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Soufiane Djilali: “L’opposition doit rester fidèle au Hirak en aidant le régime à s’en aller”

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Le président de Jil Jadid, Soufiane Djilali a indiqué, mercredi, que “l’opposition doit rester fidèle au Hirak en aidant le régime à s’en aller”.

 

Soufiane Djilali a estimé, dans un communiqué diffusé sur sa page Facebook qu’avec “l’annulation des élections présidentielles du 4 Juillet qui est certaine, le pays vient de basculer dans l’après régime de Bouteflika“.

“Maintenant, tout peut advenir, le bon, comme le mauvais. C’est là où le rôle d’une classe politique consciente des enjeux doit intervenir”, a-t-il écrit.

Pour le président de Jil Jadid, L’institution militaire, “qui s’est retrouvée au centre des rapports de force politique, subit de multiples pressions. La peur du changement, bien qu’inévitable, est probablement sa plus grande motivation à vouloir contrôler le processus de sortie de crise”.

“Après avoir tenté vainement de contenir le mouvement populaire, le Chef d’Etat-Major s’est engagé dans le processus électoral à l’ombre des dispositions constitutionnelles. Mal lui en a pris puisque le pays se trouve maintenant confronté, de fait, à un dépassement de la Constitution”, indique Soufiane Djilali estimant, dans la même veine, que “c’est dans ce cadre qu’il faut inscrire le discours du 28 Mai du Général Gaïd Salah”.

Pour lui, “il n’y a maintenant plus que deux voies possibles : soit la prise de pouvoir directe par l’armée envers et contre tous, soit l’ouverture d’un dialogue avec la classe politique pour organiser une transition politique”.

“L’armée, dont le rôle est nécessaire dans l’accompagnement du changement de régime, pose tout de même certaines balises : la période « hors Constitution » doit être courte, et devra aboutir à des élections présidentielles. Ensuite, c’est au Président légitimement élu qui aura à engager les grandes réformes institutionnelles”, poursuit-il.

L’opposition se trouve, selon lui, “dans une position délicate”. “Prise en étau entre la radicalité et l’impatience des uns et la puissance d’action du pouvoir, elle doit trouver le juste milieu pour faire aboutir les revendications du Hirak tout en donnant à l’armée les assurances que le pays ne rentrera pas dans une phase de désordre”, préconise-t-il appelant l’opposition à “rester fidèle au Hirak en aidant le régime à s’en aller”.

Le président de Jil Jadid estime qu'”une erreur de positionnement ou une méprise sur les intentions des uns et des autres ou sur les rapports de force, peuvent pousser l’Etat-Major vers des décisions extrêmes qui seront à l’évidence préjudiciables pour tous” ajoutant que “dans les moments de crise profonde, la sagesse doit primer sur les intérêts partisans”.

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