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Politique

Sécurité routière : le ministère de l’intérieur dévoile son nouveau dispositif

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Le ministère de l’intérieur, des collectivités locales et de l’aménagement du territoire, a annoncé ce dimanche, le 9 février la mise en place d’un nouveau dispositif de gestion de sécurité qui vise à combattre “le terrorisme routier” accompagné de plusieurs de dispositions à la fois “préventives et répressives”, indique le communiqué de l’institution.

Cette démarche a pour objectifs de «mettre en avant une action corrective contenant des mesures avec effets immédiats, d’autres inscrites dans la durée afin de cerner davantage les facteurs qui sont à l’origine des accidents routiers et d’en réduire d’autres dans le cadre d’une approche d’intervention multisectorielle», précise la même source.  

Le dispositif intervient en application des orientations données par le président de la République lors du Conseil des ministres du dimanche 2 février dernier. Ce nouveau dispositif se décline en quatre plans, juridique et administratif, infrastructures routières, inspections routière et enfin la sensibilisation et l’information des usagers de la routes.

Sur le plan juridique et administratif

  • La criminalisation de tous les comportements irresponsables et imprudents sur les routes et notamment ceux qui touchent les transports collectifs et scolaires.
  • Le retrait, à titre conservatoire, des documents d’exploitation des transporteurs à l’origine des accidents routiers.
  • La mise en place au niveau de chaque wilaya d’un fichier recensant l’ensemble des conducteurs de transport de personnes et de marchandises pour des fins d’identification et du suivi des auteurs d’accidents.
  • Le recensement de tous les points noirs et sensibles dans lesquels la fréquence des accidents est importante.
  • La réactualisation des modes de recrutement des conducteurs en optant pour l’expérience et la bonne santé psychique.
  • L’actualisation de l’arsenal juridico-institutionnel qui régit la sécurité routière à travers un durcissement des mesures coercitives.
  • La mise en place d’un projet de prévention routière.

Sur le plan de l’infrastructure routière

  • Le réaménagement des routes expresses et l’accélération des travaux de réhabilitation routière dans les zones vulnérables.
  • La mise en place des dispositifs technologiques de contrôle sur les routes.
  • La généralisation de l’éclairage public et des radars sur les routes.

Sur le plan de l’inspection routière

  • Le maintien des opérations de contrôle et d’inspection de l’ensemble des signalisations routières.
  • Le renforcement des brigades mixtes et des inspections inopinées sur l’ensemble du réseau routier.
  • L’intensification des moyens modernes liés au contrôle technique des véhicules.
  • Le recours obligatoire à un deuxième conducteur sur les lignes de longue distance pour s’assurer de la bonne aptitude physique et mentale des conducteurs.

Sur le plan éducatif et informationnel

  • L’intensification des campagnes de sensibilisation.
  • La tenue régulière des caravanes de sensibilisation à l’échelle nationale.
  • Le renfoncement des actions préventives de proximité au profit des usagers de la route.
  • L’accompagnement des usagers de la route à travers une sensibilisation avancée autour des risques routiers.
  • La médiatisation massive des actions de sensibilisation et de prévention au profit des usagers de la route.
  • La mobilisation du mouvement associatif dans le cadre de la diversification des actions préventives et anticipées en matière de sécurité routière.
  • Le recours à des actions d’assistance et de soutien au profit des personnes et des familles victimes d’accidents.
  • La signature des accords de partenariat entre la Délégation nationale à la sécurité routière, Sonatrach et Renault pour encourager les actions de prévention routière.
  • La diffusion des supports pédagogiques et éducatifs à l’adresse des écoliers et des usagers de la route.

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