Said Sadi: Les décisions de l’état-major sont « toutes orientées vers la restauration de l’ordre ancien »

L’ancien président et fondateur du RCD, Saïd Sadi livre son analyse de la situation nationale à la veille du scrutin présidentiel d’avril 2019. Attendu par certains observateurs comme un candidat à cette joute, l’homme met fin à toute les supputation.

Crédit photo: DR | Said Sadi , ancien président u Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD)

Said Sadi charge une nouvelle fois, ce mercredi, le chef de corps d’armée Ahmed Gaid Salah. Pour l’ancien président du RCD, l’état-major n’affiche aucune volonté de dialoguer.

 

Said Sadi estime que « depuis maintenant deux semaines, l’état-major ne communique plus, il agit ». « Et vite. Ses décisions, dont certaines ne s’encombrent même pas de légalité, sont toutes orientées vers une restauration de l’ordre ancien », indique-t-il dans une nouvelle contribution publiée sur sa page Facebook.

« Un scrutin présidentiel insensé est confié au préposé aux fraudes électorales. Les emprisonnements se suivent selon le fait du prince », avance Said Sadi qui n’a pas manqué pourfendre les médias publics lourds qui, selon lui, « avaient saisi l’opportunité de la Révolution pour tenter une oxygénation éditoriale et une émancipation éthique sont brutalement mis au pas », écrit-t-il

S’agissant de la position des magistrats par rapport à l’encadrement de l’élection présidentielle, l’ancien président du RCD, estime que « refusant d’encadrer le vote, les magistrats qui avaient exprimé leur solidarité avec le peuple se ravisent ».

« Dans leur dernier communiqué leur demande d’une justice libre cache mal un rétropédalage qui annonce leur adhésion à « la solution constitutionnelle» Les nominations succèdent aux limogeages dans les centres névralgiques de l’Etat… », écrit-t-il.

« On le voit, nous ne sommes pas devant des protagonistes qui cherchent à trouver une solution à une impasse vécue et constatée de concert », ajoute-il.

« Dos à dos, les deux acteurs voient la scène algérienne sous deux angles différents, ils la comprennent selon des codes divergents et la projettent vers des destins opposés. Regardant vers le passé et usant d’une regrettable brutalité, l’état-major veut son élection présidentielle avec les mêmes procédés et pour les mêmes buts que ceux qui ont provoqué l’insurrection du peuple », développe Said Sadi.

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