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Said Sadi fustige «l’homme du système», Gaid Salah, et lui demande de partir

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L’ancien président et fondateur du RCD, Saïd Sadi livre son analyse de la situation nationale à la veille du scrutin présidentiel d’avril 2019. Attendu par certains observateurs comme un candidat à cette joute, l’homme met fin à toute les supputation.

l’ancien président du RCD, Said Sadi a adressé, ce jeudi 11 avril, un lettre ouverte au chef d’état-major de l’armée nationale, Ahmed Gaid Salah dans laquelle il l’appelle à partir “pour laisser la place au nouvelles générations”.

 

En ces moments décisifs pour la patrie, chaque Algérien est mis face à ses responsabilités. Vous tout particulièrement. Il est temps de partir. Parce que vous êtes âgé, parce que le système que vous avez soutenu a échoué et, surtout, parce qu’il est condamné par l’exceptionnelle mobilisation citoyenne qui fait renaître la nation depuis le 22 février.

Continuer de proclamer que l’armée est en phase avec le peuple qui exige un nouvel Etat à la mesure de ses espérances, de ses droits et de sa démographie renouvelée peut être louable. Mais faire le contraire de ce qui est martelé depuis maintenant un mois et demi ne peut pas convaincre grand monde ni, d’ailleurs, arrêter la dynamique qui a rendu à nos concitoyens civisme et espoir.

Depuis le début de ce mouvement, votre discours a beaucoup varié. Vous fûtes un partisan du cinquième mandat. Vous avez accusé les manifestants d’être manipulés en vue de déstabiliser leur pays pour, enfin, admettre, formellement, que le peuple avait raison, quitte à donner une interprétation opposée à ses revendications. Tout en alternant menaces et promesses à l’encontre de nos compatriotes, vous avez assuré, hier à partir d’Oran, que des dossiers de corruption seront traités sans complaisance. Vous avez également décrété que la solution à la demande de changement radical est dans le parlement, instrument d’une gestion anachronique qui a pillé l’Algérie et décrédibilisé l’Etat.

Pour imposer ces décisions qui, d’ailleurs, ne relèvent pas de vos compétences – vous êtes vice-ministre de la défense – vos laudateurs, qui se retourneront contre vous sitôt que d’autres vents souffleront, expliquent qu’il faut éviter l’effondrement de l’Etat. L’Etat algérien a tenu dans des périodes critiques où le pouvoir politique a démissionné ou, plus grave, s’est laissé tenté par des alliances douteuses voire des compromissions périlleuses pour l’Etat national. C’est le dévouement de centaines de milliers d’agents de l’Etat, du plus haut niveau à l’échelon le plus modeste – restés sous le harnais dans les tempêtes provoquées par l’incurie des dirigeants – qui ont préservé la cohésion et la stabilité de l’administration nationale.

Je n’insisterai pas sur le respect de la constitution convoquée selon les circonstances. D’autres avant moi ont, à juste titre, rappelé, comment et combien de fois la loi fondamentale a été charcutée ou carrément violée. Il n’est, en conséquence, pas judicieux de se référer à cet artifice pour justifier l’injustifiable qui se prépare et dont les premiers signes sont des plus préoccupants.

Continuer d’ignorer le sens profond d’un mouvement déjà inscrit dans l’Histoire du monde, et ceci quelle que soit son issue immédiate, c’est prendre le risque personnel de rester comme l’un des sombres repères de notre mémoire et, plus grave, d’entraîner l’armée dans une aventure où elle connaîtra la pire des épreuves : affronter ses
concitoyens. En outre, l’ancien maquisard que vous êtes sait que nul n’a gagné contre un peuple qui se lève.

Général Ahmed Gaïd Salah,
L’Algérie asservie, étouffée, humiliée et pillée revient de loin. Elle a su retrouver vigueur, honneur et dignité à travers un mouvement miraculeux inspiré et animé essentiellement par une jeunesse à laquelle, pourtant, on n’avait laissé aucune chance.

Tout appelle à votre retrait. Le poids des ans comme l’époque que nous vivons invitent à la sagesse, au courage et à la lucidité.

Il est temps de laisser la place aux nouvelles générations. L’époque des dictats militaristes est révolue. Ce serait une faute de jugement grave de ne pas comprendre qu’aujourd’hui, en Algérie aussi, le cri d’un citoyen est plus audible que le bruit d’un canon.

Général Ahmed Gaïd Salah,
La question n’est pas de savoir si vous devez partir mais comment et quand cela va advenir.

Ce n’est pas en recourant aux règlements de comptes que l’on va redonner confiance aux citoyens et crédibilité aux institutions; surtout quand les investigations ciblent certains acteurs et épargnent d’autres. La justice à la carte est l’une des facettes les plus insupportables de l’injustice. Il faudra bien sûr récupérer le maximum de ce qui a été
détourné dans le cadre d’un Etat de droit qui reste à construire. Pour l’heure, prendre de vraies mesures conservatoires suffit à enrayer les fuites de capitaux. Les préjudices sont, nous le savons tous, immenses. Mais l’Algérie est d’abord riche de ses fabuleux enfants. Ce qui se passe actuellement en Algérie est un événement planétaire. Vous devez voir que des horizons inédits, par ailleurs inéluctables, se dessinent pour le pays.

Comme toute entreprise humaine, surtout quand elle s’est accomplie dans un système opaque et violent, votre parcours a connu des fortunes diverses. Vous avez une occasion unique de clore votre carrière par une décision patriotique qui pourrait transcender ou, du moins, relativiser ses points de faiblesses: faire rentrer l’armée dans les casernes et laisser l’Algérien inventer le grand destin que le militarisme lui a interdit depuis le premier jour de son indépendance.

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Boudjemaa Talaï devant la Cour suprême ce lundi

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L’ancien ministre des transports et des travaux publics, Boudjemaa Talaï, comparait ce lundi, devant le juge enquêteur près la Cour suprême pour être entendu sur des affaires liées à la corruption.

 

Boudjmaa Talaï qui est cité dans des affaires de malversation enregistrées dans le secteur des travaux publics, doit répondre aux chefs d’accusation d’octroi d’indus avantages dans les marchés et contrats publics, de dilapidation de deniers publics, d’abus de fonction et conflit d’intérêt et corruption dans l’octroi des marchés publics.

Pour rappel,  le ministère de la Justice avait demandé, en juin dernier, la levée de son immunité parlementaire.

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Béjaïa : Les citoyens empêchent une conférence soupçonnée d’être en faveur de l’Instance de dialogue

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Le Panel de Karim Younes continue à s’attirer les foudres des citoyens. Après avoir subi le rejet populaire à Oran, Chlef et Boumerdes, voila qu’il vient d’être une nouvelle fois récusé par les habitants de Béjaia.

 

Ce mardi matin, de nombreux citoyens se sont rassemblés devant la bibliothèque principale de la lecture publique de la wilaya pour empêcher la tenue d’une conférence organisée par l’Association pour la renaissance de la medersa El Kheldounia de Bejaia, sur la crise politique que connait le pays depuis plus de six mois.

Selon la page Facebook Bejaia sois l’observateur, les manifestants soupçonnent ces conférences d’être en faveur de l’Instance de dialogue de Karim Younes surtout que celles-ci devaient être animées par Salah Derradji, ex-sénateur FLN, Mustapha Mekideche, vice-président du CNES et Walid Laggoune, professeur en droit institutionnel.

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28e mardi. Les étudiants répondent à Gaid Salah: “Il n’y aura pas de vote avec la bande au pouvoir”

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Les indomptables parmi la communauté ont réinvesti les rues d’Alger pour le 28e mardi contre le pouvoir en place. Les étudiants, dont la mobilisation reprend de plus belle, n’entendent pas céder notamment avec le dernier discours du chef d’état-major qui a suggéré lundi la convocation du corps électoral le 15 septembre.

 

Leur voix vibrent une nouvelle fois, ce mardi 3 septembre, pour réitérer leurs revendications et dénoncer l’entêtement du pouvoir à imposer sa feuille de route quand bien même récusée par les manifestants. Aujourd’hui, les étudiants promettent une mobilisation de force aussi longtemps que leur voix peine à trouver oreille attentive.

Comme les mardis derniers,  les jeunes hirakistes décident encore une fois d’investir la rue pour porter à bras-le-corps les revendication populaires, qui sont aussi les leurs et auxquelles le chef de corps d’armée vient d’opposer “une fin de non-recevoir”. “Dawla madania, machi askaria”, “Les généraux à la poubelle, et l’Algérie accèdera à l’indépendance !”, a-t-on scandé en guise de réponse à Gaïd Salah qui, pour démontrer sa volonté à imposer sa feuille de route allant à contre sens des aspirations des Algériens, souhaite la convocation le corps électoral le 15 du mois en cours. Mais les étudiants, appuyés par la participation des têtes grisonnantes, ont donné leur réponse “makanch intikhabat m3a l’issabat” (pas d’élections avec la bande),  “les généraux lazam ytirou”, crient à gorges-déployées les manifestants.

Force est de souligner que la plupart des manifestants sont des non-étudiants qui ont décidé de participer à la marche pour réaffirmer leur soutien à la contestation estudiantine, considérée comme le fer de lance du hirak. “Nous les soutenons (étudiants) chaque mardi pour donner force à leur mouvement. Ce sont nos enfants, nous restons toujours à leur côtés. Il s’agit de leur avenir et l’avenir de notre maison commune, l’Algérie. Les Algériens doivent rester mobilisés, la bande au pouvoir est très difficile à manier et a montré son mépris aux aspirations populaire. Maintenant c’est eux ou nous. Mais nous aurons, si dieu le veut, notre indépendance”, témoigne un sexagénaire les yeux embués par la confiance et la colère.

Cependant, les manifestants doivent également faire face à la machine répressive que le pouvoir ne semble pas vouloir l’arrêter afin de fragiliser le hirak et étouffer les voix discordantes. Ce mardi, des policiers en civil déployés en force dans les rues d’Alger, ont arraché des pancartes aux manifestants à la place des martyrs. Imperturbables, les hirakistes ne cédent pas à la provocation et poursuivent pacifiquement leur mouvement, selon des témoins sur place.

Aujourd’hui, les étudiants ont répondu clairement aux tenants du pouvoir. “Il n y’aura pas de vote tant que les symboles du régime en l’occurence, Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui sont toujours au sommet de l’Etat”. “Nous allons poursuivre les marches et nous jurons que nul ne peut nous arrêter”, scandent les voix vibrantes et harmonieuses à Alger et dans les autres villes du pays.

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