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Politique

Soufiane Djilali : « Amira Bouraoui ne mérite pas cela ! »

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Soufiane Djilali s’est exprimé ce lundi sur la condamnation d’Amira Bouraoui à un an de prison ferme. Pour le président du Jil Jadid sa condamnation laisse prévoir un « durcissement » puisqu’elle va à l’encontre du dialogue et des mesures d’apaisement qu’Abdelmadjid Tebboune a promis de « favoriser ».

Dans un article intitulé « Amira ne mérite pas cela » diffusé sur sa page Facebook, Soufiane Djilali considère que la condamnée « reste une militante engagée, entière et sans fard. Si elle brise souvent le consensus, elle peut aussi oser la rébellion des mots sans mesure ».

« Cependant », poursuit-il, « en aucun cas, elle n’a été nocive ou intrigante contre quiconque et encore moins contre son pays. Au contraire, elle a assumé ses convictions pour une Algérie débarrassée de sa mafia lorsque beaucoup se taisaient et se terraient ».

Par ailleurs, le chef de parti, estime que la condamnation d’Amira Bouraoui, « au-delà de son drame personnel », relève d’autres questions « autrement plus lourdes ».

En effet, pour Soufiane Djilali, l’acharnement du pouvoir contre les « figures du Hirak » ne peut que « renforcer une propagande de harcèlement médiatique des agitateurs professionnels pour empêcher toute stabilisation institutionnelle ».

« La politique d’une reprise en main sécuritaire sans véritable apaisement envers des militants intègres quand bien même ils seraient turbulents, ne peut qu’entraver la mise en place des réformes profondes dont a besoin le pays », a-t-il souligné.

« Alors que le Président de la République s’est engagé à maintes reprises à favoriser le dialogue et à prendre des mesures d’apaisement dans le cadre de ses prérogatives, le cours des affaires semble s’orienter vers un durcissement », admet-il.

Il rappelle, dans ce sens, que l’opinion publique ‘attend et espère toujours le geste promis d’une libération des détenus pour des raisons politiques ».

« Plus que jamais, une politique médiane, de dialogue et de raison doit être priorisée. Le mode de gouvernance devra passer de la méthode du rapport de force à celle du rapport de raison. C’est l’avenir du pays qui est en question », conclut-il.

Pour rappel, l’activiste Amira Bouraoui a été condamnée dimanche par le tribunal de Cheraga à une année de prison ferme avec mandat de dépôt.

Elle est poursuivie pour “incitation à attroupement”, “incitation à briser le confinement sanitaire” ,“publication pouvant porter atteinte à l’unité nationale” et “offense ou dénigrement du dogme ou des préceptes de l’Islam” , “offense au président de la République par une expression outrageante, injurieuse ou diffamatoire”, entre autres chefs d’accusations.

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