Politique

Sahara Occidental: l’Algérie appelle l’ONU à nommer un nouvel émissaire

Published

on

L’Algérie a exhorté, lundi 14 avril, l’Organisation des Nations unies (ONU) à nommer “rapidement” un nouvel émissaire au Sahara Occidental afin de relancer le dialogue entre le Front du Polisario et le Royaume du Maroc.

“La reprise des pourparlers directs et substantiels entre le Royaume du Maroc et le Front Polisario est la voie évidente pour parvenir à une solution juste et durable. Dans cet esprit, nous exhortons le Secrétaire général à nommer rapidement un nouvel envoyé personnel dans l’espoir qu’il contribuera à relancer le dialogue entre les deux parties”, a indiqué l’Ambassadeur d’Algérie aux Nations Unies, Soufiane Mimouni à l’occasion de la session annuelle du Comité spéciale de la décolonisation, dit Comité des 24.

Dans sa déclaration qui a été reprise par l’APS, le diplomate a regretté “l’incapacité de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) à remplir sa mission”.

Pour Soufiane Mimouni, “trop d’initiatives entravées et d’occasions manquées pour obtenir une solution juste et définitive à la question du Sahara occidental”, notamment “le plan de règlement ONU-OUA en 1991, les négociations de Houston en 1997, le plan de paix Baker en 2003, puis la lueur d’espoir de Horst K?hler qui s’est vite éteinte”.

Tous ces obstacles, poursuit le représentant Algérien, ont “conduit à la détérioration de la situation sur le terrain. Le cessez-le-feu s’est effondré, le processus de paix ne voit aucune perspective avec le poste vacant  d’envoyé personnel depuis plus de deux ans”.

“La question du Sahara occidental a toujours été et reste une question de décolonisation”, a assuré le diplomate Algérie, appelant le Comité de la décolonisation, ainsi que de l’Assemblée générale, et surtout du Conseil de sécurité à davantage d’efforts et d’engagements, rapporte la même source.

“L’Algérie, en sa qualité de pays observateur voisin qui place les principes d’autodétermination et de liberté au cœur de sa politique étrangère, continuera à remplir, en toute transparence, ses devoirs envers la population réfugiée à Tindouf et le peuple du Sahara occidental, et continuera de soutenir les efforts du Secrétaire général ainsi que ceux du Comité des 24 pour mener le processus de décolonisation du Sahara occidental à sa conclusion tant attendue”, a conclu le diplomate.

Comments

Édité par EURL INTERLIGNES MEDIA | Copyright © 2019

Quitter la version mobile