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Salaires, subventions, sécurité alimentaire et questions internationales: ce qu’a dit Abdelmadjid Tebboune

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Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune a accordé un entretien à deux représentants de médias nationaux, diffusé samedi soir par la télévision publique. Le chef de l’Etat a répondu à différentes questions liées à l’actualité interne, régionale et mondiales. De la vie des algériens passant par le pouvoir d’achat, les salaires des travailleurs de la Fonction publique, à la sécurité alimentaire, à l’investissement, jusqu’aux relations de l’Algérie et son rôle dans un contexte international des plus instables, Tebboune s’est a tout dit.

Le président de la République, a assuré lors de cet entretien que l’Etat avait pris une série de mesures pour améliorer le niveau de vie du citoyen et protéger son pouvoir d’achat. «Nous œuvrons, dans la mesure du possible et de manière progressive, à augmenter le pouvoir d’achat du citoyen», a-t-il déclaré, rappelant les mesures déjà prises, notamment l’augmentation du point indiciaire et des pensions de retraite, ainsi que la réduction de l’impôt sur les salaires des fonctionnaires et des non-salariés.

Tebboune a cité en outre l’instauration de l’allocation chômage en Algérie en sus de la carte Chiffa dont a bénéficié la catégorie des chômeurs. Toutes ces mesures ont pour objectif l’augmentation du pouvoir d’achat du citoyen, a fait observer le Président, rassurant au passage la classe ouvrière qu’ «une augmentation des salaires et de l’allocation chômage interviendra d’ici la fin de l’année et entrera en vigueur début janvier 2023».

«Une augmentation des salaires vers la fin de l’année»

Toutefois, cette augmentation coïncidera avec la levée des subventions sur certains produits, dans le cadre de l’application de la loi de Finances 2022. Une commission nationale chargée de la révision des subventions publiques en vue de passer de subventions généralisées vers des subventions orientées aux véritables bénéficiaires, sera d’ailleurs constituée «vers fin  mai», a annoncé le chef de l’Etat, promettant l’association de l’ensemble des parties prenantes.

La commission regroupera des représentants de l’APN, du Sénat, des syndicats, des partis politiques ainsi que toutes les forces vives du pays «qui émettront leurs avis sur cette question de manière organisée», a affirmé le Président Tebboune, non sans rassurer que «le Gouvernement ne prendra aucune décision de manière unilatérale».

Les dépenses budgétaires feront l’objet d’une «révision structurelle», a-t-il dit, précisant que «les subventions au profit des classes vulnérables et moyennes étaient irréversibles, en ce sens qu’elles représentent l’un des principes de l’Algérie indépendante, consacré dans la déclaration du 1er novembre». «Il s’agit seulement d’orienter les subventions au profit des véritables bénéficiaires».

Orienter les subventions

Sur le plan économique, le président de la République a mis en avant l’importance d’augmenter la production nationale des produits agricoles, notamment les céréales, en vue de réaliser la sécurité alimentaire. «La solution radicale face à l’envolée des cours des produits alimentaires et à leur pénurie sur les marchés internationaux est de renforcer la production nationale», a-t-il insisté, rappelant les incitations décidées par l’Etat au profit des producteurs, y compris le financement des projets à hauteur de 90%.

En outre, le chef de l’Etat a mis l’accent sur l’importance d’augmenter le rendement des terres agricoles dédiées à céréaliculture pour passer d’une moyenne de 20 quintaux/hectare actuellement à 40 quintaux/hectare, relevant que la moyenne dans certains grands pays producteurs de céréales pour ne citer que les Etats-Unis s’élevait à 120 quintaux/hectare.

Céréales: augmenter la production

Au plan international, Tebboune a mis en exergue le rôle pivot de l’Algérie dans la région et dans le traitement des questions africaines, à l’instar du Sahel et de la Libye. «La consultation de l’Algérie est devenue nécessaire dans plusieurs dossiers, pour ne citer que le Sahel ou encore la Libye», a-t-il précisé. Il a réitéré la position de l’Algérie vis-à-vis des questions palestinienne et sahraouie, «considérées comme étant des questions de décolonisation».

Interrogé sur la demande formulée par les Libyens pour organiser une conférence internationale en Algérie, il a précisé que l’Algérie, qui œuvre à l’unification des rangs, ne s’engagera pas dans une initiative susceptible de créer la division entre les pays arabes.

«La consultation de l’Algérie est devenue nécessaire»

L’Algérie qui «n’a répondu ni positivement ni négativement», suivait la situation dans ce pays, «car nous ne voulons pas nous engager dans une conférence et échouer. Nous attendons des indicateurs de succès et non pas des indicateurs de division entre les pays arabes», a fait savoir Tebboune.

Sur les relations avec la Russie, le chef de l’Etat a souligné que l’Algérie est «une puissance avérée au sein du Mouvement des non-alignés et ne s’engagera pas dans des questions qui ne la concernent pas», toutefois «cela ne nous empêche pas d’être amis avec la Russie comme nous sommes amis avec les Etats-Unis, d’une autre manière, en sus de nos relations solides avec la Chine».

Concernant le partenariat avec l’Italie, le Président Tebboune a rappelé la position de ce pays qui était le seul à soutenir l’Algérie pendant la décennie noire, relevant que l’Italie s’était tenue aux côtés de l’Algérie en ouvrant des lignes de crédit en milliards de dollars, tout en maintenant les vols d’Alitalia vers le pays, «au moment où aucun avion n’atterrissait en Algérie à la demande d’un pays européen».

Avec APS

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