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Sénatoriales : bagarre et argent sale au FLN

Les primaires organisées par le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, pour désigner les candidats du parti aux prochaines sénatoriales virent au cauchemar. A peine lancée, l’opération est émaillée par de graves incidents.

Melissa NAIT ALI

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En effet, des scènes de violences ont marqué le « scrutin interne au FLN ». Dans plusieurs wilayas, des élus et des cadres se sont livrés à des coups de poings et des échanges violents. Lancés durant le week-end dernier, l’opération de désignation des candidats du parti enregistre les premières violences.

Dans plusieurs wilayas, comme on le constate sur des vidéos postées sur les réseaux sociaux, le vote donne suite à des batailles rangées entre les militants et les élus. Tout a commencé, samedi dernier, dans la wilaya de M’Sila. Organisée dans un hôtel, la réunion destinée à l’élection du candidat de ce parti aux sénatoriales s’est terminée en queue de poisson. Les élus devant passer aux urnes pour départager les candidats ont fini par se bagarrer à coup de chaises et autres projectiles.

Les listes de candidats contestées

Contestants les listes de candidats choisis, les mécontents ont procédé à l’interruption du vote. Ce qui a donné suite à des scènes de violence. Et la rencontre a dû être annulée et les organisateurs ont pris la fuite de craintes d’être pris à partie par les mécontents.

Le même scénario s’est reproduit dans plusieurs wilayas, notamment à l’Est du pays. A Annaba, El Tarf et dans d’autres localités où sont organisées des élections, on signale aussi des escarmouches entre élus qui n’ont pas hésité à recourir à la violence pour dénoncer « les magouilles » des organisateurs et de certains candidats.

A Annaba, c’est l’émissaire de Djamel Ould Abbas et membre du bureau politique du FLN, Adam Kobi, qui a été pris à partie. Ayant tenté de superviser l’élection du candidat du parti dans cette wilaya, sur une liste de 17 prétendants, le représentant du patron de l’ex-parti unique a eu droit à une véritable volée de bois vert.

Les contestataires lui ont fait entendre des vertes et pas mûres. Ils ont surtout contesté la manière avec laquelle la liste des candidats a été établie. Ayant promis de lutter contre la Chkara et la corruption politique, Djamel Ould Abbès a également échoué aussi dans ce domaine. Et pour cause, l’achat des voix et l’utilisation de la Chkara sont au rendez-vous. Comme durant les années précédentes, les candidats FLN au Sénat mettent les « gros sous ».

 

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Boudjemaa Talaï devant la Cour suprême ce lundi

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L’ancien ministre des transports et des travaux publics, Boudjemaa Talaï, comparait ce lundi, devant le juge enquêteur près la Cour suprême pour être entendu sur des affaires liées à la corruption.

 

Boudjmaa Talaï qui est cité dans des affaires de malversation enregistrées dans le secteur des travaux publics, doit répondre aux chefs d’accusation d’octroi d’indus avantages dans les marchés et contrats publics, de dilapidation de deniers publics, d’abus de fonction et conflit d’intérêt et corruption dans l’octroi des marchés publics.

Pour rappel,  le ministère de la Justice avait demandé, en juin dernier, la levée de son immunité parlementaire.

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Béjaïa : Les citoyens empêchent une conférence soupçonnée d’être en faveur de l’Instance de dialogue

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Le Panel de Karim Younes continue à s’attirer les foudres des citoyens. Après avoir subi le rejet populaire à Oran, Chlef et Boumerdes, voila qu’il vient d’être une nouvelle fois récusé par les habitants de Béjaia.

 

Ce mardi matin, de nombreux citoyens se sont rassemblés devant la bibliothèque principale de la lecture publique de la wilaya pour empêcher la tenue d’une conférence organisée par l’Association pour la renaissance de la medersa El Kheldounia de Bejaia, sur la crise politique que connait le pays depuis plus de six mois.

Selon la page Facebook Bejaia sois l’observateur, les manifestants soupçonnent ces conférences d’être en faveur de l’Instance de dialogue de Karim Younes surtout que celles-ci devaient être animées par Salah Derradji, ex-sénateur FLN, Mustapha Mekideche, vice-président du CNES et Walid Laggoune, professeur en droit institutionnel.

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28e mardi. Les étudiants répondent à Gaid Salah: “Il n’y aura pas de vote avec la bande au pouvoir”

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Les indomptables parmi la communauté ont réinvesti les rues d’Alger pour le 28e mardi contre le pouvoir en place. Les étudiants, dont la mobilisation reprend de plus belle, n’entendent pas céder notamment avec le dernier discours du chef d’état-major qui a suggéré lundi la convocation du corps électoral le 15 septembre.

 

Leur voix vibrent une nouvelle fois, ce mardi 3 septembre, pour réitérer leurs revendications et dénoncer l’entêtement du pouvoir à imposer sa feuille de route quand bien même récusée par les manifestants. Aujourd’hui, les étudiants promettent une mobilisation de force aussi longtemps que leur voix peine à trouver oreille attentive.

Comme les mardis derniers,  les jeunes hirakistes décident encore une fois d’investir la rue pour porter à bras-le-corps les revendication populaires, qui sont aussi les leurs et auxquelles le chef de corps d’armée vient d’opposer “une fin de non-recevoir”. “Dawla madania, machi askaria”, “Les généraux à la poubelle, et l’Algérie accèdera à l’indépendance !”, a-t-on scandé en guise de réponse à Gaïd Salah qui, pour démontrer sa volonté à imposer sa feuille de route allant à contre sens des aspirations des Algériens, souhaite la convocation le corps électoral le 15 du mois en cours. Mais les étudiants, appuyés par la participation des têtes grisonnantes, ont donné leur réponse “makanch intikhabat m3a l’issabat” (pas d’élections avec la bande),  “les généraux lazam ytirou”, crient à gorges-déployées les manifestants.

Force est de souligner que la plupart des manifestants sont des non-étudiants qui ont décidé de participer à la marche pour réaffirmer leur soutien à la contestation estudiantine, considérée comme le fer de lance du hirak. “Nous les soutenons (étudiants) chaque mardi pour donner force à leur mouvement. Ce sont nos enfants, nous restons toujours à leur côtés. Il s’agit de leur avenir et l’avenir de notre maison commune, l’Algérie. Les Algériens doivent rester mobilisés, la bande au pouvoir est très difficile à manier et a montré son mépris aux aspirations populaire. Maintenant c’est eux ou nous. Mais nous aurons, si dieu le veut, notre indépendance”, témoigne un sexagénaire les yeux embués par la confiance et la colère.

Cependant, les manifestants doivent également faire face à la machine répressive que le pouvoir ne semble pas vouloir l’arrêter afin de fragiliser le hirak et étouffer les voix discordantes. Ce mardi, des policiers en civil déployés en force dans les rues d’Alger, ont arraché des pancartes aux manifestants à la place des martyrs. Imperturbables, les hirakistes ne cédent pas à la provocation et poursuivent pacifiquement leur mouvement, selon des témoins sur place.

Aujourd’hui, les étudiants ont répondu clairement aux tenants du pouvoir. “Il n y’aura pas de vote tant que les symboles du régime en l’occurence, Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui sont toujours au sommet de l’Etat”. “Nous allons poursuivre les marches et nous jurons que nul ne peut nous arrêter”, scandent les voix vibrantes et harmonieuses à Alger et dans les autres villes du pays.

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