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Société

Sit-in devant le siège de l’UGTA à Alger: Les chauffeurs de taxi en colère

Yasmine Marouf-Araibi

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La coordination des chauffeurs de taxi de la wilaya d’Alger, affiliée à l’UGTA, a organisé ce lundi un sit-in de protestation devant le siège de l’union générale des travailleurs algériens (UGTA) à alger pour protester contre les conditions imposées pour bénéficier de l’allocation financière de 30,000 DA et réclamer la reprise du transport inter-wilayas, entre autres revendications. 

En début octobre, la coordination des chauffeurs de taxi de la wilaya d’Alger a adressé un préavis de grève au ministre des Transports, Lazhar Hani. N’ayant pas obtenu de réponse de la part du ministre, la coordination est passée à l’acte ce lundi promettant une longue série de protestation. 

Les protestataires se sont donné rendez-vous devant le siège de l’union générale des travailleurs algériens à la rue Aissat Idir à Alger où ils ont commencé leur sit-in à 10h. 

En colère, les chauffeurs de taxi ont protesté contre la décision interministérielle du 12 septembre qui les oblige à être à jour dans leurs cotisations avec la CASNOS afin de bénéficier de l’allocation financière de 30,000 DA décidée en juillet dernier par le Président Abdelmadjid Tebboune au profit des petits métiers impactès par la pandémie de coronavirus. “Les aides financières ne sont soumises ni à l’impôt ni aux cotisations de la sécurité sociale”, a protesté la coordination dans son courrier adressé au ministère des Transports. 

De surcroît, cette condition privera près de 95% des chauffeurs de bénéficier de cette aide financière, estime Nacer Smida, secrétaire général de la coordination de la wilaya d’Alger.

Contacté par Interlignes, celui-ci nous explique que d’autres raisons sont à l’origine de leur colère. Selon lui, la décision de ce sit-in a été motivée par d’autres revendications dont la reprise du trafic routier inter-wilayas en suspension depuis sept mois et le problème des licence de moudjahidine. 

En effet, selon des représentants de la coordination, la majorité des taxieurs exercent désormais sans licence d’exploitation, car, toujours selon les représentants, ils n’ont plus de quoi payer les propriétaires de ces licences. C’est pourquoi, les chauffeurs de taxi réclament des licences administratives remises par le ministère de tutelle.

Ainsi, la coordination des chauffeurs de la wilaya d’Alger “maintient les portes du dialogue ouvertes” mais promet de passer à la vitesse supérieure en cas de non-réponse. 

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