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Politique

Sidi M’hamed: Tadjadit et quatre activistes présentés devant le procureur “en l’absence de leurs avocats”

Yasmine Marouf-Araibi

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Mohamed Tadjadit, Malik Riahi, Tarek Debaghi, Soheib Debaghi, et Noureddine Khimoud ont été présentés ce jeudi devant le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed en l’absence de leur défense.

“Le collectif de la défense attend depuis 9h00, date à laquelle débutent les présentations.
A 11h30 , nous avons appris qu’ils ont été présentés à 8h30 sans la présence des avocats”
, a indiqué l’avocate Alili Yamina sur Facebook, ajoutant que la défense est “prête à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à toute manipulation du dossier”.

D’après l’avocate Nassima Rezazgui, le dossier des cinq manifestants a été transféré au juge d’instruction et la défense n’est toujours pas au courant des accusations qui leur ont été collées.

Pour rappel, les cinq manifestants ont été arrêtés dimanche dernier et placés en garde à vue après la diffusion de la video du mineur Said Chetouane qui a dit avoir été victime d'”attouchements sexuels” par les éléments de la sûreté d’Alger.

La diffusion de cette vidéo a ébranlé l’opinion publique, poussant la sûreté de la wilaya d’Alger à ouvrir une enquête le dimanche 4 avril. Les résultats de cette dernière ont été communiqués dès le lendemain, lundi, par le procureur général près la Cour d’Alger qui a nié les allégations du jeune mineur.

De son coté, le bâtonnier d’Alger, Abdelmadjid Sellini, a estimé, mercredi, que le jeune mineur a été “victime d’une manipulation” par “des parties étrangères qui visent à déstabiliser le pays”. Ces déclarations ont été massivement dénoncées par les avocats et les défenseurs des droits de l’Homme qui les ont considérées comme une “violation aux droits d’un procès équitable”.

“Voici une manière d’enfoncer les prévenus Tadjadit et ses compagnons avant les conclusions de l’enquête et d’un procès, sans aucun respect des normes d’un procès équitable dont la présomption d’innocence”
, a écrit Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), sur Facebook.




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