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Situation socioéconomique: le PT accuse le pouvoir de « bradage du secteur public »

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Le Parti des travailleurs accuse le pouvoir en place d’avoir opté pour « le bradage » du secteur public.

« Il est désormais clair, le pouvoir en place a opté pour le bradage du secteur public, y compris des entreprises jusque-là protégées par la Constitution, à l’international par le retour aux privatisations ‘’desertificatrices’’ qui, depuis 1994, ont dévasté des pans entiers de l’économie nationale, confisqué les chances d’un développement économique durable », affirme, ce mercredi 23 février, le PT.

Dans un communiqué rendu public à l’issue de la session hebdomadaire du secrétariat du Bureau politique (SBP), le parti de Louisa Hanoune revient sur la Loi de Finances 2022 qui, selon lui, « a constitué une véritable déclaration de guerre contre l’immense majorité du peuple, contre les conquêtes socioéconomiques, les réalisations de l’indépendance nationale … ».

Trois ans après le soulèvement populaire Hirak, le constat est alarmant aux yeux du PT. En plus des « restrictions épouvantables en matière d’approvisionnement en eau potable (qui) nous renvoient 30 ans en arrière » et de la gestion « catastrophique » de la Covid-19 par le gouvernement, qui « a mis à nu l’incurie totale et l’absence d’anticipation et de prospective », le PT s’alarme que « la misère s’étend et prend à la gorge les salariés, chômeurs et retraités et couches vulnérables ». « Les couches moyennes ont disparu, rejoignant les couches pauvres, laminées par l’effondrement continu du pouvoir d’achat », constate-t-il encore.

« Effondrement » du pouvoir d’achat

Pour le PT, les décisions du chef de l’Etat, portant gel des taxes contenues dans la LF 2022 et l’établissement d’une allocation chomage de 13.000 DA, ne sauraient « ramener l’espoir » devant une réalité faite « flambée des prix des produits de première nécessité ». Surtout, parce que la Loi de Finance contient encore  « de nombreuses dispositions scélérates antisociales et antiéconomiques meurtrières, dont la suppression des transferts sociaux et le retour au bradage du secteur public et nationalisé », explique le parti.

Face à cette situation, le PT préconise des mesures « audacieuses », telles que « la réouverture des offices et des grandes surfaces publiques », « le plafonnement des prix » pour instaurer le monopole de l’Etat sur le commerce. Il appelle au « gel » de toutes les dispositions qui ont déclenché la spirale infernale des prix dans la LF2022 dont « la suppression des transferts sociaux et la privatisation des banques et entreprises publiques ».

Comme il plaide également pour « l’aide de l’Etat aux agriculteurs » et en faveur d’« une augmentation immédiate, effective des salaires et pensions et leur indexation sur le coût de la vie pour relancer la consommation et donc enrayer la récession ».

« Maintien » de l’ordre ancien

Sur le plan politique, le PT a évoqué « l’interdiction » de toute activité politique commémorative du soulèvement du 22 février 2019, et « l’arrestation de dizaines de citoyens ». Un constat qui confirme « la régression sans précédent depuis 1988 sur le terrain des libertés (…) arrachées grâce au sacrifice de 500 jeunes ».

« La criminalisation/judiciarisation de l’action politique est érigée en système », assène le parti de Mme Hanoune qui regrette qu’après 3 ans, « les lois liberticides se multiplient ». Elles traduisent, « une volonté assumée de la part des autorités d’en-camisoler toute la société algérienne, de caporaliser l’activité politique, la presse pour imposer le maintien de l’ordre ancien rejeté par l’immense majorité ».

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