Secteur des hydrocarbures: la croissance chute de plus de 8%

La croissance du secteur algérien des hydrocarbures a dévissé de 8,2% au cours du second trimestre de l’année en cours, indique le dernier bulletin de l’Office national des statistiques (ONS), diffusé ce samedi via l’agence APS.

Le même organe, faut-il rappeler, avait dévoilé, au début de la semaine dernière, un bilan globalement défavorable sur l’activité du secteur énergétique, faisant ressortir notamment une décroissance de l’ordre 3,6% de la production du secteur des hydrocarbures au terme des six premiers mois de l’exercice 2018, comparativement à la même période de l’année écoulée. Deux activités ont été principalement à l’origine de cette baisse globale, à savoir la production du pétrole brut et gaz naturel qui a régressé de 3,7% et l’activité de liquéfaction du gaz naturel qui a connu, elle, un net recul, évalué à près de 10% sur les deux périodes de comparaison.

Un taux global de 0,7%

Si la tendance est ainsi à la morosité dans le secteur énergétique, l’Office des statistiques évalue en revanche à 0,7% la croissance globale du Produit intérieur brut (PIB) de l`Algérie au cours du second trimestre de 2018,  en comparaison au même trimestre de l’année précédente.

Performances dans l’agriculture

Ainsi, en hors hydrocarbures, la croissance du PIB est estimée à  2,8%  au cours du second trimestre de l’année, grâce notamment au secteur agricole, qui affiche, selon l’ONS, une performance soutenue de 8,9% durant le 2ème trimestre de 2018, contre 0,7% une année plus tôt.  D’autres segments économiques ont également contribué à soutenir la croissance en hors hydrocarbures, dont particulièrement le secteur du Bâtiment, travaux publics et hydraulique (BTPH y compris les services et travaux publics pétroliers) qui a enregistré un résultat appréciable de l’ordre de 3%. Ont par ailleurs connu, précise l’ONS,  une croissance positive durant le trimestre considéré, les secteurs de l’industrie avec un taux de 2,1%, des services marchands à 2,6% et les services non marchands à 1,7%.

Valeur courante

A souligner enfin qu’en valeur courante, l’Office national des statistiques calcule la croissance du PIB au second trimestre de 2018 à un niveau important de 9,3%, en tenant compte d’une hausse du niveau général des prix à 8,6% sur la période en question, contre 3,5% pour la même période de l’année précédente. Cette hausse du déflateur du PIB, note en définitive la même source, s’explique essentiellement par la hausse des prix des hydrocarbures.