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Economie

Sonatrach signe plusieurs contrats d’exportation de gaz vers la France

La compagnie nationale des hydrocarbures, SONATRACH et le groupe énergétique français ENGIE ont conclu des accords moyen-long termes portant sur la vente et l’achat de gaz naturel liquéfié DES et de gaz par gazoduc, a indiqué mardi SONATRACH dans un communiqué.

Bouzid ICHALALENE

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Siège Sonatrach Alger
© DR | Siège de la société Sonatrach à Alger

Ces accords ont été paraphés, pour le côté algérien, par le vice-président chargé de l’activité Commercialisation, Ahmed Mazighi, et pour le côté français, par le directeur Business unit Global Energy Management, Edouard NEVIASKI, en présence du P-dg de SONATRACH, Kamel Eddine Chikhi, et du directeur général adjoint du groupe ENGIE, Pierre CHAREYRE. « A travers ces accords, les deux parties confirment et consolident le partenariat de long terme. SONATRACH livrera des volumes de gaz naturel sous forme de gaz gazeux en entrée du gazoduc Transméditerranéen, ainsi que du gaz naturel liquéfié (GNL) notamment au terminal méthanier de Fos Tonkin, situé en France », a précisé la même source.

« Ces accords permettront de sécuriser un débouché pour le gaz algérien sur son marché naturel, qui est dans le contexte actuel de concurrence accrue entre les différentes sources d’approvisionnement, l’un des marchés les plus valorisants », a ajouté la Compagnie nationale.

Ce contrat intervient quelques jours après la signature de la nouvelle loi sur les hydrocarbures par le parlement, malgré la polémique et le rejet populaire de cette dernière.

Directeur de publication. Passionné par l'enquête et le reportage. Je m'intéresse à tout ce qui se passe autours de moi.

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Pétrole: le baril de Brent à moins de 40 dollars lundi

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Les prix du pétrole baissaient lundi en cours d’échanges européens, toujours pénalisés par une demande incertaine alors que la planète peine à juguler la pandémie de nouveau coronavirus. Dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 39,48 dollars à Londres, en baisse de 0,88% par rapport à la clôture de vendredi.

A New York, le baril américain de WTI pour octobre perdait 0,88% également, à 37,00 dollars.

La semaine dernière, les deux barils ont perdu plus de 6%. Le pétrole avait cependant entamé la séance de lundi en hausse, mais “le futur est en train de devenir plus incertain qu’avant”, a commenté Tamas Varga, analyste pour PVM.

“Les taux d’infection sont à nouveau en hausse, des mesures de confinement localisées introduites dans un nombre croissant de pays entravent la croissance économique et le nombre de chômeurs ne parvient pas à diminuer de manière significative”, a-t-il détaillé.

La France a vu le nombre de cas quotidien de Covid-19 franchir la barre des 10.000 samedi, un seuil record depuis le lancement des tests à grande échelle dans le pays. Et en Autriche, le chancelier a déclaré que le pays était entré dans “la seconde vague”.

De plus, “l’annonce que le blocus des terminaux d’exportation de pétrole libyens pourrait bientôt prendre fin” est une autre mauvaise nouvelle que l’Opep+ devra discuter lors de sa réunion de suivi de l’accord prévue jeudi, a ajouté Jeffrey Halley, analyste pour Oanda.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés, dont la Russie, sont engagés dans des efforts inédits pour limiter leur production et tenter de faire remonter les prix. Avec une réussite en demi-teinte pour l’instant.

Comme le souligne Eugen Weinberg, analyste pour Commerzbank, le cartel, qui fête ses 60 ans ce lundi, a gagné des membres au fil du temps mais a perdu en parts de marché, notamment au profit des Américains.

Et “après des mois de renoncement volontaire à des recettes supplémentaires, les problèmes deviennent de plus en plus visibles compte tenu des difficultés financières et économiques considérables auxquelles sont confrontés les pays participants et compte tenu des perspectives (de demande) incertaines”, a-t-il expliqué en soulignant que certains observateurs pensent que les Emirats arabes unis, pourtant “très disciplinés” jusqu’à maintenant, pourraient relâcher leurs efforts.

La publication lundi du rapport annuel du géant pétrolier BP sur la demande de pétrole dans le monde n’a rien fait non plus pour redynamiser les cours de l’or noir: ce bilan estime que la consommation mondiale pourrait avoir déjà atteint son pic et ne plus cesser de décliner en raison des conséquences de la pandémie et de la transition énergétique.

Pour BP, la demande pour le secteur des transports en particulier est vouée à reculer, en raison de la baisse du nombre de déplacements à court terme à cause de la pandémie et de l’essor des véhicules électriques sur le long terme.

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Zone de libre-échange avec l’UE: l’Algérie demande « oralement » son ajournement

Melissa NAIT ALI

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L’Algérie n’est toujours pas prête pour l’achèvement de la zone de libre-échange, comme le stipule l’accord d’association avec l’Union européenne. Elle veut un nouvel ajournement de cette échéance, après celui négocié avec la commission européenne en 2017.

Selon l’AFP qui a cité le porte-parole de la commission européenne, l’Algérie a demandé oralement le report de la mise en œuvre de la dernière étape de l’accord d’association, à savoir le démantèlement total des tarifs douaniers, dès le 1er septembre 2020.

« Nous avons été informés oralement de la demande algérienne de report de l’achèvement de la zone de libre-échange entre l’UE et l’Algérie », indique le porte-parole de la commission européenne, précisant que cette instance « n’a pas encore reçu de demande formelle ».

Conclu en 2004, l’accord d’association entre Bruxelles et Alger est, rappelons-le, entré en vigueur au 1er septembre 2005. Il a prévu l’ouverture des marchés respectifs au sein d’une zone de libre-échange (ZLE). L’accord prévoyait pour cela une période de transition de douze ans, jusqu’en 2017, afin que l’Algérie élimine progressivement ses droits de douane sur des produits industriels et qu’elle applique une libéralisation sélective de ses produits agricoles.

Cette période a par la suite été prolongée de trois ans, jusqu’au 1er septembre 2020, pour certains produits comme l’acier, les textiles, les produits électroniques et l’automobile.

Mais, selon le porte-parole de la Commission, « les dernières données disponibles confirment que les autorités algériennes n’ont pas démantelé les derniers droits de douane prévus, ce qui aurait dû être fait avant le 1er septembre 2020 ».

«Si cela se confirmait, cela constituerait une violation de l’accord », a-t-il déclaré, indiqué que « toute révision de l’accord (…) devrait faire l’objet d’une décision mutuelle au sein du Conseil d’association UE-Algérie ».

Pour rappel, l’entrée en vigueur de cette ZLE est contestée par les dirigeants politiques, les chefs d’entreprises et des économistes algériens. Les autorités algériennes avait demandé à moult reprises au fil des années de renégocier un accord trop défavorable, selon eux.

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Pétrole: le Brent au plus bas depuis un mois

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Les prix du pétrole sont tombés lundi à des nouveaux plus bas sur un mois pour le Brent et deux mois pour le WTI, fragilisés par les inquiétudes sur la demande et par une baisse du prix du pétrole saoudien.

Lundi matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 42,08 dollars à Londres, en baisse de 1,36% par rapport à la clôture de vendredi. A New York, le baril américain de WTI pour octobre perdait 1,51% à 39,17 dollars.

Peu après l’ouverture, pendant la séance asiatiques, les prix du Brent et du WTI sont respectivement tombés à 41,51 et 38,55 dollars, des niveaux plus vus depuis fin juillet et fin juin.

“Les prix ont plongé après que l’Arabie saoudite a opéré sa plus forte baisse de prix en cinq mois pour sa production à destination de l’Asie et alors que les inquiétudes grandissent sur la reprise de la demande”, a expliqué Fiona Cincotta, analyste.

“L’offre est abondante, la saison du trafic routier (du fait des vacances, ndlr) aux Etats-Unis prend fin, la demande de carburant pour les avions est dans les limbes et la Chine ralentit ses achats”, a-t-elle ajouté pour expliquer la difficulté du pétrole à se reprendre, et ce malgré les efforts de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et de ses alliés pour limiter leur production.

Bjarne Schieldrop, analyste, voit cependant des raisons d’espérer: “nous prédisons que le ratio offre-demande va passer d’un surplus en 2020 à un déficit en 2021, aidé par une demande ravivée, par les coupes de l’Opep+ et par une réponse discrète du pétrole de schiste américain”.

Les producteurs de pétrole non-conventionnel nord-américain ont en effet été particulièrement touchés par l’effondrement des prix en mars et avril, au moment où de nombreux pays ont instauré un confinement plus ou moins drastique.

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