Salim Yezza : Un collectif d’acteurs de la cause amazighe appelle à son acquittement

Un groupe de militants de  la cause amazighe, dont des écrivains et des journalistes ont appelé, ce mercredi 8 août, à «l’acquittement pur et simple » du militant amazigh, Salim Yezza. Dans un communiqué rendu public, ce collectif s’élève contre cette « condamnation injuste ».

Par Adel Boucherguine

Un groupe de militants de  la cause amazighe, dont des écrivains et des journalistes ont appelé, ce mercredi 8 août, à «l’acquittement pur et simple » du militant amazigh, Salim Yezza. Dans un communiqué rendu public, ce collectif s’élève contre cette « condamnation injuste ».

Les signataires, lit-on dans le communiqué, lancent «un appel à la classe politique algérienne et à l’opinion nationale pour soutenir nos démarches visant l’acquittement pur et simple du citoyen Salim Yezza ».

Le document est signé par une dizaine de personnalités militantes pour l’identité et l’amazighité, dont l’auteur et éditeur Brahim Tazaghart et l’inspecteur de formation Djamel Ikhloufi.

Selon le communiqué, ce jugement est «inédit dans les annales de la justice algérienne et il suscite moult interrogations ». Des interrogations qui laissent déduire que « (…) Cette affaire n’est qu’une autre forfaiture du pouvoir et une mise en scène montée de toutes pièces en vue de nuire aux militants activistes du combat identitaire d’un côté et de les utiliser dans des luttes de clans qui ne les concernent nullement d’un autre côté ».

Les signataires relèvent, dans ce sens, que «la condamnation de Salim Yezza est aussi étonnante qu’inique puisqu’il est accusé d’avoir contribué et incité aux troubles de Ghardaïa alors qu’il n’a jamais mis les pieds dans cette ville ».

« Sinon, pourquoi ouvrir le dossier des événements douloureux du M’Zab aujourd’hui, surtout que le calme est revenu dans cette région et que les deux communautés mozabite et châambie ont retrouvé cette entente scellée depuis des siècles ? », interroge-t-on dans le même document.

Accusé sur la base d’un post publié sur Facebook en 2014, lors des événements tragiques qu’a connue la vallée du M’Zab, Salim Yezza, rappelons-le, a été condamné, hier, à une année de prison avec sursis et 100 000 DA d’amende par le tribunal. « C’est une liberté qui un goût d’inachevé ! », a commenté son avocat Koceila Zerguine.

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