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Said Sadi: “renoncer à la transition, c’est trahir le peuple”

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L’ancien président et fondateur du RCD, Saïd Sadi livre son analyse de la situation nationale à la veille du scrutin présidentiel d’avril 2019. Attendu par certains observateurs comme un candidat à cette joute, l’homme met fin à toute les supputation.

L’ancien président du RCD, Said Sadi est revenu sur les derniers développements de la situation politique que connait le pays ces derniers jours et critique, dans cette veine, la nouvelle démarche visant à engager un dialogue national inclusif sur l’organisation de la présidentielle “dans les plus brefs délais”.

 

Après un voyage au Canada, où il a animé plusieurs conférences-débats sur la situation politique en Algérie, l’ancien président du RCD Saïd Sadi commente les conditions de la libération des détenus du hirak par l’acception du nouveau processus du dialogue initialement proposé par les tenants du pouvoir. «Je me trouvais au Canada, quand j’ai appris cette hallucinante information. Pour libérer des Algériens injustement arrêtés, le pouvoir, désormais aussi illégal qu’illégitime, exige que la rue accepte sa feuille de route, c’est-à-dire de renoncer à la transition, autant dire la trahison du peuple”, souligne-t-il d’emblée dans une publication postée sur sa page Facebook.

Pour l’ancien président du RCD, rien ne semble faire bouger les dirigeants du pays, “hormis la volonté du peuple”. “Ce qui pose problème, ce sont ces personnes, ex-FLN ou assimilés, revenants ou réactivés, qui ne désespèrent pas de relancer le régime par l’organisation d’une présidentielle qui, dans les dispositions constitutionnelles actuelles, installera un dictateur au sommet de l’Etat», soutient-il en se demandant “combien de Lamamra faudra-t-il encore consommer pour faire comprendre aux nostalgiques d’un système anachronique que la rupture est inévitable ?”.

 L’ancien président du RCD n’a pas manqué de mettre sur la sellette le panel dirigé par l’ancien président de l’APN, Karim Younès, estimant que «la réponse du peuple a été invariable et cinglante ce vendredi». «L’entendront-ils ?», s’interroge à nouveau Saïd Sadi qui défend à toute force l’option de la transition. “Si eux sont amenés à renoncer, d’autres clients ne seront-ils pas convoqués par leurs tuteurs – avant d’être, eux aussi, congédiés par les citoyens – pour tenter une autre opération de mystification ?”, se demande-t-il encore.

Maintenant sa position pour une transition démocratique réclamée par les Algériens depuis le début des manifestations  le 22 février, Saïd Sadi estime que cette transition permettra l’affermissement des “préalables démocratiques, ignorés par la Constituante de 1963″.

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