expliqué les raisons de ce choix, estimant que suspendre la Russie de l’instance onusienne ne renforce pas le travail de coopération. «La délégation de mon pays estime que les efforts internationaux multilatéraux requièrent le renforcement du dialogue et de la coopération, sans exclusion aucune, malgré la divergence des positions», a déclaré Larbaoui, repris par l’agence APS, affirmant que la suspension de la qualité de membre d’un pays élu par la communauté internationale, par une quelconque instance onusienne, n’est pas à même de renforcer l’esprit de travail et de coopération multilatérale.

L’ambassadeur a réitéré «le soutien» de l’Algérie aux négociations directes entre la Russie et l’Ukraine en vue de cesser les opérations militaires et de prendre en charge la crise humanitaire, tout en appelant à «l’intensification» des efforts diplomatiques internationaux visant le règlement de cette crise de manière à empêcher l’effondrement progressif des normes diplomatiques et à parvenir à une solution politique «garantissant la souveraineté et l’intégrité territoriale des pays».

«C’est avec une bonne foi que mon pays a adhéré aux bons offices, initiés dans le cadre du Groupe arabe de contact qui s’est réuni récemment avec les parties concernées», a-t-il soutenu, appelant la communauté internationale à «renoncer à toute action susceptible d’entraver les négociations en cours et de faire  prolonger la crise dont les conséquences seront désastreuses pour tous les pays du monde».

La résolution qui suspend la Russie du Conseil des droits de l’Homme des nations-unies, a pointé ses atteintes «flagrantes et systématiques» aux droits humains, depuis le début de l’invasion militaire de Ukraine. Mais pour l’Algérie, il y a lieu de mener une enquête impartiale.

«En dépit de la cruauté des images relayées sur certaines villes ukrainiennes qui doivent être condamnées dans les termes les plus vifs et les crimes présumés qui en découlent d’une extrême gravité, il est plus qu’impératif de permettre aux mécanismes onusiens compétents d’enquêter sur ces faits sur le terrain de manière neutre et impartiale afin de rendre justice à toutes les victimes», a estimé le représentant algérien.

Et d’ajouter : «Permettre aux mécanismes onusiens compétents de s’acquitter pleinement de leur mission et rôle conformément aux règles du Droit international et aux résolutions pertinentes de l’ONU, loin de toute ingérence ou préjugé, constitue pour l’Algérie une condition sine qua non en vue de prouver les faits concernant toute violation grave et systématique des droits de l’Homme».

Avec APS

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