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Politique

Slogans du Hirak : Les étudiants remettent les pendules à l’heure

Meriem Nait Lounis

Publié

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© DR | Sami K 108 mardi du hirak

Une foule regroupant des dizaines d’étudiants et citoyens a encore marché ce mardi dans les rues de la capitale ainsi que dans d’autres villes du pays pour le 4ème mardi consécutif depuis la reprise des marches du mouvement populaire.

À 11 heures, les étudiants se sont rassemblés comme à l’accoutumer, à la place des martyrs. Une dizaine d’entre eux ont improvisé une rencontre avant le début de la manifestation pour discuter des slogans et distribuer les pancartes à brandir à l’occasion de ce 108e mardi de contestation.

Pour propager les mêmes slogans, Abdenour Ait Said, une des figures du Hirak estudiantin, se met à l’avant du cortège et donne le mot d’ordre. « Libérez la justice, libérez la presse, libérez les détenus » scande l’étudiant de l’université de Beb Ezzouar.

Durant leur marche, les protestataires ont témoigné leur solidarité avec les journalistes qui ont été agressés vendredi passé à travers des pancartes sur lesquelles on pouvait voir les photos de plusieurs journalistes qui font, habituellement, la couverture du hirak, ou encore des slogans tels que « Bravo la presse, l’Algérie est fière de vous ».

Comme mardi dernier, les marcheurs ont exprimé leur rejet des dernières décisions du chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, concernant la dissolution du parlement qu’ils considèrent comme « une comédie ». Ils ont lancé des slogans contre les élections législatives qui sont programmées pour le 12 juin prochain. « Il n y aura pas d’élections avec les bandes », insistent-ils, tout en précisant qu’« on ne demande pas l’impossible, vous avez piétiné la constitution, on vous demande d’appliquer la loi ».

Pour exprimer leur rejet, ils ont tenté de se rendre au siège de l’assemblée Populaire Nationale (APN) qui a été dissoute il y’a quelques jours suite à une décision du président de la République. Mais les cordons policiers déployés pour leur couper le chemin ont réussi à empêcher les manifestants d’atteindre leur destination.

La foule s’est, par la suite, dirigée vers la grande poste en passant, notamment, par le boulevard Asslah Houcine et le boulevard Amirouche. La marche a pris fin après le discours de quelques activistes du hirak estudiantin qui ont affirmé que leur mouvement va continuer jusqu’à «l’instauration d’un Etat de droit ». Ils ont notamment appelé au « respect des opinions d’autrui et d’éviter les confrontations inutiles car l’objectif est le système ».

Les marches ont eu lieu dans plusieurs wilayas, mais celle qui a marqué la journée est la manifestation réprimée dans la ville de Béjaia. Ce matin, plusieurs manifestants ont été arrêtés puis relâchés quelques heures plus tard.

Il est important de noter que durant les marches d’aujourd’hui, les slogans habituels du Hirak ont repris le dessus sur d’autres slogans jugés par les manifestants « d’extrémistes » et de « non rassembleurs ».

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